Le CIO a élargi la liste des modèles sportifs pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026
Le Comité International Olympique a annoncé le 19 mai 2026 qu’il avait choisi cinq athlètes supplémentaires pour le programme Athlete Role Models des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, c’est-à-dire des modèles sportifs qui travailleront avec les jeunes participants pendant la compétition. Selon l’annonce du CIO, les nouveaux membres du programme sont l’archère française Lisa Barbelin, le pentathlonien moderne égyptien Yasser Hefny, le joueur de tennis sénégalais Yannick Languina, le cavalier Omar Abdul Aziz Al Marzooqi des Émirats arabes unis et le représentant japonais en breaking Hiroto Ono. Le nombre total de modèles sportifs pour Dakar 2026 est ainsi passé à 36, après que le premier groupe de 31 athlètes avait été présenté à la mi-avril.
Dakar 2026 se tiendra du 31 octobre au 13 novembre 2026 au Sénégal et, selon les données officielles du CIO, réunira environ 2700 jeunes athlètes âgés de 17 ans au maximum. Les Jeux ont un poids historique supplémentaire, car il s’agira de la première compétition sportive olympique organisée sur le sol africain. Le programme des modèles sportifs n’est donc pas seulement un complément promotionnel à une grande compétition, mais une partie du cadre éducatif et de développement plus large des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Son objectif est de permettre aux jeunes athlètes un contact direct avec des olympiens expérimentés, des médaillés et des compétiteurs de haut niveau qui peuvent parler de carrière, de pression, de blessures, de préparation mentale et des défis quotidiens du sport d’élite.
Cinq nouveaux noms dans un programme qui compte désormais 36 modèles sportifs
Le CIO indique que les athlètes ont été choisis en coopération avec les fédérations sportives internationales et que le groupe de modèles sportifs couvre 25 sports de compétition et 10 sports inclus dans le programme d’engagement plus large des Jeux à Dakar. Les athlètes nouvellement nommés viennent de différents milieux sportifs, ce qui reflète l’intention des organisateurs d’offrir aux jeunes compétiteurs une expérience variée et différents modèles de développement professionnel. Lisa Barbelin représente le tir à l’arc, Yasser Hefny le pentathlon moderne, Yannick Languina le tennis, Omar Abdul Aziz Al Marzooqi le sport équestre, et Hiroto Ono le breaking.
Selon le CIO, ils exerceront leur rôle sportif et de mentorat sur les sites de Dakar, Diamniadio et Saly, les trois principales zones liées à l’accueil des Jeux. Ils y participeront à des ateliers, visiteront des entraînements, échangeront avec les jeunes athlètes et seront présents sur les sites sportifs et lors des cérémonies de remise des prix. Pour les visiteurs qui prévoient de suivre le programme en direct, les offres d’hébergement à Dakar et dans les environs seront également utiles, notamment parce que les événements se dérouleront dans plusieurs zones d’accueil.
Dans l’annonce du CIO, Lisa Barbelin a souligné que, dans son nouveau rôle, elle souhaite partager sa propre expérience avec les jeunes et être une personne vers laquelle ils peuvent se tourner en toute confiance. World Archery a indiqué dans une annonce distincte que Barbelin est double olympienne et médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de Paris 2024, ce qui rend son rôle de mentor particulièrement pertinent pour les jeunes archers et les athlètes qui commencent tout juste à s’adapter à la scène internationale. Le CIO a également relayé la déclaration du représentant japonais en breaking Hiroto Ono, qui a souligné qu’il souhaite parler de sa propre expérience olympique, mais aussi montrer la particularité du breaking en tant que sport qui peut être rapproché des jeunes par les mots, la performance et le contact direct.
Pourquoi les modèles sportifs sont une partie importante des Jeux Olympiques de la Jeunesse
Le programme Athlete Role Models a été introduit lors des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour en 2010 et fait depuis lors partie intégrante de cette compétition. Son importance repose sur le fait que les Jeux Olympiques de la Jeunesse ne sont pas conçus seulement comme une compétition pour des médailles, mais aussi comme un événement éducatif. Dans un tel environnement, les jeunes athlètes rencontrent pour la première fois la scène olympique mondiale, l’intérêt médiatique, les règles des fédérations internationales, la diversité culturelle et la pression d’une grande compétition. Les athlètes expérimentés dans le rôle de mentors peuvent les aider à comprendre ces circonstances avant qu’elles ne deviennent un fardeau.
