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The Strokes

Vous cherchez des billets pour The Strokes et vous voulez rapidement en savoir plus au même endroit sur le concert, l’ambiance et l’intérêt pour les billets ? Ici, vous pouvez trouver des informations sur les billets pour The Strokes, mais aussi un aperçu plus clair des raisons pour lesquelles leurs concerts sont autant recherchés parmi les amateurs de rock dans différents pays. Que vous soyez intéressé par une grande apparition en festival, un concert en tête d’affiche ou la tournée actuelle qui attire l’attention grâce à de nouvelles chansons et à des classiques bien connus, il est important pour vous de savoir à quoi vous attendre de l’événement, quelle est l’énergie du public et pourquoi les billets pour The Strokes sont si souvent recherchés dès que de nouvelles dates sont annoncées. The Strokes n’est pas un groupe qui intéresse le public uniquement à cause de ses anciens succès ; son élan actuel sur scène, ses nouveaux morceaux et son calendrier international de concerts renforcent encore l’intérêt pour les billets, les dates et l’expérience globale d’assister au concert. S’il est important pour vous non seulement de rechercher des billets pour The Strokes, mais aussi de mieux comprendre pourquoi ce groupe reste l’un des choix les plus intéressants pour un concert en live, vous pouvez ici vous faire une idée utile de l’événement lui-même, de l’ambiance attendue et de la raison pour laquelle le public veut être là quand les premières notes commencent

The Strokes - Concerts et billets à venir

vendredi 28.08. 2026
The Strokes
Climate Pledge Arena, Seattle, États-Unis
19:00h
samedi 12.09. 2026
The Strokes
Benchmark International Arena, Tampa, États-Unis
19:00h
dimanche 13.09. 2026
The Strokes
Hard Rock Live, Davie, États-Unis
19:00h
jeudi 17.09. 2026
The Strokes
Truliant Amphitheater, Charlotte, États-Unis
19:00h
vendredi 18.09. 2026
2 pass journalier
The Strokes

Piedmont Park, Atlanta, États-Unis
12:30h
vendredi 18.09. 2026
The Strokes
Piedmont Park, Atlanta, États-Unis
13:00h
dimanche 20.09. 2026
2 pass journalier
The Strokes

North Beach Asbury Park, Asbury Park, États-Unis
12:00h
mardi 06.10. 2026
The Strokes
O2 Arena, Londres, Royaume-Uni
18:30h
mercredi 07.10. 2026
The Strokes
O2 Arena, Londres, Royaume-Uni
18:30h
dimanche 11.10. 2026
The Strokes
Ziggo Dome, Amsterdam, Pays-Bas
20:00h
mardi 13.10. 2026
The Strokes
ISS Dome, Düsseldorf, Allemagne
20:00h
jeudi 15.10. 2026
The Strokes
Uber Arena, Berlin, Allemagne
20:00h
samedi 17.10. 2026
The Strokes
Unipol Arena, Bologne, Italie
21:00h
mardi 20.10. 2026
The Strokes
Palau Sant Jordi, Barcelone, Espagne
20:30h
jeudi 22.10. 2026
The Strokes
Accor Arena, Paris, France
19:00h
dimanche 25.10. 2026
The Strokes
Utilita Arena Newcastle, Newcastle, Royaume-Uni
18:00h
lundi 26.10. 2026
The Strokes
Co-op Live, Manchester, Royaume-Uni
19:00h
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The Strokes : le groupe qui a marqué le garage rock moderne et est resté important à la fois sur scène et sur les enregistrements en studio

The Strokes est un groupe de rock américain originaire de New York qui, depuis la fin de 2026 / 2027, est devenu l’un des noms clés du son guitaristique récent. La formation est composée de Julian Casablancas, Nick Valensi, Albert Hammond Jr., Nikolai Fraiture et Fabrizio Moretti, et leur ascension est souvent décrite comme l’un des moments décisifs du retour d’une expression rock plus brute, plus directe et mélodiquement très précise. À une époque où la scène alternative cherchait un nouvel élan, The Strokes ont proposé des chansons qui semblaient simples, mais qui étaient construites avec soin : des riffs courts, une voix reconnaissable, un rythme qui maintient la tension et une sensation de vie nocturne urbaine transformée en musique. C’est pourquoi leur influence ne se mesure pas seulement au nombre de singles célèbres, mais aussi à l’ampleur de la trace qu’ils ont laissée sur la scène. Le groupe s’est très tôt distingué comme un point de référence pour le renouveau du garage rock et la relance post-punk dans les premières décennies du XXIe siècle. L’album Is This It et des chansons comme Last Nite, Someday et Hard to Explain ont consolidé leur statut de groupe qui était à la fois suffisamment accessible pour le grand public et suffisamment singulier pour être pris au sérieux par la critique et les musiciens. Les sorties ultérieures ont montré que le groupe ne voulait pas s’enfermer dans sa propre légende, mais élargir périodiquement son son, son rythme et sa production, tout en conservant un noyau reconnaissable. Pour le public qui les suit en concert, c’est précisément cette combinaison de familier et d’imprévisible qui compte. The Strokes ne sont pas le type de groupe qui fonde tout sur une théâtralité excessivement élaborée ; leur identité scénique repose davantage sur les chansons, l’atmosphère et l’alchimie entre les membres. Quand le groupe enchaîne ses morceaux les plus forts, le public a l’impression d’assister à une performance compacte, urbaine et très rythmée, sans beaucoup de temps mort. C’est pourquoi leurs concerts et leurs apparitions en festival suscitent régulièrement l’intérêt du public qui suit le calendrier de la tournée, la possibilité de nouvelles setlists et, plus généralement, toutes les informations liées aux performances en direct. Une brève histoire du groupe explique aussi pourquoi l’intérêt est si durable. Depuis sa fondation en 2026 / 2027 jusqu’aux premières grandes percées au début de 2026 / 2027, The Strokes ont bâti la réputation d’un groupe capable de relier l’énergie des clubs aux grands espaces des festivals. Leur catalogue couvre plusieurs phases : du son rock des débuts, dépouillé et particulièrement incisif, aux albums plus ambitieux et plus largement produits, jusqu’à une période plus récente où le groupe se produit plus rarement, mais où chaque nouveau retour suscite une grande attention. Une dimension supplémentaire leur a été apportée par le Grammy remporté pour l’album The New Abnormal, ce qui a confirmé qu’on ne les considère pas seulement comme un grand nom nostalgique, mais aussi comme un groupe toujours capable d’offrir un travail de studio pertinent. C’est précisément pour cela que la phase actuelle est particulièrement intéressante. The Strokes sont de nouveau fortement présents dans l’espace des concerts ces derniers temps, avec de nouvelles dates de festivals et un programme de concerts plus vaste qui inclut l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. En même temps, le groupe a également présenté de nouveaux morceaux, si bien que le public ne vient plus seulement pour les classiques, mais aussi par curiosité de voir comment une nouvelle chanson ou un nouvel album s’accorde avec les standards qui les ont rendus célèbres. Cette alliance entre héritage et impulsion fraîche est l’une des principales raisons pour lesquelles The Strokes sont encore aujourd’hui perçus comme un groupe qui vaut la peine d’être suivi de près.

