Billets pour le handball - EHF Ligue des champions - saison 2025/2026
La Machineseeker EHF Champions League de la saison 2025/2026 n'est pas une histoire qui attend juin pour devenir grande. Elle l'est déjà, dès maintenant, au début du mois d'avril, tendue entre les salles de Lisbonne, Kielce, Nantes et Paris, tandis qu'à l'autre bout de la carte Cologne se dessine déjà. Le week-end final est programmé les 13 et 14 juin 2026 à la LANXESS Arena, une salle qui peut accueillir environ 19 500 spectateurs pour le handball, il est donc clair pourquoi, dans le handball européen des clubs, chaque match du printemps se mesure à une seule question : qui est assez stable pour survivre à deux mois de pression et atteindre le parquet où le trophée ne se soulève pas, mais s'arrache.
Cette saison marque la 66e édition de la plus forte compétition européenne de clubs. Le tenant du titre est le SC Magdeburg, l'équipe qui, en juin 2025, a battu Füchse Berlin 32:26 dans une finale allemande et a remporté son troisième titre européen, après 2002 et 2023. Ce détail n'est pas seulement une note historique. Il fixe le ton de la saison : Magdeburg n'est plus le chasseur qui arrive de l'arrière-plan, mais l'équipe que tout le monde regarde comme point de référence. Dans une compétition où Barça a accumulé 11 titres, chaque nouvelle tentative de créer sa propre ère prend immédiatement un poids supplémentaire.
À quoi ressemble la route vers Cologne
Le format est resté celui qui a donné à la Ligue des champions de handball une rythmique claire et dure. Seize clubs sont répartis en deux groupes de huit. Chaque club joue 14 matches, à domicile et à l'extérieur contre tous les adversaires de son groupe. Les deux premières équipes de chaque groupe vont directement en quarts de finale. Les clubs classés de la troisième à la sixième place entrent en play-off, c'est-à-dire en huitièmes de finale en deux matches, et les vainqueurs de ces confrontations rejoignent les quatre équipes déjà qualifiées en quarts de finale. Ensuite viennent encore deux affrontements de quarts de finale au score cumulé, puis le week-end final à Cologne, où tout se réduit aux demi-finales, au match pour la troisième place et à la finale.
Qui a joué cette saison
Les groupes ont réuni 16 clubs venus de 11 pays, et la composition de la compétition montre clairement à quel point le sommet européen est large, mais aussi combien quelques ligues restent dominantes.
- Groupe A : Füchse Berlin, Aalborg Håndbold, Industria Kielce, HBC Nantes, One Veszprém HC, Sporting Clube de Portugal, Dinamo Bucuresti, Kolstad Håndball
- Groupe B : Barça, SC Magdeburg, Orlen Wisla Plock, Paris Saint-Germain, GOG, OTP Bank - PICK Szeged, HC Eurofarm Pelister, HC Zagreb
Ce n'est pas une liste composée par inertie, mais le miroir du handball européen d'aujourd'hui. On y trouve d'anciens champions comme Barça, Magdeburg et Kielce, des clubs qui vivent depuis des années dans les phases finales comme Veszprém et le PSG, puis une nouvelle vague avec une identité très nette : Sporting avec les frères Costa, Füchse Berlin avec Mathias Gidsel comme visage de la compétition, Aalborg comme machine scandinave et Nantes comme équipe qui crie rarement, mais qui reste presque toujours vivante en mai.
Ce qu'a dit la phase de groupes
La phase de groupes s'est achevée le 12 mars 2026, et le classement a apporté à la fois du prévisible et de l'inattendu. Dans le groupe A, Füchse Berlin a pris la première place avec 22 points, devant Aalborg avec 21. Kielce a terminé troisième avec 17, Nantes quatrième avec 16, Veszprém cinquième avec 14, Sporting sixième également avec 14, tandis que Dinamo Bucuresti et Kolstad ont été éliminés de la course. Dans le groupe B, Barça a été presque irréprochable : 26 points en 14 matches et une différence de buts de 492:382. Magdeburg a terminé deuxième avec 23 points, Plock troisième avec 18, le PSG quatrième avec 13, GOG cinquième avec 13, Szeged sixième avec 11, tandis qu'Eurofarm Pelister et Zagreb sont restés sous la ligne.