Selon le CIO, les ateliers à Dakar couvriront les thèmes du développement de carrière, de la prévention des blessures et de la préparation mentale. Ce sont des domaines qui, dans le sport contemporain, sont devenus aussi importants que l’entraînement lui-même. Les jeunes compétiteurs entrent de plus en plus tôt dans des systèmes sportifs professionnalisés, alors qu’on attend d’eux qu’ils gèrent la pression des résultats, la scolarité, les voyages, l’exposition publique et parfois une transition très rapide du sport junior vers le sport senior. Le programme des modèles sportifs a donc une valeur pratique, car il transforme les expériences des athlètes plus âgés en conseils applicables dans la préparation quotidienne.
Le CIO souligne dans ses documents que les athlètes ne sont pas seulement des compétiteurs sur le terrain, mais aussi des personnes qui, par leur comportement, peuvent inspirer les jeunes et transmettre les valeurs olympiques. Dans le contexte de Dakar 2026, ce message est encore renforcé parce que la compétition se déroule sur un continent qui accueille pour la première fois un événement sportif olympique. C’est pourquoi le rôle des mentors comprend aussi une dimension sociale plus large : relier des jeunes de différents pays, renforcer le respect entre les athlètes et encourager le développement sportif dans le pays hôte.
Dakar 2026 comme moment historique pour le sport africain
Le site officiel des Jeux Olympiques décrit Dakar 2026 comme le premier événement olympique sur le sol africain et comme une compétition qui devrait avoir un effet sportif, culturel et social sur le Sénégal et l’environnement africain plus large. La devise des Jeux est “Africa Welcomes, Dakar Celebrates”, et le CIO explique qu’elle vise à mettre en avant l’hospitalité africaine, l’esprit festif de l’hôte et l’ouverture envers les jeunes athlètes du monde entier. L’accueil ne concerne pas seulement la capitale Dakar, mais aussi Diamniadio et Saly, ce qui devrait permettre une répartition plus large des programmes sportifs et connexes.
À travers les Jeux, le Sénégal présentera son infrastructure sportive, ses programmes culturels et ses jeunes bénévoles, mais aussi sa propre ambition d’utiliser le sport comme outil de développement. Le CIO indique que Dakar 2026 doit agir comme un catalyseur pour l’inclusion des jeunes, le développement des politiques nationales sportives et de jeunesse, ainsi que la création d’avantages sociaux et économiques à long terme. De telles annonces dépendent en règle générale de la réussite de la mise en œuvre et du maintien ultérieur des programmes, mais le seul fait qu’un événement olympique arrive pour la première fois en Afrique lui donne déjà une place particulière dans l’histoire du mouvement olympique.
Pour le Sénégal, l’aspect culturel des Jeux est également important. Dans sa description officielle, le CIO mentionne le terme “Teranga”, un mot de la langue wolof associé à l’hospitalité, au respect et à l’ouverture envers les autres. En pratique, on tentera de transmettre ce concept à travers les rencontres d’athlètes, les programmes culturels, les activités bénévoles et le travail quotidien avec les jeunes. Pour ceux qui voyageront aux compétitions ou aux programmes d’accompagnement, un hébergement proche des lieux des événements sera un élément logistique important, en particulier en raison du calendrier des compétitions dans plusieurs zones.
Le rôle de Dakar, Diamniadio et Saly dans l’organisation des Jeux
Selon les informations officielles du CIO, les modèles sportifs seront présents dans les trois zones d’accueil : Dakar, Diamniadio et Saly. Dakar, en tant que capitale, a un rôle central dans la présentation des Jeux et devrait attirer le plus d’attention du public international. Diamniadio a été développée ces dernières années comme une zone urbaine et infrastructurelle importante près de Dakar, tandis que Saly est connue comme une zone touristique côtière. Une telle répartition peut aider les organisateurs à désengorger la capitale tout en impliquant différentes parties du pays dans le programme olympique.