Pourquoi devriez-vous voir The Strokes en concert ?

  • Leur prestation repose sur des chansons qui ont marqué toute une ère du rock moderne, de sorte que le concert fonctionne souvent comme une succession de sommets reconnaissables, sans grande baisse d’énergie.
  • The Strokes possèdent un catalogue où alternent naturellement des morceaux courts et nerveux et des chansons plus émotionnelles, plus atmosphériques, ce qui donne à la setlist un rythme qui maintient constamment l’implication du public.
  • Ils sont particulièrement intéressants dans un cadre de festival, car leur son fonctionne bien aussi bien devant un public qui les suit depuis des années que devant ceux qui ne les connaissent qu’à travers quelques-uns de leurs plus grands succès.
  • Julian Casablancas, en tant que frontman, n’est jamais un animateur « poli » au sens classique, mais c’est justement cette imprévisibilité, cette décontraction et cette ironie occasionnelle qui donnent souvent un caractère supplémentaire à l’ensemble de la prestation.
  • Le travail de guitare du duo Nick Valensi et Albert Hammond Jr. reste l’un des plus grands atouts du groupe en concert : leurs parties sonnent avec précision, mais sans être stériles, ce qui donne aux chansons vitalité et tension.
  • Les prestations récentes montrent que le groupe ne vit pas uniquement de la nostalgie, mais continue d’intégrer de nouveaux morceaux dans le contexte du concert, si bien que le public a le sentiment de suivre un groupe qui avance encore.

The Strokes — comment se préparer au concert ?

Quand il s’agit de The Strokes, le format le plus fréquent auquel le public peut s’attendre est une grande prestation en festival ou un concert solo dans une salle, un amphithéâtre ou en plein air. Cela signifie que l’expérience peut être quelque peu différente selon le lieu. Dans une ambiance de festival, l’accent est souvent mis sur une succession des plus grands morceaux et sur l’établissement rapide d’un contact avec la foule, tandis que les concerts solo donnent au groupe plus d’espace pour élargir la setlist et inclure des chansons qui ne sont pas nécessairement le premier choix du grand public. Dans les deux cas, il s’agit d’un événement qui ne repose pas sur un spectacle excessif, mais sur un catalogue bien connu, une atmosphère et le sentiment de chanter les refrains ensemble. Les visiteurs peuvent s’attendre à un public très varié. Aux concerts de The Strokes viennent aussi bien ceux qui les suivent depuis les premiers albums que les plus jeunes qui les ont découverts plus tard, via le streaming, les réseaux sociaux et la présence constante de leurs chansons dans l’espace pop-culturel. L’ambiance est le plus souvent énergique, mais pas nécessairement agressive ; on y trouve beaucoup de chants collectifs, d’enregistrements des moments les plus célèbres et de réactions renforcées lorsque retentissent les guitares d’introduction de morceaux qui font partie du canon des concerts depuis déjà des décennies. Si le concert a lieu en plein air, il est bon de compter sur une attente plus longue, des foules aux entrées et la nécessité de planifier son arrivée plus tôt que ce qu’il semble au premier abord. D’un point de vue pratique, le plus important est de réfléchir à l’avance au transport, au retour et à un éventuel hébergement, surtout lorsqu’il s’agit de grandes villes et de festivals. Pour le format open-air, il est utile d’arriver plus tôt afin d’obtenir une meilleure place et d’éviter le stress juste avant le début. Les vêtements doivent s’adapter au type d’événement : des chaussures confortables et une tenue en couches sont souvent un meilleur choix que tout ce qui paraît attrayant mais rend plus difficile le fait de rester debout pendant plusieurs heures. Lors d’un concert d’un groupe comme The Strokes, l’expérience dépend beaucoup de la facilité avec laquelle on peut se laisser porter par le rythme de la soirée, et cela est plus simple lorsque la logistique ne pose pas de problème. Celui qui veut tirer le maximum du concert fera bien de parcourir avant de venir quelques phases clés de leur discographie. Les premiers albums donnent la base pour comprendre leur esthétique, la phase intermédiaire montre comment ils ont essayé d’élargir leur propre expression, et le matériel plus récent explique pourquoi on continue à les suivre avec autant d’attention. Une préparation supplémentaire peut également consister à se familiariser brièvement avec les setlists récentes, non pas pour perdre l’élément de surprise, mais pour reconnaître plus facilement la logique selon laquelle le groupe construit l’arc du concert. Quand on sait d’où viennent les chansons et comment elles se relient les unes aux autres, l’ensemble de la prestation gagne en profondeur.

Faits intéressants sur The Strokes que vous ne connaissiez peut-être pas

L’une des raisons pour lesquelles l’histoire de The Strokes reste si durable est qu’ils sont devenus très tôt plus qu’« un groupe avec quelques hits ». Leur travail de jeunesse est souvent considéré comme un tournant dans le regain d’intérêt pour le garage rock à l’époque récente, et ils ont en même temps créé immédiatement une identité visuelle et sonore très claire. Bien que beaucoup aient essayé de les réduire à un groupe de rock froid, urbain et stylisé, on ressentait toujours dans leurs chansons une logique mélodique très précise. C’est précisément cette combinaison entre une impression de nonchalance et une structure soigneusement agencée qui les rend durablement intéressants pour les journalistes musicaux, les critiques et le public qui cherche dans le rock plus qu’un simple effet rétro. Il est également important de noter que le groupe n’a jamais fonctionné uniquement comme le projet d’une seule personne, même si Julian Casablancas est le visage emblématique du groupe. Le dialogue de guitares entre Nick Valensi et Albert Hammond Jr., la stabilité rythmique apportée par Nikolai Fraiture et Fabrizio Moretti, ainsi que leur capacité à maintenir la tension même dans un arrangement plus simple, sont décisifs pour le son qui les a rendus immédiatement reconnaissables. Plus tard, le groupe a encore confirmé sa pertinence avec l’album The New Abnormal, qui leur a valu le Grammy du meilleur album rock, tandis que le cycle récent de concerts et le nouveau matériel de studio ont montré que The Strokes sont toujours considérés comme un groupe actif, et non seulement comme un nom historiquement important. Il est également intéressant de noter que leurs concerts récents associent souvent les morceaux les plus forts de leur premier catalogue à des singles plus récents, si bien que le public reçoit en une soirée un aperçu de presque toute l’histoire du groupe.