Les chiffres portent déjà une histoire en eux-mêmes. Barça a été dans son groupe l'équipe au rythme le plus fort et à la plus grande marge, mais Berlin, dans l'autre groupe, a ressemblé à un ensemble qui sait gagner même quand le match se crispe. Aalborg a terminé avec le meilleur différentiel défensif du groupe A, tandis que Veszprém a payé le prix de son instabilité, même si, par les noms et la profondeur de l'effectif, il appartient au cercle des candidats directs pour Cologne. Zagreb, du point de vue croate, a connu une saison difficile et a terminé dernier du groupe B avec seulement deux points, mais le simple fait d'entrer dans une telle compagnie signifie une série de soirées contre des clubs qui, en règle générale, ont un effectif plus profond, un rythme plus élevé et une rotation plus large que la plupart des champions nationaux en Europe.
- Directement en quarts de finale : Füchse Berlin, Aalborg Håndbold, Barça, SC Magdeburg
- En play-off : Industria Kielce, HBC Nantes, One Veszprém HC, Sporting Clube de Portugal, Orlen Wisla Plock, Paris Saint-Germain, GOG, OTP Bank - PICK Szeged
- Éliminés après les groupes : Dinamo Bucuresti, Kolstad Håndball, HC Eurofarm Pelister, HC Zagreb
Le moment actuel de la saison : les play-offs d'avril
À la date du 7 avril 2026, la compétition se trouve dans sa phase la plus inconfortable : rien n'est encore terminé, mais on voit déjà clairement qui s'est ouvert la porte des quarts de finale. Veszprém a écrasé Paris Saint-Germain 32:24 lors du premier match et est allé au retour à Paris avec huit buts d'avance. Nantes a rapporté du Danemark une victoire 34:33 contre GOG, donc minimale, mais psychologiquement énorme, car le retour se joue à domicile. Szeged a battu Kielce 26:23 à domicile, ce qui est juste suffisant pour l'espoir, mais trop peu pour la sérénité. Sporting a battu Wisla Plock 33:29 à Lisbonne et emporte quatre buts d'avance en Pologne.
Ces affiches révèlent justement le mieux pourquoi l'EHF Ligue des champions est différente d'une simple compétition de championnat. En championnat, une mauvaise soirée fait mal, mais elle peut se corriger le week-end. Ici, une seule série vide de cinq minutes peut t'enlever ton printemps. Veszprém contre le PSG a ressemblé à une équipe qui avait enfin relié puissance et discipline. Nantes a encore été Nantes : une équipe qui n'est pas forcément la plus spectaculaire, mais qui sait survivre à un match dans lequel l'adversaire pense avoir eu suffisamment de contrôle. Sporting et Szeged ont, chacun à leur manière, conquis un avantage qui n'est pas confortable, mais dangereux : assez grand pour qu'on le sente, trop petit pour qu'il te protège.
Le tableau des quarts de finale est déjà dessiné
L'EHF a déjà fixé le cadre des quarts de finale. Le vainqueur de la confrontation Sporting - Plock va sur le SC Magdeburg. Le vainqueur de la confrontation Szeged - Kielce va sur Barça. Le vainqueur de la confrontation GOG - Nantes va sur Füchse Berlin. Le vainqueur de la confrontation Veszprém - PSG va sur Aalborg. Les premiers matches des quarts de finale sont programmés les 29 et 30 avril, les retours les 6 et 7 mai.
Cela signifie que derrière les confrontations d'avril se cachent des histoires encore plus grandes. Magdeburg pourrait retrouver Sporting, une équipe qui joue avec courage et vitesse, avec les frères Costa comme générateurs de chaos. Barça peut très facilement retrouver Kielce, un club qui a trop souvent survécu à ce genre de doubles confrontations pour que quiconque puisse l'enterrer. Berlin pourrait croiser Nantes en quarts de finale, une formation qui lui a déjà infligé un coup douloureux en phase de groupes. Aalborg, de son côté, attend soit Veszprém soit le PSG, donc dans tous les cas un adversaire au plafond immense et à la pression encore plus grande.
