Le Canada a battu la Norvège après prolongation dans l’un des matchs les plus dramatiques du Championnat du monde
L’équipe nationale canadienne de hockey sur glace a battu la Norvège 6:5 après prolongation lors d’un match de la phase préliminaire du Championnat du monde masculin de hockey sur glace 2026, disputé le 21 mai à la BCF Arena de Fribourg. La rencontre s’est terminée après seulement 29 secondes de temps supplémentaire, lorsque Mark Scheifele a inscrit son troisième but du match et complété un tour du chapeau. Selon le rapport officiel de la Fédération internationale de hockey sur glace, l’action victorieuse a été lancée par Macklin Celebrini entrant dans le tiers offensif, Evan Bouchard a ensuite trouvé Scheifele au second poteau, et l’attaquant canadien a envoyé le palet au fond du filet pour le score final de 6:5.
Le match a été l’un des plus passionnants de la partie du tournoi disputée jusqu’ici, car il a offert pas moins de onze buts, plusieurs changements d’avantage et un dénouement dans lequel la Norvège était tout près d’une grande surprise. Selon la feuille de match officielle, le Canada menait après la prolongation, mais pendant la rencontre il a dû combler des retards de 0:2, 2:3 et 4:5. La Norvège a montré une efficacité offensive bien supérieure à ce qui était attendu contre l’une des plus fortes sélections de hockey du monde, et selon le rapport de l’IIHF, c’était la première fois que la Norvège marquait cinq buts dans ses confrontations directes avec le Canada.
Pour le Canada, ce résultat signifiait la poursuite d’un parcours parfait dans le groupe B. Après le match, l’IIHF a annoncé que l’équipe nationale canadienne avait pris seule la première place du groupe avec 12 points en quatre sorties. La Norvège, malgré la défaite, a gagné un point parce que le match est allé en prolongation et, après quatre matchs joués, comptait sept points et occupait la quatrième position du groupe. Ce point pouvait avoir de l’importance dans la lutte pour les quarts de finale, puisque les quatre meilleures sélections de chaque groupe se qualifient.
La Norvège a ouvert le match sans respect excessif pour le favori
La Norvège est mieux entrée dans le match et a montré dès le premier tiers qu’elle n’allait pas jouer seulement pour limiter les dégâts. Selon le rapport de l’IIHF, Eskild Bakke Olsen a marqué pour 1:0 à 5 minutes et 18 secondes après avoir reçu de l’espace au centre de la zone offensive et battu le gardien canadien Cam Talbot d’un tir précis. Six minutes plus tard, la Norvège a accru son avantage par Johannes Johannesen, dont le tir depuis la ligne bleue est passé à travers le trafic devant le but et a fini dans le filet.
Le Canada a néanmoins évité un problème plus grand à la fin du premier tiers. Scheifele a réduit l’écart à 2:1 à 13 minutes et 30 secondes grâce à un but depuis une position difficile, après que la Norvège n’a pas réussi à dégager le palet de sa zone. Quatre minutes plus tard, le même joueur a de nouveau été précis, cette fois après une passe de Parker Wotherspoon, égalisant à 2:2 et remettant complètement le Canada dans le match. Bien que le Canada ait eu davantage de possession et plusieurs situations en supériorité numérique, la Norvège est sortie du premier tiers avec la confirmation claire qu’elle pouvait créer des problèmes aux favoris.
Le début du deuxième tiers a apporté une nouvelle réponse norvégienne. Noah Steen a marqué pour 3:2 après une action de Petter Vesterheim, permettant à l’équipe du sélectionneur Petter Thoresen de reprendre encore une fois l’avantage. Le Canada a égalisé au milieu du tiers par Gabriel Vilardi, qui a exploité un rebond après que le gardien norvégien Tobias Normann a arrêté la tentative précédente. Jusqu’à la fin du deuxième acte, les deux équipes ont eu des occasions, et l’occasion norvégienne de Mikkel Eriksen devant le but vide s’est particulièrement distinguée, le rapport officiel de l’IIHF la mentionnant comme l’une des situations les plus dangereuses du match.
Retournements dans le troisième tiers et sauvetage canadien en fin de match
Le troisième tiers a commencé par un retournement canadien. Dylan Cozens a marqué en infériorité numérique dès 31 secondes après la reprise, après avoir intercepté une attaque norvégienne et être parti seul vers le but. Ce but a donné au Canada sa première avance du match, mais il n’a pas brisé la Norvège. Au contraire, l’équipe nationale norvégienne a répondu par deux buts rapides en moins de deux minutes et a de nouveau renversé le score.
Christian Kaasastul a égalisé à 4:4 d’un tir de loin à 8 minutes et 9 secondes du troisième tiers, et Tinus Luc Koblar a marqué pour 5:4 à 9 minutes et 57 secondes. Selon le média norvégien VG, ce moment a provoqué une grande célébration sur le banc norvégien, car la sélection était arrivée au seuil d’une victoire contre le Canada. La Norvège a défendu son avantage dans les dernières minutes, mais n’a pas réussi à tenir jusqu’à la fin du temps réglementaire.
Ryan O’Reilly a égalisé à 5:5 une minute et 39 secondes avant la fin du troisième tiers, après avoir dévié un tir de Macklin Celebrini. Ce but a envoyé le match en prolongation et changé la dynamique psychologique de la fin. Le Canada a réglé le temps supplémentaire presque immédiatement : Scheifele a inscrit le but victorieux à la 29e seconde de la prolongation, permettant au Canada d’éviter une défaite qui aurait été l’une des plus grandes surprises du tournoi.