À quoi s’attendre lors du concert ?

Une soirée typique avec The Strokes est généralement construite de manière à établir très tôt un ton reconnaissable. Il n’y a pas beaucoup d’introduction prolongée : dès que le concert trouve son rythme, les chansons s’enchaînent rapidement et efficacement, et le public comprend très vite que l’accent sera mis sur l’énergie et le catalogue. S’il s’agit d’une prestation en festival, le programme est généralement comprimé et orienté vers les points forts. Dans un format solo, il y a plus d’espace pour nuancer la dynamique, mais même là, le groupe est le plus fort lorsqu’il maintient un rythme rapide de succession des morceaux et fait passer le public d’un refrain à l’autre. Si l’on observe le schéma récent des concerts, il est raisonnable de s’attendre à un mélange de classiques et de chansons plus récentes. Les setlists comportent souvent des titres que le public attend presque instinctivement, comme Reptilia, Someday, Last Nite, You Only Live Once ou The Adults Are Talking, tandis que le matériel plus récent sert de rappel que le groupe continue de construire un chapitre actuel. C’est précisément l’un de leurs plus grands atouts en concert : les anciennes chansons ne donnent pas l’impression d’être des pièces de musée, mais des points vivants autour desquels on peut encore construire une prestation fraîche. Quand le public reçoit aussi quelques morceaux plus récents, l’impression n’est pas d’assister à un programme de retour, mais à un groupe qui sait ce qui lui est resté important du passé et ce qu’il veut transmettre au présent. Le public de leurs concerts réagit généralement très vite et très fort. Avec The Strokes, il n’est pas nécessaire de convaincre longtemps la foule ; quelques mesures d’introduction suffisent pour que l’espace se transforme en chant collectif. Il est particulièrement marquant de voir à quel point leurs chansons fonctionnent dans un grand espace : bien que beaucoup soient nées d’une logique de club, les refrains et les figures de guitare remplissent sans problème un festival ou une arène. C’est l’une des raisons pour lesquelles le groupe se débrouille bien même dans les manifestations de masse où le public n’est pas venu exclusivement pour eux. Ils ont un répertoire qui établit rapidement le contact, et c’est là que réside leur valeur scénique durable. L’impression que le visiteur emporte le plus souvent avec lui après un tel événement n’est pas seulement le sentiment d’avoir entendu des chansons connues en direct, mais aussi celui d’avoir assisté à la prestation d’un groupe dont l’influence reste tangible. Sur scène, The Strokes donnent souvent l’image d’un groupe qui n’a pas besoin d’expliquer longuement sa propre importance : les chansons le font à leur place. C’est pourquoi leur prestation peut être intéressante aussi bien pour un admirateur de longue date que pour quelqu’un qui entre seulement plus profondément dans leur catalogue. À un moment où leur programme récent de concerts s’élargit et où du nouveau matériel entre en circulation, The Strokes restent l’un de ces noms dont on ne suit pas les prestations uniquement par habitude, mais parce qu’ils peuvent encore offrir un vrai sentiment d’événement.

Comment The Strokes a changé la scène rock contemporaine

Quand on parle de l’influence de The Strokes, il ne suffit pas de dire qu’ils ont eu quelques grandes chansons et une forte vague initiale de popularité. Leur importance se voit dans le fait qu’ils ont changé les attentes du public, de l’industrie du disque et des médias musicaux à l’égard d’un groupe à guitares venu d’un milieu urbain, mais qui ne veut sonner ni excessivement policé ni démodé. À un moment où l’on avait l’impression que le rock dans l’espace mainstream avait perdu une partie de sa fraîcheur et de son immédiateté, The Strokes ont proposé l’approche inverse : des chansons courtes, tranchantes et très clairement profilées, qui donnent l’impression d’être issues de la vie nocturne, de décisions rapides et de l’instinct, alors qu’en réalité elles étaient soigneusement travaillées jusqu’à une forme presque minimale. Leur succès initial a aussi ouvert l’espace à d’autres groupes qui, dans les années suivantes, ont construit leur carrière sur la combinaison de l’héritage post-punk, de l’énergie garage et d’une sensibilité indie moderne. Ce n’est pas un hasard si The Strokes sont très souvent mentionnés lorsqu’il est question du regain d’intérêt pour les groupes à guitares dans la période de 2026 / 2027. De nombreux artistes ultérieurs ont repris certains éléments de leur son : les courtes interactions entre deux guitares, l’économie rythmique, la mélancolie cachée sous une froideur apparente et le sentiment qu’une chanson doit fonctionner rapidement, précisément et sans excès d’ornements. Pourtant, ce qui les a distingués de nombreux successeurs, c’était leur capacité à conserver du caractère et une solidité d’auteur dans cette simplicité. L’influence de The Strokes est visible même en dehors du contexte rock strict. Leurs chansons n’appartiennent plus depuis longtemps seulement à l’espace radio ou aux rubriques musicales, mais aussi à la culture au sens large : elles sont présentes dans les listes d’albums clés, dans les discussions sur la scène new-yorkaise, dans les débats sur l’expérience du concert et dans le sentiment général de ce que signifie être un groupe « cool » qui ne donne pas l’impression d’être le produit d’un plan marketing. C’est précisément pour cela que leurs concerts attirent encore aujourd’hui autant d’attention. Le public ne vient pas seulement chercher un rappel nostalgique, mais aussi un contact avec un groupe qui a laissé une trace mesurable dans la manière dont on imagine le concert de rock contemporain depuis des décennies.