C’est précisément grâce à plusieurs sites que le programme des modèles sportifs peut être plus accessible aux jeunes participants. Le CIO indique que les mentors seront impliqués dans les entraînements, les ateliers et les rencontres sur le terrain, et pas seulement dans les événements protocolaires. C’est une différence importante, car elle permet aux jeunes athlètes d’avoir une conversation directe dans l’environnement dans lequel ils se préparent et concourent réellement. Un tel format réduit la distance entre les olympiens et les jeunes participants et rend le rôle de mentor plus concret.
Pour les organisateurs, le défi sera de coordonner le calendrier des compétitions, le programme éducatif et les déplacements des athlètes entre les zones. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse, en raison de leur composante éducative, ont une dynamique différente de celle des Jeux Olympiques seniors : en plus des résultats, les participants sont censés s’impliquer dans des ateliers, des activités culturelles et des programmes d’échange. C’est pourquoi les modèles sportifs peuvent jouer un rôle important en encourageant les jeunes compétiteurs à participer aussi en dehors des terrains de compétition.
Le premier groupe présenté en avril, de nouveaux noms ajoutés en mai
Le CIO a présenté le premier groupe de 31 modèles sportifs le 16 avril 2026, et l’annonce du 19 mai 2026 a élargi cette liste à 36 noms. Dans l’annonce d’avril, le CIO a indiqué que les personnes sélectionnées comptaient des champions olympiques, des médaillés et des olympiens issus de différents sports. L’objectif est ainsi de garantir que les jeunes athlètes à Dakar aient accès à des personnes qui ont traversé différentes phases du sport d’élite : des qualifications et des grandes attentes aux performances sur la scène olympique et à la vie après les plus grandes compétitions.
Les cinq noms supplémentaires sont également importants en raison de la couverture des sports qui seront présents au programme. Le breaking est particulièrement intéressant parce qu’il représente une culture sportive urbaine et une forme de compétition proche des jeunes. Le tir à l’arc, le pentathlon moderne, le tennis et le sport équestre apportent des traditions et des exigences compétitives tout à fait différentes. La combinaison de ces sports peut élargir l’éventail des expériences qui seront disponibles pour les participants aux Jeux, de la précision technique et de la préparation tactique à l’endurance physique, à la créativité et à la relation avec l’animal dans le sport équestre.
Selon les informations publiées sur la plateforme Athlete365, les 36 athlètes auront tous un rôle important dans le soutien à la nouvelle génération de compétiteurs. Athlete365, la plateforme du CIO destinée aux athlètes, présente le programme comme une occasion pour les jeunes participants de recevoir des conseils de personnes qui comprennent de l’intérieur la vie du sport d’élite. Ce type de soutien est particulièrement important à un âge où les jeunes athlètes sont encore en formation, sur le plan sportif comme sur le plan personnel.
La préparation mentale et la prévention des blessures au centre des ateliers
L’un des éléments les plus importants du programme annoncé concerne la préparation mentale. Le CIO indique que la préparation mentale sera justement l’un des thèmes des ateliers éducatifs à Dakar. C’est un domaine qui est devenu de plus en plus visible dans le sport international ces dernières années, car les résultats dépendent non seulement de la préparation physique, mais aussi de la capacité à gérer la pression, les attentes, les défaites et l’attention publique. Pour les athlètes jusqu’à 17 ans, de tels thèmes peuvent être décisifs, car ils rencontrent souvent pour la première fois une compétition ayant une visibilité mondiale.
La prévention des blessures est également un thème essentiel. Les jeunes athlètes en phase de développement peuvent être exposés à une charge d’entraînement excessive, surtout lorsque l’on attend d’eux des résultats rapides. Les athlètes expérimentés peuvent les aider à comprendre l’importance de la récupération, d’une bonne planification de la saison et de la communication avec les entraîneurs et le personnel médical. De tels conseils ne remplacent pas le travail médical professionnel, mais ils peuvent aider les jeunes à comprendre pourquoi la santé à long terme est aussi importante que le résultat immédiat.
Le troisième thème important est le développement de carrière. Dans les sports où le parcours professionnel n’est pas toujours financièrement sûr, les jeunes compétiteurs doivent réfléchir tôt à l’éducation, aux compétences en dehors du sport et à une éventuelle transition vers d’autres rôles après leur carrière compétitive. Le programme des modèles sportifs peut donc ouvrir des discussions sur la scolarité, la planification de carrière, la prise de parole publique, la responsabilité envers la communauté et la manière dont l’expérience sportive peut être utilisée même après la fin de la compétition active.
