Billets de football – Italie Coppa Italia 2025/2026
La Coppa Italia 2025/2026 n’est pas une saison que l’on peut raconter en une seule phrase. C’est une coupe dans laquelle le tenant du titre, Bologna, a été éliminé dès les quarts de finale, dans laquelle Como a atteint les demi-finales après prolongation et tirs au but, et dans laquelle, au début du mois d’avril 2026, les deux confrontations de demi-finale restent encore ouvertes. Après les premiers matchs, Inter et Como en sont à 0:0, et Lazio et Atalanta à 2:2, de sorte que la phase finale ne ressemble pas à une route tracée vers un seul favori, mais à une véritable coupe italienne : une mèche courte, peu de place pour l’erreur et suffisamment de soirées dramatiques pour que chaque tour laisse sa trace.
Comment la compétition 2025/2026 est structurée
La Coppa Italia de cette saison se joue avec
44 clubs, et il s’agit de la
79e édition de la coupe d’Italie. Le système est strictement à élimination directe, mais il n’est pas totalement linéaire car tout le monde n’entre pas au même moment. Huit clubs commencent au tour préliminaire, puis le tableau s’élargit à trente-deux participants, puis à seize, et ce n’est qu’en huitièmes de finale que les huit têtes de série les mieux classées entrent en lice selon le classement de la saison passée et le statut de tenant du titre. En quart de finale, on joue toujours un seul match, la demi-finale est la seule phase en deux manches, et la finale, c’est une soirée, un trophée et aucune session de rattrapage.
- Tour préliminaire : 10 août 2025
- Seizièmes de finale : 17 août 2025
- Huitièmes de finale : 24 septembre 2025
- Huitièmes de finale : 3 et 17 décembre 2025, ainsi que 13 et 27 janvier 2026
- Quarts de finale : 4 et 11 février 2026
- Demi-finales, matchs aller : 4 mars 2026
- Demi-finales, matchs retour : 21 et 22 avril 2026
- Finale : 13 mai 2026
C’est là que réside aussi la tension particulière de ce format. Les grands clubs n’ont pas à passer par les mines du mois d’août, mais une fois qu’ils entrent, il n’y a presque plus de place pour le calcul. Une mauvaise entame de match, un carton rouge, une série de penalties, et tout le plan s’effondre. C’est précisément pour cela que la coupe garde un pouls différent de celui du championnat : ce n’est pas forcément le plus stable qui gagne, mais celui qui est suffisamment froid au bon moment.
Qui participe
Le tirage au sort de cette saison a réuni 44 clubs de Serie A, Serie B et Serie C. C’est important parce que la Coppa Italia vit toujours le plus intensément précisément dans le choc de niveaux différents : un club de première division qui tente de préserver son autorité, un club de deuxième division qui voit une opportunité de franchir un cap, et un club de troisième division qui cherche sa soirée.
- Serie A : Atalanta, Bologna, Cagliari, Como, Cremonese, Fiorentina, Genoa, Inter, Juventus, Lazio, Lecce, Milan, Napoli, Parma, Pisa, Roma, Sassuolo, Torino, Udinese, Verona
- Serie B : Avellino, Bari, Carrarese, Catanzaro, Cesena, Empoli, Frosinone, Juve Stabia, Mantova, Modena, Monza, Padova, Palermo, Pescara, Reggiana, Sampdoria, Spezia, Südtirol, Venezia, Virtus Entella
- Serie C : Audace Cerignola, Rimini, Ternana, LR Vicenza
Les huit têtes de série qui attendaient directement les huitièmes de finale étaient
Bologna, Napoli, Inter, Atalanta, Juventus, Roma, Fiorentina et Lazio. Sur le papier, cela ressemble à une protection de l’élite, mais la coupe a immédiatement montré à quel point cette protection est mince. Bologna, en tant que détenteur actuel du trophée, a atteint le mois de février, puis a été éliminé par Lazio après les tirs au but. Fiorentina n’a même pas atteint les demi-finales, car Como l’a éliminée. Juventus est resté sans réponse face à Atalanta. En traduction : le statut de tête de série ne vaut que jusqu’au premier coup de sifflet.
Comment le chemin vers les demi-finales s’est ouvert
Le premier grand tournant s’est produit en huitièmes de finale. Inter a écrasé Venezia 5:1 et a ainsi envoyé le message qu’il n’avait pas l’intention de jouer la coupe avec une main de réserve. Atalanta est passée contre Genoa sur le score de 1:0 et a laissé l’impression d’une équipe qui sait gagner même lorsqu’elle n’est pas flamboyante. Bologna a battu Parma 2:1, Lazio a éliminé Milan 1:0, Roma est tombée contre Torino 2:3, et Como est sorti de Florence avec un 3:1, ce qui semblait alors être une surprise, et qui ressemble aujourd’hui à l’annonce d’une percée sérieuse. Napoli est passé contre Cagliari après un 1:1, et Juventus a éliminé Udinese.
