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Metz Handball renverse Györi Audi ETO KC à Budapest et gagne une Ligue des champions EHF historique

Metz Handball a remporté sa première Ligue des champions EHF féminine en battant Györi Audi ETO KC 31:29 au MVM Dome de Budapest. Le club français a marqué l’histoire du handball féminin, porté par une Sarah Bouktit décisive et élue MVP de la finale

· 13 min de lecture
Metz Handball renverse Györi Audi ETO KC à Budapest et gagne une Ligue des champions EHF historique Karlobag.eu / illustration

Metz a fait tomber Györ à Budapest et a remporté pour la première fois la Ligue des championnes EHF

Metz Handball a remporté le premier titre de champion d’Europe de l’histoire du club après avoir battu Györi Audi ETO KC 31:29 le 7 juin 2026 en finale de l’EHF Champions League Women dans la salle MVM Dome de Budapest. Selon le rapport officiel de la Fédération européenne de handball, le club français est devenu le premier représentant de la France à soulever le trophée de la Ligue des championnes EHF féminine, et cette victoire a mis fin à la domination de Györ, champion en titre et club le plus performant des tournois finaux ces dernières années. La finale s’est jouée devant 20 022 spectateurs, ce qui, selon l’EHF, a égalé le record mondial d’affluence pour un match de handball féminin de clubs établi lors du même événement en 2023.

Le match avait tous les éléments d’une grande finale : un début puissant de Györ, la réponse de Metz avant la pause, l’échappée française au milieu de la seconde période et la pression hongroise dans le final. Metz est rentré à la mi-temps avec une avance minimale de 18:17, même si Györ avait connu en première période des séquences avec trois buts d’avance. La période décisive s’est révélée être celle durant laquelle l’équipe française a stoppé l’attaque adverse et a progressivement pris le rythme, et l’EHF indique que Györ est resté sans but de la 25e minute jusqu’à la fin de la première période. Dans la suite, Metz a pris six buts d’avance à la 46e minute, après quoi il a contenu la poussée de la formation hongroise et conclu la soirée la plus importante de l’histoire du club.

Bouktit a marqué la finale et a reçu la distinction de MVP

La figure centrale de la finale a été Sarah Bouktit, pivot de Metz, qui, selon les données de l’EHF, a inscrit 12 buts en 15 tentatives et a été élue joueuse la plus utile de la finale du Raiffeisen Bank EHF FINAL4 2026. Bouktit avait déjà marqué neuf buts sur 12 tirs en première mi-temps, y compris le but par lequel Metz a renversé le score à 18:17 dans les derniers instants de la première période. Son jeu à la ligne a été un problème constant pour la défense de Györ, et les réactions défensives provoquées ont ouvert de l’espace à la base arrière et aux ailières de la formation française.

Dans son rapport, l’EHF a souligné que Bouktit avait marqué au total 20 buts pendant tout le week-end, huit en demi-finale et 12 en finale, donnant ainsi à Metz le rendement nécessaire pour remporter le tournoi final. Son efficacité a été particulièrement importante dans les moments où Györ tentait de reprendre le contrôle de la rencontre par un contact plus ferme et des replis défensifs plus rapides. L’entraîneur de Györ Per Johansson, selon les déclarations publiées par l’EHF, a reconnu après la rencontre que son équipe n’avait pas trouvé de solution pour Bouktit et que Metz avait été plus puissant et plus rapide dans le jeu en un contre un. Dans la même déclaration, Johansson a souligné que Metz méritait le titre et que, selon lui, il avait été la meilleure équipe de la saison.