La discographie comme histoire du changement, et non de la répétition

L’une des choses les plus intéressantes chez The Strokes est que leur carrière est parfois simplifiée vue de l’extérieur. Un regard superficiel les réduit souvent à un sommet initial et à quelques retours ultérieurs, mais un examen plus détaillé de leur discographie montre une image bien plus complexe. Chaque album a apporté une relation différente au tempo, à la production et à la mélodie. Le travail des débuts a défini l’identité de base : la tension entre un son de guitare sale et un sens très pur de la structure pop. Mais déjà, les sorties suivantes montrent que le groupe ne voulait pas rester prisonnier de cette formule. À une certaine phase, The Strokes ont élargi leur son vers une expression plus dure et plus massive, avec davantage de tension et une pression rythmique plus forte. Dans une autre phase, ils ont laissé plus de place aux textures synthétiques, à l’atmosphère et à une autre forme de profondeur de production. Cela est important aussi pour comprendre leurs prestations en direct, car le répertoire de concert aujourd’hui n’est pas constitué seulement d’un ensemble de favoris des débuts, mais d’un aperçu de plusieurs périodes esthétiques. Le public peut ainsi ressentir dans un même concert comment fonctionne leur matériel le plus célèbre, presque canonique, et comment sonnent les chansons issues des phases où le groupe explorait une dynamique différente. Il est particulièrement intéressant de voir comment le matériel plus récent s’insère dans cette histoire. L’album récent et les singles qui l’accompagnent ne donnent pas l’impression d’une simple tentative de revenir au point de départ, mais d’une continuation de la logique selon laquelle The Strokes veulent toujours conserver une écriture reconnaissable, mais sans la nécessité de reproduire à chaque fois le même type de chanson. Dans le contexte du concert, cela signifie qu’un morceau récent peut arriver entre deux classiques sans paraître étranger. C’est le signe que le groupe a encore une cohésion interne et que le public ne le perçoit pas seulement à travers le souvenir, mais aussi à travers le moment musical actuel.

Les membres du groupe et ce que chacun apporte au concert

Bien que Julian Casablancas soit le visage le plus marquant du groupe, The Strokes n’ont jamais fonctionné comme un projet où tout dépend d’une seule personne. C’est même l’inverse : leur force vient souvent du fait que chaque membre a un rôle très clair et facilement reconnaissable. Casablancas apporte une couleur vocale et une identité d’auteur qu’il est difficile de confondre avec qui que ce soit d’autre. Sa manière de chanter et de phraser sonne souvent comme un mélange de distance, de fatigue, de cynisme et d’une émotion qui n’est jamais complètement exprimée ouvertement. En concert, cela peut produire une prestation qui n’est pas classiquement communicative, mais qui, précisément pour cela, paraît plus caractéristique. Nick Valensi et Albert Hammond Jr. forment l’un des axes de guitare les plus importants du rock moderne. Leurs parties sont rarement tapageuses, mais elles ont presque toujours une fonction : une guitare pousse la chanson en avant, l’autre la colore, la tranche ou ouvre l’espace pour le refrain. Dans de nombreuses chansons de The Strokes, c’est précisément cette relation entre deux guitares qui fait qu’un morceau reste en mémoire même après une première écoute. En concert, cela est encore plus évident, car le public peut sentir que l’énergie de la chanson ne naît pas seulement du volume, mais de l’interaction des petits accents, des transitions brèves et d’un travail rythmique précis. La section rythmique, portée par Nikolai Fraiture et Fabrizio Moretti, est tout aussi importante, bien qu’elle soit souvent moins exposée aux commentaires superficiels. Fraiture apporte stabilité et profondeur, tandis que Moretti insuffle mobilité et le sentiment qu’une chanson ne doit jamais être statique. C’est pourquoi The Strokes, même lorsqu’ils sonnent décontractés ou presque nonchalants, agissent en réalité avec beaucoup de solidité. Le public ne l’analyse peut-être pas avec ces mots, mais il sent que les chansons ont une « propulsion ». Sans cette base rythmique, le groupe perdrait une grande part de sa force de conviction en concert.

Pourquoi les prestations en festival conviennent si bien à The Strokes

Tous les groupes ne sont pas aussi convaincants dans le format festival. Certains sont plus à l’aise dans l’espace contrôlé d’une salle, avec un public précisément défini et une attention clairement orientée. The Strokes, en revanche, ont des chansons qui fonctionnent très bien aussi sur de grandes scènes en plein air. La raison est simple : leurs morceaux captent rapidement le public. Les riffs d’introduction, les refrains reconnaissables et le rythme qui ne demande pas une longue adaptation permettent même à ceux qui ne connaissent pas toute la discographie d’entrer presque immédiatement dans le concert. Cela est particulièrement important dans les festivals où le groupe doit se connecter à un public aux intérêts variés et à des degrés de fidélité différents. The Strokes y réussissent très bien parce que leur catalogue contient plusieurs chansons qui agissent comme des déclencheurs immédiats d’une réaction collective. Il suffit de quelques mesures pour que la foule reconnaisse la direction de la soirée. Il n’est donc pas surprenant que le groupe apparaisse régulièrement dans de grands festivals et que son calendrier récent s’étende de nouveau à travers une série de scènes importantes en Amérique du Nord, en Europe et au Japon. Un tel programme ne se construit pas seulement sur la réputation du passé, mais aussi sur l’hypothèse des organisateurs que le groupe est encore capable d’assumer un grand créneau devant un large public. D’un autre côté, les prestations en festival comportent aussi une certaine tension qui convient bien à leur identité. The Strokes ne sont pas un groupe qui doit beaucoup expliquer ou construire un contexte pour fonctionner. Chez eux, il suffit que les chansons s’enchaînent. Dans l’espace du festival, cela agit comme un avantage : il n’y a pas trop d’arrêts, pas trop de digressions narratives, mais domine une impression de mouvement et d’une série de coups bien portés. Les visiteurs aiment souvent précisément pour cela suivre leurs prestations en festival, car ils savent qu’ils obtiendront un condensé puissant et reconnaissable de ce que le groupe fait de mieux.