Les quarts de finale ont encore changé la carte de la compétition. Inter a battu Torino 2:1 dans un match joué à Monza, ce qui est déjà en soi un détail inhabituel pour une coupe de ce niveau. Atalanta a écrasé Juventus 3:0, éliminant ainsi le club qui possède le plus de Coppa Italia remportées dans l’histoire. Napoli et Como ont fait 1:1, et Como est passé après une séance de tirs au but gagnée 7:6, lors d’une de ces soirées qui changent le ton de toute une saison. Bologna et Lazio ont également terminé sur 1:1, mais l’équipe romaine a été plus convaincante depuis le point blanc, 4:1.
Ainsi, les affiches des demi-finales sont devenues
Como – Inter et
Lazio – Atalanta. Lors des matchs aller, il n’y a pas eu de séparation. Como, sur son lac, a arrêté Inter à 0:0, sans grand retard au score qui l’aurait brisé d’avance au retour. Lazio et Atalanta ont fait 2:2, ce qui transforme le retour à Bergame en un match sans abri : tout est ouvert, et le moindre détail peut décider.
- Demi-finales, matchs aller : Como – Inter 0:0; Lazio – Atalanta 2:2
- Matchs retour : Inter – Como 21 avril 2026; Atalanta – Lazio 22 avril 2026
C’est le moment de la saison où la coupe se voit le plus clairement dans tout son visage. Inter apporte la largeur et l’expérience des grandes soirées, Atalanta le rythme et l’agressivité, Lazio la tradition des matchs qui se cassent sur un seul geste, et Como l’histoire de l’outsider qui n’est plus une curiosité, mais un véritable candidat pour aller jusqu’au bout.
Les stades où cette saison s’écrit
La Coppa Italia 2025/2026 se joue dans des stades de dimensions très différentes, et c’est précisément cette différence qui lui donne un charme supplémentaire. Une semaine, la coupe peut vivre au bord du lac à Como, et déjà la suivante sous les projecteurs de l’un des plus grands stades d’Europe.
- Stadio Giuseppe Sinigaglia, Como – le stade municipal au bord du lac, une ambiance presque irréelle pour des matchs de coupe avec un tel enjeu ; l’augmentation de capacité actuellement approuvée a porté le nombre de places à 6.498
- Stadio Giuseppe Meazza, Milan – la maison de l’Inter, une scène européenne d’une capacité de 75.817 places ; le retour contre Como y aura une acoustique et une pression tout à fait différentes
- Stadio Olimpico, Rome – la scène des grandes soirées de coupe à domicile de la Lazio, un stade d’une capacité de 72.698 places et le lieu auquel la Coppa Italia est naturellement liée depuis des années dans ses actes finaux
- New Balance Arena, Bergame – l’ancien Gewiss Stadium, domicile de l’Atalanta, qui, lors de la saison 2025/2026, est aussi entré dans une nouvelle dénomination ; il est plus compact que le géant romain et milanais, mais justement pour cela, il peut être un espace particulièrement désagréable pour les visiteurs
Pour l’Inter, la coupe prend en règle générale une toile de fond monumentale. Le Giuseppe Meazza ne pardonne pas à une équipe qui entre mollement, et face à un adversaire comme Como, cela peut être à la fois un avantage et un fardeau. De l’autre côté, Como a déjà montré que de petits chiffres dans les tribunes ne signifient pas une petite portée sur le terrain. Le Sinigaglia n’est pas un stade qui effraie l’adversaire par sa taille, mais par sa proximité, son environnement inhabituel et la sensation que le match se tient juste au bord de la ville et de l’eau.
Lazio et Atalanta offrent un contraste totalement différent. L’Olimpico porte l’ampleur, la cérémonie et l’habitude des grandes scènes finales. Bergame porte une pression condensée, le rythme et une atmosphère dans laquelle le match glisse souvent vers l’intensité avant la beauté. Quand la coupe arrive en avril, précisément de tels détails cessent d’être un décor et deviennent un facteur.
Le tenant du titre et les ombres de la saison passée
Pour comprendre la saison 2025/2026, il faut revenir au mois de mai 2025. Bologna a alors battu Milan 1:0 en finale et a remporté son
troisième titre de vainqueur de la Coppa Italia, le premier depuis 1974. Le seul buteur de la finale a été Dan Ndoye, et il y avait
68.490 spectateurs lors de la finale romaine. Ce chiffre dit beaucoup sur le poids de la compétition : la coupe n’est pas une halte secondaire de la saison italienne, mais une soirée qui continue à remplir l’Olimpico.
Bologna a donc abordé la nouvelle saison comme défenseur du trophée, mais la coupe accepte très rarement les reprises sentimentales. Le club est arrivé jusqu’aux quarts de finale, y a fait match nul 1:1 contre Lazio et a été éliminé aux tirs au but 1:4. Ainsi, dès le mois de février, il est apparu clairement que l’Italie aurait en mai un nouveau protagoniste de la phase finale, ou au moins un protagoniste différent.
L’histoire qui plane constamment au-dessus de la compétition
La Coppa Italia existe depuis 1922, et au fil des décennies elle a été à la fois un refuge pour les géants et une scène pour des histoires inattendues.