Pour Györ, la plus efficace a été Bruna de Paula avec sept buts en 12 tentatives, tandis que Nathalie Hagman et d’autres joueuses de la base arrière ont aussi apporté une contribution offensive importante en première période. Mais Györ, malgré la profondeur de son effectif et son expérience dans les matches pour un trophée, n’a pas réussi à stabiliser sa défense dans les périodes où Metz accélérait. Dans le final, la formation hongroise s’est rapprochée et a rouvert la question du vainqueur, mais l’équipe française a résisté à la pression et a conservé deux buts d’avance. Du point de vue du déroulement de la rencontre, c’est précisément la capacité de Metz à rester calme après le retour tardif de Györ qui a fait la différence entre une victoire historique et une nouvelle tentative manquée au tournoi final.

Renversement avant la pause et série clé en seconde période

Györ a ouvert la finale avec puissance en attaque. Selon les déclarations publiées par l’EHF, l’entraîneur Per Johansson a estimé que son équipe avait eu un très bon rythme offensif durant les 15 premières minutes et avait marqué 11 buts, mais que les problèmes défensifs étaient apparus immédiatement. Cette évaluation s’est vue clairement dans la dynamique du score : Györ avait l’avantage, mais n’a pas réussi à se détacher suffisamment pour contraindre Metz à jouer sous une pression constante. L’équipe française est restée proche, a utilisé l’espace autour des six mètres et a puni les périodes durant lesquelles la défense hongroise était en retard dans les changements.

La fin de la première mi-temps a été le premier grand moment charnière de la finale. L’EHF indique que Metz a maintenu Györ sans but de la 25e minute jusqu’au retour aux vestiaires, et cette série a permis à la formation française de renverser le score et de prendre un avantage psychologique. Le but de Sarah Bouktit pour le 18:17 juste avant la pause a changé le ton du match, car Györ, qui était dans une phase de contrôle, est soudain entré dans la suite comme une équipe devant chercher une réponse. Pour Metz, c’était la preuve qu’il pouvait résister aux vagues du tenant du titre et qu’il n’avait pas à jouer seulement de façon réactive en finale.

Le deuxième moment charnière est arrivé au milieu de la seconde période. Selon le rapport officiel de l’EHF, Metz avait six buts d’avance à la 46e minute après avoir de nouveau réussi à stopper Györ pendant près de huit minutes sans but. Durant cette période, la formation française ne dépendait pas d’une seule joueuse : aux côtés de Bouktit, Tyra Axnér et les joueuses qui apportaient de la largeur à l’attaque se sont distinguées, tandis que l’entraîneur Emmanuel Mayonnade utilisait presque tout son effectif. Une telle approche s’est révélée importante, car la finale, après les demi-finales exigeantes de la veille, demandait de la fraîcheur et une répartition équilibrée des responsabilités.

Györ a augmenté le rythme dans les dix dernières minutes environ et a forcé Metz à une fin de match plus nerveuse. L’EHF note dans son rapport que Kristine Breistøl a été directement disqualifiée à la 54e minute pour avoir poussé Léna Grandveau en l’air, ce qui a privé Györ d’une joueuse défensive importante dans les moments clés. Malgré cela, l’équipe hongroise a continué à mettre la pression et à réduire l’écart, mais Metz a gardé suffisamment de calme en attaque et suffisamment de solidité en défense pour ne pas permettre un renversement complet. Mayonnade, selon les déclarations publiées, a reconnu que son équipe craignait la pression finale de Györ, mais a souligné que les joueuses avaient continué à faire ce qui leur avait donné l’avantage.

Le club français a saisi une occasion historique

Metz est arrivé à Budapest avec le poids évident des échecs passés lors du tournoi final. Selon le rapport de l’EHF sur la demi-finale, grâce à sa victoire 32:27 contre CSM Bucuresti, le club français s’est qualifié pour la première fois de son histoire pour la finale de la Ligue des championnes EHF. Ce succès était déjà en soi une avancée, car avant 2026 Metz était arrivé plusieurs fois parmi les quatre meilleures équipes, mais n’avait pas réussi à franchir le dernier obstacle vers le match pour le titre. En demi-finale, l’équipe d’Emmanuel Mayonnade a montré une stabilité défensive et une efficacité offensive, ce qui a été le prélude à la performance qui apporterait le trophée le lendemain.