À quoi ressemble la relation du public avec ce groupe

Le public de The Strokes n’est pas homogène, et c’est l’une des raisons pour lesquelles leurs concerts sont intéressants aussi d’un point de vue sociologique de la pop culture. Dans le même espace peuvent se trouver des admirateurs de longue date qui suivent presque de manière archivistique chaque changement dans la setlist, des auditeurs qui aiment le groupe surtout pour les premiers albums, un jeune public qui les a découverts via le streaming et les formats vidéo courts, ainsi que des festivaliers qui veulent simplement voir l’un des grands noms du rock contemporain. Un tel mélange de générations et d’expériences paraît rarement accidentel ; il montre que le groupe a réussi à dépasser les limites de son moment initial. En concert, cela se voit dans la manière de réagir. Une partie du public attend des coupes profondes du catalogue, une autre s’active surtout sur les grands singles, et une troisième réagit à l’impression générale du groupe sur scène. The Strokes occupent ici une position intéressante : ce n’est pas un artiste qui conquiert le public exclusivement par un grand contact verbal ou par des solutions chorégraphiques spectaculaires, mais par un ensemble de chansons qui produisent ensemble un sentiment d’appartenance à un son et à une image de la ville, de la nuit et de la mélancolie urbaine. C’est pourquoi leurs prestations restent souvent en mémoire même chez ceux qui ne sont pas venus en fans les plus passionnés. Une autre chose importante est que le public de The Strokes fait très souvent preuve d’un haut degré de tolérance à l’imprévisibilité. Casablancas n’est pas un frontman classique qui construit chaque soirée selon le même modèle, de sorte que cette légère insaisissabilité devient une partie de l’expérience. Le public ne le perçoit pas comme un défaut, mais comme un signe d’authenticité. Lors d’un concert de The Strokes, le plus important n’est pas que tout soit parfaitement fluide et poli jusqu’au bout ; il est plus important que l’on sente le caractère du groupe, et c’est quelque chose que le public reconnaît régulièrement.

La setlist, le rythme de la soirée et la logique de la construction du concert

Quand on observe les prestations récentes, on voit que The Strokes comprennent très bien comment se construit un arc de concert. En règle générale, ils s’appuient sur un équilibre entre les chansons que le public attend et quelques points qui donnent une sensation de fraîcheur. Les titres les plus connus servent d’ancres de la soirée : ils stabilisent la réaction du public et maintiennent l’énergie de l’espace. Mais entre ces sommets, le groupe insère des chansons qui élargissent le ton de la soirée, la ralentissent lorsque c’est nécessaire ou ouvrent un espace pour un registre émotionnel différent. Une telle approche est importante parce que The Strokes n’ont pas un catalogue qui repose sur un seul type de tension. Certaines chansons sont explosives et directes, d’autres portent davantage d’ombre, de romantisme ou d’inquiétude intérieure. Quand la setlist est bien construite, le concert ne donne pas l’impression d’un simple enchaînement de hits, mais d’un aperçu des différents visages du groupe. Le public peut alors sentir pourquoi The Strokes a duré si longtemps : parce qu’au fil de plusieurs phases, ils ont conservé la capacité d’écrire une chanson qui fonctionne à la fois comme single et comme partie d’un ensemble plus large. Les prestations récentes sont en plus particulièrement intéressantes parce qu’elles montrent comment le nouveau matériel est intégré dans ce système. Lorsqu’une nouvelle chanson apparaît au milieu d’une série bien connue, elle sert de test de la pertinence actuelle du groupe. Chez The Strokes, ce test passe actuellement de manière convaincante, car le nouveau morceau ne donne pas l’impression d’une rupture, mais d’une continuation de l’histoire. C’est l’un des signes les plus sûrs que le groupe n’a pas encore épuisé sa propre logique de concert.

La production, le son et ce que le public entend réellement en concert

Bien que The Strokes soit souvent décrit comme un groupe « simple », son son n’a rien de trivial. Une grande partie de l’impression vient d’un équilibre soigneusement trouvé entre la rudesse et le contrôle. Les guitares doivent avoir assez d’âpreté pour conserver leur identité, mais aussi assez de netteté pour que la mélodie ne se perde pas. La batterie doit pousser la chanson, mais sans couvrir son élasticité intérieure. La voix doit rester reconnaissable même lorsqu’elle paraît décontractée, distante ou volontairement peu polie. Quand le mixage de concert est bien réglé, The Strokes sonne exactement comme le public l’attend : vivant, tendu et suffisamment imparfait pour être crédible. C’est pourquoi l’expérience de l’écoute en direct est particulièrement importante. Sur un enregistrement, on peut comprendre la structure de la chanson, mais en concert, on ressent mieux la relation entre les membres du groupe et la manière dont la chanson se déplace dans l’espace. Le public ne réagit alors pas seulement à une mélodie connue, mais aussi à l’expérience physique du rythme, de l’amplification et de l’impulsion collective. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles on recherche constamment autant d’informations sur leurs concerts et pour lesquelles chaque annonce de tournée ou de grand bloc festivalier est suivie avec un grand intérêt.

Pourquoi l’intérêt pour The Strokes se renouvelle régulièrement

De nombreux groupes de la même génération ou d’une génération proche finissent par rester liés à une seule période et à un seul public. Chez The Strokes, les choses sont différentes, car l’intérêt pour eux se renouvelle de manière cyclique. Plusieurs facteurs y contribuent. D’abord, leur matériel le plus connu sonne encore suffisamment frais pour qu’un nouveau public puisse l’adopter sans avoir l’impression d’écouter un artefact historique. Ensuite, les retours ponctuels en studio et les nouveaux singles entretiennent l’impression qu’il s’agit d’un groupe actif, et non d’une attraction occasionnelle. Enfin, les concerts et les dates de festivals donnent un motif concret de reparler d’eux dans le temps présent. À cela s’ajoute un contexte culturel plus large. Le son et l’esthétique de The Strokes ont depuis longtemps le statut de référence, de sorte que chaque nouvelle phase du groupe réveille automatiquement à la fois l’ancien et le nouveau débat sur leur place dans l’histoire du rock moderne. Le public qui les écoutait depuis le début revient à eux pour la continuité et l’émotion, tandis que les plus jeunes les découvrent comme un groupe dont les chansons fonctionnent encore très bien dans un environnement médiatique numérique, fragmenté et extrêmement rapide. C’est une combinaison rare : ils sont assez légendaires pour être mémorisés, et assez vivants pour être encore suivis. C’est précisément pour toutes ces raisons que The Strokes reste un exemple important d’un groupe qui a construit une identité forte, survécu aux changements de l’industrie musicale, conservé sa pertinence en concert et réussi à relier plusieurs générations de public. Leur calendrier récent, leur nouvel élan en studio et la valeur durable de leur catalogue de concert confirment que leur histoire ne s’épuise pas dans un simple aperçu historique. Elle continue de se développer à travers les concerts, les nouvelles chansons, les changements dans les setlists et l’intérêt d’un public qui trouve dans leur musique à la fois énergie, style et ce sentiment qu’une bonne chanson de rock peut être à la fois simple, intelligente et durablement contagieuse.