Les joueurs grâce auxquels on se souvient de la saison
La Ligue des champions n'a jamais été seulement un tournoi de systèmes ; elle est toujours aussi une galerie de joueurs qui transforment les cassures des matches en scènes personnelles. Cette saison, le premier nom pour l'instant est Mathias Gidsel. L'arrière droit danois de Füchse Berlin mène le classement des buteurs après la phase de groupes et le premier match de la phase finale avec 120 réalisations. Juste derrière lui vient Elohim Prandi du PSG avec 115, puis Frederik Bjerre de GOG avec 112. Francisco Costa du Sporting est monté à 102 buts, et Melvyn Richardson de Wisla Plock à 99.
Ce ne sont pas seulement des chiffres pour les statisticiens. Gidsel est le symbole de la nouvelle génération de superstars du handball : un joueur qui réunit volume, élégance et efficacité brutale. Prandi donne au PSG une puissance de tir et un jeu de duel que très peu peuvent suivre sans l'aide de la défense. Francisco Costa n'est pas seulement un talent, mais le moteur du Sporting, le visage d'un club qui, au sommet européen, a cessé d'être une exotique curiosité pour devenir un problème pour tout le monde. Quand de tels joueurs se combinent avec des équipes qui ont déjà l'expérience de jouer avec trois possessions d'écart, naît ce type de tension grâce auquel un simple mercredi de mars ou d'avril suffit pour qu'une salle sonne comme un week-end final.
- Meilleurs buteurs jusqu'au 7 avril 2026 : Mathias Gidsel 120, Elohim Prandi 115, Frederik Bjerre 112, Francisco Costa 102, Melvyn Richardson 99
- Les noms qui reviennent sans cesse dans les récits sur la phase finale : Nedim Remili, Martim Costa, Aleix Gómez, Félix Claar, Melvyn Richardson, Thibaut Briet
Les salles dans lesquelles la saison a respiré
La Ligue des champions est toujours aussi un voyage à travers la géographie européenne du handball. De Barcelone à Bitola, de Berlin à Zagreb, chaque salle porte une acoustique différente et une pression différente. La phase finale, comme les années précédentes, revient à la LANXESS Arena de Cologne, amphithéâtre du handball pour environ 19 500 spectateurs. Là, les horaires sont déjà fixés : le 13 juin, les demi-finales se jouent à 15:00 et 18:00, et le 14 juin le match pour la troisième place à 15:00 et la finale à 18:00.
Pour le lecteur croate, cette saison a aussi une étape domestique claire : HC Zagreb a joué ses soirées européennes à Zagreb, contre des clubs qui arrivent avec des budgets différents et une profondeur d'effectif différente. Même si le résultat n'a pas été clément, ce contraste montre le mieux à quel point la Ligue des champions est en réalité impitoyable. Il suffit de regarder qui a fini sous la ligne : Dinamo Bucuresti, Kolstad, Pelister et Zagreb. Aucun de ces clubs n'est un participant accidentel, mais dans cette concurrence, même une équipe solide a souvent l'air d'une équipe qui a constamment un pas et demi de retard.
- Phase finale : LANXESS Arena, Cologne, Allemagne, environ 19 500 places pour le handball
- Dates du week-end FINAL4 : 13 et 14 juin 2026
- Demi-finales : samedi à 15:00 et 18:00
- Match pour la troisième place et finale : dimanche à 15:00 et 18:00
L'histoire qui entre sans cesse sur le terrain
Quand on parle de l'EHF Ligue des champions, le passé n'est pas un ornement mais un participant actif. Barça est le club le plus titré de la compétition avec 11 titres. THW Kiel en a quatre. Ciudad Real et SC Magdeburg en ont trois et deux respectivement à l'ère du handball moderne, et parmi les vainqueurs figurent aussi Montpellier, Vardar, Kielce, Flensburg, Hamburg, Celje, San Antonio, Bidasoa et Cantabria. La victoire de Magdeburg en 2025 contre Berlin par 32:26 s'est donc immédiatement inscrite dans un contexte plus large : le club a confirmé que son titre de 2023 n'avait pas été un éclair, mais le signe d'un retour dans l'aristocratie européenne.