En demi-finale contre CSM Bucuresti, selon l’EHF, Metz s’est imposé 32:27 avec huit buts de Sarah Bouktit en huit tentatives et sept buts de Chloé Valentini. La gardienne Johanna Bundsen a enregistré 17 arrêts avec une efficacité de 39,5 pour cent, et l’EHF indique aussi qu’elle a marqué deux buts et aidé les ailières à lancer les contre-attaques. Cette demi-finale a été importante pour comprendre la finale suivante : Metz ne gagnait pas seulement par la qualité individuelle, mais par une combinaison de transition rapide, de discipline au repli et de capacité à punir les erreurs techniques des adversaires. Un schéma similaire s’est vu aussi contre Györ, surtout dans les moments où la défense française fermait l’espace au centre et où l’attaque attaquait rapidement une défense non replacée.

Pour le handball féminin français de clubs, le titre de Metz a une signification plus large. L’EHF a particulièrement souligné que Metz est le premier club français à avoir remporté la Ligue des championnes EHF féminine, et ce succès arrive dans une saison où JDA Bourgogne Dijon Handball a remporté l’EHF European League. Un tel contexte confirme le renforcement des clubs français dans les compétitions européennes, d’autant plus que le tournoi final à Budapest rassemblait aussi Brest Bretagne, un autre représentant français. Toutefois, le titre de Metz a un poids particulier, car il a été remporté contre Györ, club qui est arrivé au MVM Dome comme tenant du titre et symbole de continuité au plus haut niveau européen.

Györ privé d’un troisième titre consécutif

Györi Audi ETO KC est entré en finale comme tenant du titre et comme club visant un troisième titre consécutif dans la plus forte compétition européenne. Selon le rapport de l’EHF sur la demi-finale, Györ avait obtenu la veille sa place en finale grâce à une victoire dramatique 31:30 contre Brest Bretagne, après une rencontre dans laquelle Brest avait l’avantage dans le final, mais où l’équipe hongroise a renversé le score dans les dernières minutes. Dans cette rencontre, Dione Housheer a inscrit neuf buts en 13 tentatives, et l’EHF indique que l’atmosphère dans le MVM Dome était exceptionnelle devant 19 850 spectateurs.

Une telle demi-finale a laissé l’impression d’une équipe qui trouve le chemin de la victoire même dans les situations difficiles, mais la finale a montré les limites d’un recours aux fins de match serrées. Johansson a déclaré après la défaite, selon les propos de l’EHF, que les grandes équipes peuvent gagner de tels matches, mais qu’elles ne doivent pas se remettre dans une situation où tout dépend de petits écarts. Györ a de nouveau eu contre Metz des moments de retour, mais n’a pas eu assez de stabilité défensive pour mener le renversement jusqu’au bout. Cela s’est particulièrement manifesté dans les périodes où Bouktit recevait le ballon à la ligne ou lorsque Metz attirait patiemment la défense et créait de l’espace pour le tir.

La défaite a aussi une dimension symbolique, car pour Nathalie Hagman la finale était le dernier match de sa carrière professionnelle. Selon les flash quotes de l’EHF, la handballeuse suédoise a dit qu’il lui était difficile de ne pas terminer sa carrière avec un trophée et a reconnu que Metz avait joué un match de qualité. Hagman a en même temps souligné que Györ avait réalisé une excellente saison, mais qu’en finale il n’avait pas été assez bon, surtout dans la recherche d’une réponse défensive au jeu de Sarah Bouktit. Ses paroles résument bien une soirée où Györ avait offensivement assez de qualité pour une finale équilibrée, mais n’a pas réussi défensivement à imposer les conditions qu’il impose habituellement dans les matches pour le titre.