Élan récent : nouvel album, nouveau single et élargissement du circuit de concerts

Dans la période actuelle, The Strokes apparaît comme un groupe qui a retrouvé un rythme puissant, et cela à plusieurs niveaux simultanément. L’annonce du nouvel album studio Reality Awaits et la sortie du single Going Shopping ne sont pas importantes seulement parce qu’elles apportent au public de la nouvelle musique, mais aussi parce qu’elles confirment que le groupe a encore la volonté de construire une nouvelle phase, et non simplement de raviver occasionnellement son ancienne gloire. Lorsqu’une telle sortie studio se combine avec un grand calendrier de concerts, l’image devient claire : The Strokes n’est plus seulement un nom qui revient de temps à autre en festival comme un choix sûr pour les organisateurs, mais un groupe qui veut montrer qu’il peut encore aujourd’hui créer un événement autour de nouvelles chansons et d’un nouveau cycle. C’est un changement important aussi du point de vue du public. Il existe beaucoup de grands groupes qui, au fil des années, construisent une relation très forte avec leur ancien matériel, mais dont le nouveau travail devient un ajout secondaire au répertoire. Chez The Strokes, il est intéressant de constater que le nouveau matériel arrive à un moment où la position scénique du groupe paraît stable, et non défensive. Cela signifie que le public n’écoute pas la nouvelle chanson comme une curiosité, mais comme une partie d’un processus vivant. C’est là la différence entre un groupe qui maintient simplement sa présence et un groupe qui veut encore parler au temps présent. The Strokes se trouve précisément dans cette seconde position, ce qui explique que l’intérêt pour leurs nouvelles prestations soit plus grand qu’il ne le serait s’ils s’appuyaient exclusivement sur un catalogue déjà confirmé depuis longtemps. Le grand calendrier de concerts renforce encore cette impression. Lorsqu’un groupe relie en peu de temps des scènes de festivals, des concerts solo en salle, de plus grands amphithéâtres et des dates internationales dans plusieurs régions, le public a l’impression de suivre une campagne sérieusement pensée, et non simplement quelques dates isolées. Ce faisant, The Strokes confirme deux choses : d’une part, que leur demande scénique existe encore sur plusieurs marchés ; d’autre part, qu’ils ont encore assez d’ampleur dans leur répertoire pour tenir à la fois un festival et une grande tête d’affiche en solo. Pour le public qui envisage d’assister à un concert, c’est un signal important, car il montre que le groupe a encore la force de porter un cycle plus large, et non seulement une soirée nostalgique occasionnelle. Dans un tel contexte, le nouveau single prend un poids supplémentaire. Il n’est pas seulement l’annonce de l’album, mais aussi le test de la façon dont la nouvelle phase du groupe sonne dans un espace où le public a déjà des attentes très claires. Si le public accueille la nouvelle chanson aux côtés des anciens favoris, cela signifie que le groupe a réussi à avancer sans perdre son propre noyau. C’est précisément ce qui semble actuellement être le plus grand atout de The Strokes : la capacité de faire en sorte que le nouveau ne sonne pas comme une rupture d’identité, mais comme sa continuation sous une lumière quelque peu différente.

Ce qui distingue The Strokes de nombreux groupes de leur génération

L’une des raisons pour lesquelles The Strokes est resté particulièrement important réside dans le fait que le groupe a très tôt créé une économie d’auteur reconnaissable. Chez eux, il n’y a pas beaucoup de superflu. Les chansons sont souvent relativement courtes, les structures sont claires et les transitions entre les couplets, les refrains et les parties instrumentales paraissent presque naturelles, comme s’il n’existait pas d’autre solution possible. C’est difficile à atteindre. De nombreux groupes qui sonnent « simplement » donnent en réalité une impression d’inachèvement ou de généricité. The Strokes, au contraire, dans sa meilleure période, donnait l’impression que chaque décision avait une raison, même lorsque la chanson était construite à partir de seulement quelques éléments clés. Une différence supplémentaire se voit dans la tonalité. The Strokes n’a jamais été un groupe de rock typiquement hymnique fondé sur un grand geste ouvert. Leurs chansons portent souvent une émotion tendue, quelque peu retenue. Même lorsqu’elles sont contagieuses et chantables, elles contiennent une couche de mélancolie, d’ironie ou de léger effondrement sous la surface. C’est précisément ce qui les rend durables. Le public ne revient pas vers eux seulement parce qu’ils ont écrit quelques grands refrains, mais parce qu’ils ont donné à ces refrains une humeur qui demeure. En concert, cela se ressent particulièrement : une chanson peut paraître joyeuse sur le plan de l’énergie, tout en portant en même temps une inquiétude nocturne qui lui donne une profondeur supplémentaire. Contrairement à de nombreux groupes qui, avec les années, s’appuient entièrement sur une formule sûre, The Strokes a montré au fil des phases de sa carrière une volonté de prendre des risques avec la production, le tempo et le son. Parfois cela fonctionnait de manière plus convaincante, parfois cela provoquait des réactions partagées, mais cela laissait presque toujours l’impression que le groupe essayait de trouver un nouvel équilibre entre héritage et déplacement. Une telle approche apporte généralement un bénéfice à long terme. Le public n’accepte peut-être pas tout avec la même chaleur au premier instant, mais le groupe conserve ainsi une dynamique intérieure. C’est pourquoi The Strokes ne donne pas aujourd’hui l’impression d’un ensemble qui reproduit seulement une formule découverte il y a longtemps, mais d’un groupe qui tente encore de maintenir la relation entre reconnaissance et développement.