Un programme qui relie compétition, éducation et communauté locale
Le CIO annonce que les modèles sportifs, en plus de leur travail avec les compétiteurs, seront également impliqués dans des activités avec les communautés locales. C’est important parce que les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar ne veulent pas rester enfermés à l’intérieur des sites sportifs. Si le programme est mis en œuvre comme annoncé, les jeunes au Sénégal pourront rencontrer des olympiens et des modèles sportifs, et pas seulement suivre les compétitions comme spectateurs. De telles rencontres peuvent avoir un effet à plus long terme que le résultat sportif lui-même, car elles rapprochent les enfants et les jeunes de la possibilité de pratiquer un sport et de participer à des programmes internationaux.
En ce sens, Dakar 2026 est aussi un test de la stratégie plus large du CIO visant à relier le sport à l’éducation et au développement social. Les documents officiels du CIO soulignent que les Jeux doivent promouvoir les valeurs olympiques auprès des jeunes au Sénégal et sur le continent africain. Cela inclut le respect, l’excellence et l’amitié, mais aussi des formes concrètes d’engagement comme le bénévolat, l’éducation et la création d’occasions pour les jeunes. Le programme des modèles sportifs s’inscrit dans ce cadre, car il repose sur l’expérience personnelle et le transfert direct de connaissances.
La particularité de Dakar 2026 sera aussi la première participation de l’équipe olympique des réfugiés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse. Selon le site officiel des Jeux, la composition de cette équipe sera déterminée ultérieurement, et le CIO relie ce projet au travail plus large de l’Olympic Refuge Foundation en Afrique. Ainsi, en plus du programme sportif, s’ouvrira davantage la question de l’accès au sport pour les personnes déplacées et les jeunes issus de circonstances particulièrement sensibles.
Dakar 2026 entre dans la phase finale des préparatifs
L’annonce de nouveaux modèles sportifs intervient moins de six mois avant le début des Jeux, ce qui signifie que Dakar 2026 entre dans une période où les préparatifs programmatiques et organisationnels doivent se transformer en mise en œuvre opérationnelle. En avril et mai 2026, le CIO a publié plusieurs informations liées aux Jeux, notamment le programme des jeunes reporters, les activités des jeunes leaders et les préparatifs des comités nationaux olympiques. Cela montre qu’en parallèle du calendrier sportif se construisent aussi le cadre éducatif, médiatique et bénévole de la compétition.
Pour les jeunes athlètes qui concourront au Sénégal, la rencontre avec des mentors comme Barbelin, Hefny, Languina, Al Marzooqi et Ono pourrait être l’une des valeurs les plus importantes des Jeux. Les médailles resteront l’objectif sportif central, mais les Jeux Olympiques de la Jeunesse ont une mission plus large : offrir aux athlètes une expérience qui les prépare à une carrière senior et à la vie en dehors des classements de résultats. C’est précisément pourquoi le CIO souligne dans l’annonce que les modèles sportifs ne seront pas seulement présents lors des cérémonies, mais participeront à des ateliers, des conversations et des activités quotidiennes sur les sites d’accueil.
Dakar accueillera du 31 octobre au 13 novembre 2026 une nouvelle génération d’athlètes, mais aussi un groupe de compétiteurs expérimentés dont le rôle sera de les aider à comprendre ce que signifie concourir sur une grande scène internationale. Si le programme remplit l’objectif annoncé, les modèles sportifs pourraient laisser une trace qui dépasse les résultats des compétitions individuelles et devenir l’un des éléments les plus visibles de l’héritage des premiers jeux sportifs olympiques organisés en Afrique.
Sources :
- Comité International Olympique – annonce concernant cinq modèles sportifs supplémentaires pour Dakar 2026 (link)
- Olympics.com / CIO – page officielle des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 avec les dates, le contexte et la description de l’accueil (link)
- Comité International Olympique – annonce concernant le premier groupe de modèles sportifs pour Dakar 2026 (link)
- Athlete365 / CIO – aperçu des modèles sportifs pour Dakar 2026 (link)
- World Archery – confirmation de la nomination de Lisa Barbelin et contexte supplémentaire sur sa carrière sportive (link)
- World DanceSport Federation – confirmation de la nomination de Hiroto Ono comme modèle sportif dans le programme Dakar 2026 (link)