Le FINAL4 a confirmé son statut de grand événement du handball féminin de clubs

Le Raiffeisen Bank EHF FINAL4 2026 s’est tenu les 6 et 7 juin au MVM Dome à Budapest, et selon les données de la Fédération internationale de handball et de l’EHF, Brest Bretagne Handball, CSM Bucuresti, Györi Audi ETO KC et Metz Handball ont participé au tournoi final. Dans les demi-finales du samedi, Metz a battu CSM Bucuresti 32:27, tandis que Györ a dominé Brest 31:30. Le lendemain, CSM Bucuresti a remporté la troisième place par une victoire 32:26 contre Brest, et la finale s’est terminée par la victoire de Metz 31:29 contre Györ. Un tel calendrier et de tels résultats ont confirmé le haut niveau d’équilibre entre les meilleures équipes européennes, même si la conclusion est finalement revenue au club qui a montré le plus de continuité sur deux jours.

Le MVM Dome a de nouveau été la scène centrale du handball féminin de clubs. L’EHF a publié pour la finale le chiffre de 20 022 spectateurs et d’une salle à guichets fermés, tandis que les demi-finales avaient déjà attiré une affluence exceptionnelle : le match Metz - CSM s’est joué devant 18 500 spectateurs, tandis que la rencontre Brest - Györ a été suivie par 19 850 spectateurs. De tels chiffres sont importants pour le développement du sport féminin, car ils montrent que le tournoi final n’est pas seulement le sommet compétitif de la saison, mais aussi un événement capable de remplir l’une des plus grandes salles européennes. Budapest s’est ainsi encore une fois confirmée comme un hôte stable du format final de l’EHF.

Sportivement, le tournoi a apporté un changement dans l’ordre au sommet européen. Györ est certes resté parmi les clubs les plus forts du continent, mais Metz, par sa victoire en finale, a envoyé un message clair : l’équilibre dans la Ligue des championnes féminine peut changer et l’expérience des matches finaux n’est pas le seul facteur décisif. La formation française a battu en deux jours CSM Bucuresti et Györ, deux équipes aux grandes ambitions européennes, tout en montrant différentes manières de gagner : le contrôle contre la formation roumaine et la résistance face à la pression hongroise. C’est précisément pourquoi ce titre ne restera pas seulement dans les mémoires comme le premier de l’histoire du club, mais aussi comme la confirmation de la maturation d’une équipe qui a été proche du plus grand trophée pendant des années.

Pour la saison 2025/26, le rideau est ainsi tombé sur la plus forte compétition européenne de clubs pour les handballeuses. L’EHF a annoncé que Henny Reistad de Team Esbjerg avait terminé la saison comme meilleure marqueuse de la compétition avec 131 buts, bien qu’elle n’ait pas participé au tournoi final. Cette donnée souligne encore davantage à quel point la saison a été largement concurrentielle et combien le chemin vers le titre exigeait de la continuité de la phase de groupes à la finale. Metz a finalement terminé ce chemin par une victoire qui change l’histoire du club, et le trophée de Budapest devient un point de référence pour toutes les ambitions futures du champion d’Europe français.

Sources :
- Fédération européenne de handball (EHF) – rapport officiel de la finale Györi Audi ETO KC - Metz Handball et données clés du match (lien)
- Fédération européenne de handball (EHF) – page officielle de l’événement Raiffeisen Bank EHF FINAL4 2026 avec calendrier, résultats et lieu (lien)
- Fédération européenne de handball (EHF) – déclarations flash des entraîneurs et des joueuses après la finale et le match pour la troisième place (lien)
- Fédération européenne de handball (EHF) – rapport de la demi-finale Metz Handball - CSM Bucuresti (lien)
- Fédération européenne de handball (EHF) – rapport de la demi-finale Brest Bretagne Handball - Györi Audi ETO KC (lien)
- Fédération internationale de handball (IHF) – annonce et données sur l’EHF FINAL4 Women 2026 à Budapest (lien)

Étiquettes Metz Handball Györi Audi ETO KC Ligue des champions EHF féminine EHF FINAL4 handball féminin Sarah Bouktit MVM Dome Budapest finale de handball
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