L’identité new-yorkaise comme partie importante de leur histoire

Il est difficile de parler de The Strokes sans mentionner New York comme l’une des coordonnées clés de leur identité. Non pas parce qu’il s’agit seulement d’une donnée géographique, mais parce qu’on ressent souvent dans leur son et dans leur manière de se produire la compression urbaine de la ville : la vitesse, le froid, la nuit, le rythme, le chevauchement de l’élégance et de l’effondrement. En ce sens, The Strokes n’est pas seulement un groupe né à New York, mais aussi un ensemble qui a traduit en forme musicale une part de la mythologie d’une ville. C’est pourquoi leurs chansons évoquent si souvent des images de mouvement, de distance, de confusion, de solitude dans la foule et de collisions brèves d’énergie. Cette couche new-yorkaise est importante aussi pour leur réception en Europe. Le public européen entretient depuis longtemps une relation particulière avec les groupes américains qui portent avec eux une forte identité urbaine, et The Strokes, dans ce sens, paraît presque idéal. Leur son n’a jamais été pastoral, grandiose ou lié aux vastes paysages américains ; il a toujours été plus compact, plus pressé et plus proche de l’idée d’une ville qui ne cesse pas de fonctionner même lorsqu’elle paraît fatiguée. C’est l’une des choses qui rendent leurs concerts attirants même en dehors du contexte d’origine : le public ne vient pas seulement pour les chansons, mais aussi pour le sentiment d’un imaginaire urbain très précis. C’est pourquoi leurs soirées européennes en salle et leurs dates de festival sont souvent intéressantes d’une manière particulière. Le public ne réagit pas seulement aux hits, mais aussi au style. The Strokes sur scène donne l’impression d’un groupe qui n’a jamais besoin de trop expliquer qui il est. Son identité est déjà intégrée dans la manière dont les guitares sonnent, dont la voix se déplace dans la chanson et dont la section rythmique maintient la tension. C’est l’un des rares types d’authenticité qui ne se copie pas facilement. Beaucoup ont essayé de sonner comme eux, mais il est bien plus difficile d’atteindre la même sensation d’espace, d’urbanité et de tension intérieure.

De l’énergie des clubs aux grandes arènes

Un paradoxe intéressant de The Strokes est que ses chansons conservent un ADN de club même lorsqu’elles sont jouées dans un espace immense. Leur son a été construit à l’origine pour bien fonctionner dans un environnement relativement serré, où les guitares frappent littéralement contre un mur de son, et où le public est suffisamment proche pour que chaque refrain agisse comme une impulsion collective. Mais avec le temps, le groupe a montré que ce même matériel pouvait fonctionner aussi dans des capacités bien plus grandes. Cela n’est pas toujours facile pour les groupes issus d’une tradition garage ou indie, car ce qui est convaincant dans un club perd parfois sa netteté dans une arène. The Strokes a traversé cette transition de manière étonnamment efficace. La raison réside dans l’architecture des chansons. Elles sont suffisamment lisibles pour rester claires dans un grand espace, tout en étant assez tendues pour ne pas perdre leur énergie. Les refrains ont de la mesure, les motifs de guitare sont reconnaissables, et le rythme a assez d’élan pour porter la chanson vers l’avant même lorsque l’acoustique du lieu n’est pas idéale. C’est pourquoi leurs morceaux les plus forts peuvent prendre aussi vite en festival qu’en salle. Le public n’a pas besoin d’attendre longtemps pour capter le signal. Chez The Strokes, cela arrive presque immédiatement. Cela compte aussi pour les attentes des visiteurs. Celui qui les voit pour la première fois peut s’attendre à un groupe qui ne construit pas l’événement principalement par le décor, mais par le noyau musical. L’éclairage scénique, les solutions de production et la taille de l’espace peuvent aider, mais ils ne constituent pas chez eux le contenu principal. Le contenu principal, ce sont les chansons et la manière dont elles portent la soirée. C’est précisément pour cela que The Strokes supporte bien différents formats d’espace. Il n’est pas décisif de savoir si vous les voyez dans une grande foule de festival ou lors d’un concert solo avec un public clairement concentré ; si le groupe et le son sont en bon équilibre, leur identité reste lisible.

Comment Julian Casablancas a évolué en tant que frontman

Julian Casablancas a été dès le début l’un de ces frontmen qu’il est difficile de décrire en un seul mot. Il n’est ni classiquement ouvert ni complètement fermé ; il n’est ni un showman strictement discipliné, ni indifférent à la manière dont le concert fonctionne. Sa persona scénique s’est longtemps construite sur un mélange de nonchalance, de distance et de commentaires occasionnels, souvent imprévisibles. Pour certains, cela apparaissait comme un signe d’authenticité, pour d’autres comme une imprécision volontaire. Pourtant, c’est précisément cette ambiguïté qui a été pendant des années l’une des raisons pour lesquelles The Strokes se distinguait de nombreux groupes au profil musical similaire. À mesure que le groupe se développait, la relation de Casablancas avec le public et avec son propre matériel a aussi changé. Dans certaines phases, il semblait plus retiré, dans d’autres plus joueur, et dans les prestations récentes, il laisse souvent l’impression d’un musicien suffisamment sûr de lui pour ne plus avoir à confirmer sans cesse sa position. C’est important pour l’expérience du concert, car le public n’attend pas de lui un contact standardisé, mais une présence et un caractère. Quand il est en forme et que le groupe fonctionne bien, la prestation acquiert une forme particulière de légèreté. Non pas parce que tout est parfaitement planifié, mais parce qu’on sent qu’il existe entre les membres du groupe suffisamment de confiance pour que les chansons portent à elles seules la plus grande partie de l’événement. C’est aussi là que réside la valeur plus large de son approche de frontman. Casablancas n’est pas un chanteur qui conquiert le public par de grands gestes classiques. Son effet provient de la couleur de sa voix, de son phrasé, de sa tension intérieure et du sentiment qu’il ne donne jamais une version complètement « propre » de la chanson elle-même. Ce n’est peut-être pas une approche qui convient à tout le monde, mais c’est précisément pour cela qu’elle a une attraction durable. À une époque où de nombreuses prestations sont totalement uniformisées et polies, The Strokes laisse encore l’impression qu’il existe dans leur concert un espace pour l’impulsion du moment, une petite fissure et l’irrépétabilité. Pour beaucoup d’admirateurs, c’est précisément la raison pour laquelle ils veulent les voir en direct.