Juventus est le club le plus titré de l’histoire avec 15 titres, et derrière lui se trouvent
Roma et Inter avec neuf chacun. C’est précisément pour cela que le 3:0 de l’Atalanta contre la Juventus en quarts de finale a un poids supplémentaire : ce n’est pas seulement un adversaire fort qui a été éliminé, mais le club qui, historiquement, sait le plus souvent comment aller jusqu’au bout.
Depuis 2008, la finale s’est installée au Stadio Olimpico de Rome, si bien que la coupe s’associe de plus en plus, ces dernières années, à une image finale unique, presque rituelle : terrain neutre, capitale, une soirée et une atmosphère qui ressemble davantage à un acte final qu’à un simple match de coupe. Voilà pourquoi la Coppa Italia conserve une logique interne particulière. Le championnat exige de la continuité sur plusieurs mois ; la coupe exige du nerf sur quelques minutes.
Les chiffres qui montrent où la saison respire
Au début du mois de mars, c’est-à-dire après les premiers matchs des demi-finales,
42 matchs avaient été disputés dans la compétition et
102 buts avaient été inscrits. Cela donne une moyenne d’un peu plus de 2,4 buts par rencontre, assez pour parler d’une coupe qui n’est ni stérile ni fermée, mais pas non plus à ce point échevelée que chaque soirée bascule dans le chaos. En tête du classement des buteurs figuraient
Anastasios Douvikas,
Mateo Pellegrino et
Mario Pašalić avec trois buts chacun.
Et là, les chiffres révèlent un détail intéressant. Le Como de Douvikas n’est pas un simple passant, l’Atalanta de Pašalić garde toujours une frappe de second rideau, et le rendement de Pellegrino rappelle que, dans les premières phases de la coupe, naissent souvent des histoires qui restent ensuite sous le radar parce que la demi-finale et la finale sont écrasées par les projecteurs.
Les histoires les plus intéressantes de la saison
Si cette Coppa Italia est racontée comme une histoire, alors elle comporte plusieurs chapitres forts.
Le premier, c’est
Como. Un club qui n’a pas de stade de soixante-dix mille places, qui n’a pas non plus le statut historique d’un géant de la coupe italienne, mais qui a une demi-finale et une chance réelle de finale. Le parcours face à Fiorentina et Napoli n’est pas un supplément romantique, mais une signature compétitive sérieuse. Como a atteint les demi-finales en éliminant Napoli en quarts de finale après une séance de tirs au but remportée 7:6, et c’est le type de victoire qui n’apporte pas seulement la qualification, mais aussi la conviction que l’on peut supporter la pression des soirées les plus difficiles.
Le deuxième, c’est
Atalanta. Le club de Bergame ne vit pas depuis des années de sa réputation, mais du rythme, des automatismes et du courage. En quart de finale, la Juventus a été renversée 3:0, sans place pour les excuses. Quand on livre un tel match contre le club le plus titré de la coupe, on entre en demi-finale avec un poids différent.
Le troisième, c’est
Inter. En coupe, il est souvent difficile de combiner profondeur d’effectif et concentration réelle, mais l’Inter est arrivé en demi-finale avec suffisamment d’autorité pour continuer à apparaître comme l’un des candidats les plus sérieux. Le problème pour l’Inter, c’est que le 0:0 de Como n’est pas un résultat qui apaise ; c’est un résultat qui maintient le retour vivant jusqu’à la dernière minute.
Le quatrième, c’est
Lazio. Les Romains ne sont pas arrivés en demi-finale par un chemin facile. Ils ont éliminé Milan puis Bologna, et maintenant, après le 2:2 contre l’Atalanta, ils se trouvent dans une situation très italienne : tout est ouvert, mais rien ne se gagnera à la réputation. Pour aller en finale, il faudra soit une patience parfaite, soit un geste qui change toute la soirée.
Pourquoi la Coppa Italia a encore un poids différent d’une coupe ordinaire
La coupe d’Italie n’est pas toujours la compétition qui apporte le plus de matchs ni l’histoire la plus longue, mais elle apporte souvent le drame le plus pur. En championnat, on peut corriger une défaite une semaine plus tard. En Coppa Italia, une mauvaise heure peut vous éjecter de toute la saison. C’est pourquoi les images de cette saison sont elles aussi si fortes : Torino fait tomber Roma, Como passe Napoli, Lazio élimine le tenant du titre, Atalanta éteint Juventus avec trois buts, et l’Inter doit aller chercher la finale à travers un retour totalement ouvert.
Dans la saison 2025/2026, la Coppa Italia ressemble pour l’instant exactement à ce qu’une coupe doit être : avec suffisamment de grands noms pour porter du poids, et suffisamment de fissures pour que quelqu’un d’inattendu puisse s’y glisser. C’est pourquoi cette édition a déjà laissé plus qu’un simple calendrier. Elle a laissé l’impression d’une compétition dans laquelle les favoris existent encore, mais n’ont plus le droit de parler d’en haut.