Scheifele a mené le Canada, Bouchard et Celebrini décisifs dans la création
Mark Scheifele a été la figure centrale de la victoire canadienne. Avec trois buts, dont celui décisif en prolongation, il a assumé le rôle offensif principal dans un match où le Canada n’a pas eu sa stabilité défensive habituelle. Selon le texte officiel de l’IIHF, Scheifele a souligné après la rencontre que le match avait été « fou », mais aussi que l’équipe avait montré de la résilience. Il a particulièrement salué son jeu avec Macklin Celebrini, soulignant qu’avec un tel coéquipier, un attaquant doit constamment se rendre disponible parce que le palet arrivera au bon moment.
Evan Bouchard a également apporté une contribution importante, lui qui, selon une publication des Edmonton Oilers, a inscrit trois aides, dont la passe dans l’action du but victorieux. Celebrini a lui aussi été parmi les joueurs les plus importants du Canada, car il a participé aux actions de l’égalisation en fin de troisième tiers et de la victoire en prolongation. Dans l’attaque canadienne, les combinaisons ont changé pendant le match, et l’IIHF indique que Sidney Crosby et Celebrini ont joué avec Porter Martone dans les deux premiers tiers, puis avec Scheifele pendant la majeure partie du troisième tiers, et en fin de match aussi avec O’Reilly.
Pour la Norvège, les buts ont été marqués par Eskild Bakke Olsen, Johannes Johannesen, Noah Steen, Christian Kaasastul et Tinus Luc Koblar. Cinq buteurs différents montrent l’étendue de la contribution offensive norvégienne dans un match où les Scandinaves ont trouvé plusieurs fois le chemin à travers la défense canadienne. Le capitaine de la Norvège Andreas Martinsen a déclaré à l’IIHF que gagner un point contre le Canada, compte tenu de la qualité de l’adversaire et d’un effectif rempli de joueurs de haut niveau, était « énorme » pour son équipe.
Le point norvégien peut être important dans la lutte pour les quarts de finale
Même si la défaite après prolongation laisse l’impression d’une occasion manquée, la Norvège a quitté Fribourg avec un point qui peut être très précieux dans le groupe B. Selon le rapport de VG, la Norvège comptait sept points après quatre matchs et se trouvait à la quatrième place, et avant la fin de la phase préliminaire l’attendaient des rencontres contre la Suède, la Tchéquie et le Danemark. Dans un tel calendrier, chaque point contre les favoris peut peser dans le classement final.
Le sélectionneur norvégien Petter Thoresen, après le match selon VG, a souligné que son équipe avait marqué cinq buts contre le Canada, mais aussi qu’il est difficile de gagner lorsqu’on en encaisse six. Cette déclaration résume bien la double nature du match norvégien : offensivement, c’était l’une des meilleures performances de la sélection dans le tournoi, mais défensivement cela n’a pas suffi pour une sensation. La Norvège a toutefois montré qu’elle peut jouer de manière ouverte et courageuse contre un adversaire qui appartient au sommet du hockey mondial.
Pour le Canada, le match a été un avertissement, mais aussi une confirmation de la profondeur de l’équipe. L’équipe a trouvé un moyen de gagner même dans une rencontre où elle a encaissé cinq buts, perdu le contrôle à plusieurs reprises et dû courir après le score dans les toutes dernières minutes. De tels matchs ont souvent une valeur particulière dans un format de tournoi, car ils montrent au favori ses faiblesses avant la phase éliminatoire, mais renforcent en même temps la confiance dans la qualité offensive et la capacité de retour.
Le tournoi en Suisse entre dans la partie clé des groupes
Le Championnat du monde 2026 se déroule en Suisse du 15 au 31 mai, avec Zürich et Fribourg comme villes hôtes des matchs. La BCF Arena de Fribourg, où a été disputée la rencontre entre le Canada et la Norvège, est l’un des deux principaux sites du tournoi. Selon le calendrier officiel de Hockey Canada et de l’IIHF, le match Canada – Norvège était la 30e rencontre du championnat et appartenait à la phase préliminaire de la compétition.
Après la victoire contre la Norvège, le Canada devait poursuivre son parcours par un match contre la Slovénie, tandis que la Norvège avait une journée de repos avant le duel contre la Suède. Le calendrier est important pour les deux sélections, car dans la fin de la phase de groupes ne se décide pas seulement la qualification pour les quarts de finale, mais aussi la position dans la phase à élimination directe. Un meilleur classement dans le groupe peut apporter un adversaire plus favorable en quart de finale, tandis que chaque faux pas contre des concurrents directs peut changer toute l’image du classement.
Le dramatique 6:5 à Fribourg n’a donc pas été seulement un résultat spectaculaire avec un grand nombre de buts. Le match a montré à quelle vitesse les rapports de force sur la glace peuvent changer, combien l’efficacité dans la fin de match est importante et combien un point gagné contre un favori peut signifier pour une sélection qui se bat pour se qualifier. Le Canada a conservé un bilan parfait, la Norvège malgré la défaite a obtenu une confirmation de compétitivité, et le tournoi en Suisse a gagné l’un des matchs dont on se souviendra pour son rythme, ses retournements et sa conclusion en prolongation.
Sources :
- IIHF – rapport du match Canada – Norvège et description des moments clés de la rencontre (link)
- Hockey Canada – résumé officiel du match, résultat, date, phase de la compétition et lieu de la rencontre (link)
- Hockey Canada – calendrier et résultats du Championnat du monde 2026 (link)
- Associated Press – dépêche d’agence sur le but victorieux de Mark Scheifele en prolongation (link)
- VG – rapport norvégien sur le déroulement du match, les buteurs de la Norvège et la situation du groupe après la rencontre (link)