Les chansons qui sont devenues des repères de concert

Chaque grand groupe développe avec le temps quelques chansons qui dépassent le statut de simple single et deviennent des points presque obligatoires de l’expérience collective. Chez The Strokes, ces chansons sont nombreuses, et il est particulièrement intéressant de constater que chacune porte un type d’énergie différent. Last Nite fonctionne comme un déclencheur presque universel de reconnaissance, une chanson qui rassemble rapidement le public, quelle que soit la génération. Someday produit un effet différent : on y voit se rencontrer la légèreté et la nostalgie, si bien qu’elle laisse souvent une trace émotionnelle plus profonde que la simple excitation du moment. Reptilia apporte de la tension, de l’accélération et ce type de propulsion adrénalinique grâce auquel le concert prend son élan. Il y a aussi des chansons comme You Only Live Once, Hard to Explain, The Adults Are Talking ou Ode to the Mets, qui montrent à quel point le groupe a, au fil du temps, élargi sa propre portée émotionnelle et sonore. Certaines servent de pont entre la période initiale et la période ultérieure, certaines sont presque idéales pour être chantées ensemble, et d’autres entraînent le public vers un ton plus introspectif. Lorsqu’elles sont bien réparties au cours de la soirée, elles produisent le sentiment que le concert n’est pas seulement une collection de hits, mais une véritable dramaturgie. C’est le moment où The Strokes cesse d’être seulement un « groupe connu » pour devenir un groupe doté d’un langage scénique complet. Pour le public qui se prépare à un premier concert, c’est une information utile. Il ne faut pas s’attendre seulement à un enchaînement mécanique des chansons les plus connues. The Strokes est le plus fort lorsqu’il équilibre les favoris généraux et les morceaux qui élargissent l’horizon de la soirée. C’est aussi dans cette disposition que réside l’impression de sérieux : le groupe sait que le public vient pour des moments reconnaissables, mais il sait aussi qu’un grand concert doit offrir davantage qu’une simple satisfaction des attentes.

Comment la critique et le public regardent aujourd’hui le groupe

La position de The Strokes dans la culture musicale contemporaine est intéressante parce que le regard critique et le regard du public se rapprochent aujourd’hui à bien des égards. Dans la phase initiale, le groupe était chargé d’énormes attentes, d’un récit de changement générationnel et de comparaisons constantes avec le passé du rock. Avec le temps, cette pression s’est atténuée, et il en est resté une image plus claire de la valeur réelle : The Strokes est un groupe avec plusieurs albums extrêmement importants, une influence très forte sur le son guitaristique contemporain et un catalogue qui a résisté à l’épreuve du temps. Une telle position est souvent plus stable et plus intéressante que l’euphorie initiale. Le public les regarde aujourd’hui avec une combinaison de respect et de réelle curiosité. C’est le meilleur scénario possible pour un groupe présent sur la scène depuis longtemps. Le respect à lui seul ne suffirait pas ; il glisse facilement vers une nostalgie cérémonielle. Mais lorsque le respect s’unit à la curiosité pour les nouvelles chansons, les nouvelles prestations et les nouvelles phases, le groupe conserve sa vitalité. C’est précisément ce qui arrive à The Strokes en ce moment. Ils ne sont pas seulement l’objet du souvenir, mais aussi le sujet d’une conversation actuelle. Le public suit ce qu’ils jouent, où ils se produisent, comment sonne le nouveau single et quelle sera la relation du nouvel album avec l’ancien catalogue. Du point de vue de la critique musicale, c’est également un moment important. Un nouvel album et un grand calendrier de concerts ouvrent toujours la question de savoir si le groupe peut encore une fois confirmer qu’il appartient au sommet ou s’il restera dans la zone sûre de son propre héritage. Chez The Strokes, il est intéressant de constater que cette question se pose à nouveau avec une sérieuse dose d’ouverture, et non seulement de manière rituelle. En d’autres termes, il existe encore un véritable intérêt pour la réponse, et cela signifie que le groupe n’a pas perdu sa pertinence.

Ce que le public emporte chez lui après leur concert

L’expérience d’un concert de The Strokes ne se réduit pas seulement au moment où l’on reconnaît les plus grandes chansons. Ce que le public emporte souvent avec lui, c’est l’impression d’avoir vu un groupe qui a réussi à conserver sa propre identité malgré les changements du temps, de l’industrie et des tendances musicales. Certains artistes deviennent au fil des années uniquement des interprètes plus précis de leur propre catalogue. The Strokes, lorsqu’il est dans une bonne forme scénique, laisse une impression différente : comme si ces chansons avaient encore du frottement, comme s’il y avait encore en elles un nerf qui n’a pas été complètement lissé. C’est particulièrement important pour le jeune public qui n’a peut-être pas suivi le groupe depuis le début. Pour lui, un concert de The Strokes n’est pas un retour dans un passé personnel, mais une rencontre avec un groupe dont l’influence s’entend partout, mais dont la version originale continue de sonner de manière spéciale. Le public plus âgé, quant à lui, obtient souvent autre chose : la confirmation que les chansons qui lui étaient autrefois importantes ont encore de la force, simplement désormais dans un autre contexte de vie. Une grande partie de l’attrait durable de leurs concerts se cache dans cet entrecroisement des générations et des expériences. Au final, The Strokes reste l’exemple d’un groupe qui a uni esthétique, chanson, identité urbaine et énergie de concert en un ensemble rarement reconnaissable. Leur moment actuel souligne encore cette valeur : un nouvel album, un nouveau single, un grand calendrier et l’intérêt constant du public montrent que l’histoire n’est pas close. Elle continue encore à travers chaque nouvelle setlist, chaque grand créneau de festival, chaque salle qui attend les premières mesures d’une entrée riffée bien connue et à travers un public qui reconnaît encore dans ce son quelque chose de frais, de nerveux, d’élégant et de réel. Sources : - The Strokes : site officiel du groupe avec le profil de base, la musique et le calendrier actuel des concerts - Pitchfork : article sur la tournée internationale, le nouvel album Reality Awaits et le single Going Shopping - Live Nation : aperçu des dates confirmées des concerts en solo et des festivals - BrooklynVegan : compte rendu sur le nouvel album, la setlist récente et l’élan scénique du groupe - Radio X : aperçu de l’annonce de l’album et du contexte de base autour du nouveau matériel - Our Culture Mag : article sur le single Going Shopping et les détails autour du nouveau cycle de studio
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