Une autre ligne historique passe par les individus. Dans le club des mille buts européens et plus figurent des noms qui définissent une époque : Kiril Lazarov, Nikola Karabatić, Timur Dibirov et Mikkel Hansen. Dibirov est particulièrement intéressant parce que Zagreb l'a regardé comme son propre joueur, et le tableau historique de l'EHF le maintient encore parmi les plus grands buteurs qu'ait connus la compétition. De tels chiffres donnent une profondeur supplémentaire à chaque nouveau printemps : quand aujourd'hui Gidsel traverse une défense, il n'attaque pas seulement l'adversaire, mais aussi une place dans le livre d'histoire.
Les détails intéressants qui donnent un visage à cette saison
L'une des histoires les plus fortes de la phase de groupes a été l'ascension du Sporting, passé d'un club que l'on regardait récemment encore comme un sympathique challenger à un club qui menace sérieusement tout le monde. Francisco et Martim Costa ont transformé l'équipe lisboète en une formation qui ne joue pas au courage, mais le vit. La deuxième histoire, c'est Berlin : longtemps, ce club a eu la réputation d'un projet prometteur, et maintenant il a aussi la première place du groupe et le meilleur buteur de la compétition. La troisième, c'est Barça, qui a terminé le groupe B avec 26 points et une différence de buts de plus 110, ce qui ressemble davantage à une démonstration de force qu'à une simple qualification.
Il y a aussi Magdeburg, dont la saison se déplace encore entre structure et drame. Dans cette compétition, ce club semble ne jamais avancer en ligne droite. Même lorsqu'il domine, on a l'impression que chaque résultat doit passer par la tension. C'est aussi là l'un des secrets de son attrait européen : Magdeburg ne conquiert pas l'espace par la routine, mais par la pression. Et quand une telle équipe entre en avril en tant que tenante du titre, chaque futur match prend automatiquement le goût d'une répétition de finale avant la finale elle-même.
Il est également intéressant de noter que l'EHF a déjà confirmé une grande réforme de la compétition, mais seulement à partir de la saison 2026/27. À ce moment-là, la Ligue des champions masculine passera à 24 clubs et à un système différent avec six groupes de quatre. En d'autres termes, la saison 2025/26 est la dernière dans le format actuel de 16 clubs et deux grands groupes. Et c'est pourquoi elle possède une valeur documentaire supplémentaire : un chapitre de la compétition s'achève, un chapitre qui a donné beaucoup de grandes soirées, un rythme reconnaissable de l'automne et de l'hiver et une route très claire des groupes jusqu'à Cologne.
Ce que cette saison signifie dans la perspective croate
Pour le public croate, l'EHF Ligue des champions n'est jamais seulement un spectacle neutre. Zagreb fait partie de son histoire depuis les années quatre-vingt-dix, et même lorsqu'il n'est pas capable de viser les plus hauts sommets, sa seule présence dans la compétition garde ouverte une fenêtre vers le sommet du handball européen. Cette saison, cette fenêtre a montré à quel point le niveau est élevé. Zagreb a terminé huitième du groupe B, mais les adversaires étaient Barça, Magdeburg, le PSG, Plock, GOG, Szeged et Pelister. C'est un calendrier qui ne pardonne pas la moindre baisse de concentration.
Pourtant, c'est précisément là que réside le sens d'une telle compétition. La Ligue des champions n'est pas miséricordieuse, mais elle est précise. Elle montre très vite où tu en es, ce que vaut ton effectif, combien de temps ton rythme tient et si tu as sur la ligne arrière un joueur capable de prendre un match en main quand le système n'aide plus. C'est aussi pour cela qu'elle est si attrayante pour les spectateurs : elle ne cache pas les rapports de force, mais en même temps elle ouvre régulièrement un espace à des soirées où l'outsider tient suffisamment longtemps pour que le favori commence à douter.
Alors que les retours d'avril approchent, la saison 2025/26 se tient exactement sur cette ligne où le bon handball cesse d'être seulement un beau jeu et devient un test de nerfs. Berlin, Aalborg, Barça et Magdeburg attendent déjà. Derrière eux arrivent des clubs qui ne sont même pas encore sûrs de terminer la semaine dans le même rôle. C'est la meilleure description de la Ligue des champions : une compétition dans laquelle le classement apporte de l'ordre, mais où le printemps transforme de nouveau tout en lutte.