L'Argentine brise la résistance de la Suisse après prolongation et décroche une demi-finale classique contre l'Angleterre
L'Argentine s'est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde 2026 en battant la Suisse 3:1 après prolongation, lors du quart de finale disputé à Kansas City. Les champions du monde en titre ont pris l'avantage dès la 10e minute grâce à Alexis Mac Allister, mais la Suisse est parvenue à revenir en seconde période par l'intermédiaire de Dan Ndoye à la 67e minute, relançant une rencontre restée indécise jusqu'à la fin du temps réglementaire. Selon les comptes rendus du match, le moment décisif après l'égalisation suisse a été l'expulsion de Breel Embolo. L'Argentine s'est alors retrouvée en supériorité numérique, mais elle a tout de même eu besoin de 30 minutes supplémentaires pour valider sa qualification.
Julián Álvarez a fait la différence pendant la prolongation. À la 112e minute, l'attaquant argentin a marqué d'une frappe puissante et précise décochée de l'extérieur de la surface, avant que Lautaro Martínez ne fixe le score à 3:1 dans le temps additionnel de la deuxième période de prolongation, à la suite d'une contre-attaque argentine. Le calendrier de la FIFA et les informations publiées par les médias internationaux confirment que l'Argentine affrontera l'Angleterre en demi-finale à Atlanta, tandis que l'autre affiche opposera la France à l'Espagne. Plus tôt, le 11 juillet 2026 à Miami, l'Angleterre avait battu la Norvège 2:1 après prolongation grâce à un doublé de Jude Bellingham.
Mac Allister a puni l'inattention suisse dès le début
L'Argentine a entamé la rencontre avec calme, avec l'intention claire de prendre rapidement le contrôle du rythme et d'obliger la Suisse à défendre dans un bloc bas. Cette approche lui a permis d'ouvrir le score dès la 10e minute. Lionel Messi a tiré un corner et Alexis Mac Allister, insuffisamment surveillé dans la surface de réparation, a placé une tête hors de portée de Gregor Kobel. Selon le compte rendu de Sky Sports, la défense suisse a laissé Mac Allister beaucoup trop libre à deux reprises consécutives sur des coups de pied arrêtés argentins, et la deuxième erreur a suffi pour provoquer le premier but de la rencontre.
Cette ouverture du score précoce a permis à l'Argentine d'adopter un scénario qui lui convient souvent en phase à élimination directe: davantage de contrôle, moins de risques et une attente patiente des espaces derrière la dernière ligne adverse. La Suisse ne s'est toutefois pas totalement effondrée après avoir encaissé ce but. L'équipe de Murat Yakin a conservé son organisation, même si elle a eu du mal à se procurer des occasions franches pendant la première période. Les tentatives suisses les plus dangereuses au cours des 45 premières minutes sont principalement venues de percées individuelles et de centres depuis les côtés, tandis que la défense argentine, dirigée par Lisandro Martínez et Cristian Romero, a réussi à fermer l'espace axial devant Emiliano Martínez.
La Suisse a paru prudente en première période, mais elle n'était pas inoffensive. Breel Embolo a bénéficié de la situation la plus concrète dans la surface argentine, mais la défense et le gardien argentins ont réussi à l'arrêter avant sa frappe finale. De son côté, l'Argentine a protégé son avantage sans forcer excessivement. Cette dynamique a maintenu le résultat ouvert et laissé suffisamment de possibilités à la Suisse pour changer le ton de la rencontre après la pause.
La Suisse est revenue par le côté gauche et grâce au but de Ndoye
La seconde période a révélé une Suisse nettement plus audacieuse. Selon le compte rendu de Hina, la sélection suisse a créé une série de situations dangereuses entre la 60e et la 67e minute, principalement sur le côté gauche, où Ricardo Rodríguez a joué un rôle de plus en plus important dans la construction des attaques. Ses centres et ses combinaisons ont obligé l'Argentine à défendre plus bas, tandis que Dan Ndoye et Granit Xhaka ont forcé Emiliano Martínez à réaliser des interventions annonçant un changement dans le rapport de forces.
L'égalisation est arrivée à la 67e minute, lorsque Ndoye et Rodríguez ont réalisé une combinaison rapide sur le côté gauche. Ndoye est entré dans la surface et, depuis une position difficile, a trouvé le petit filet opposé pour porter le score à 1:1. Ce but a complètement modifié le cadre émotionnel et tactique de la rencontre. À ce moment-là, la Suisse semblait avoir trouvé un point faible dans la structure argentine, tandis que l'Argentine devait répondre sous une forte pression pour la première fois depuis son ouverture du score précoce.
Le but a également eu une importance plus large pour la suite de la rencontre. La Suisse avait montré qu'elle pouvait résister au contrôle argentin et profiter des moments où le match s'ouvrait. L'Argentine, en revanche, a dû quitter sa zone de sécurité et accélérer de nouveau le rythme. En phase à élimination directe de la Coupe du monde, de tels changements décident souvent des matchs, car une modification du rythme concerne non seulement la tactique, mais également l'équilibre psychologique des équipes.
L'expulsion d'Embolo a changé le cours du match
Quelques minutes seulement après l'égalisation est survenu un moment qui allait rester l'un des principaux sujets de discussion après la rencontre. Breel Embolo a reçu un deuxième carton jaune et a dû quitter le terrain après une action sur laquelle une faute avait initialement été accordée à la Suisse. Selon les comptes rendus de Sky Sports et de Hina, l'arbitre João Pinheiro a d'abord averti Leandro Paredes, avant de modifier sa décision après vérification de la VAR et de sanctionner Embolo pour simulation. L'attaquant suisse ayant déjà reçu un avertissement, cette décision entraînait automatiquement son expulsion.
Cette décision a interrompu l'élan suisse et complètement transformé la situation tactique. La Suisse est passée du statut d'équipe qui venait d'égaliser et mettait la pression à celui d'une formation obligée de défendre le résultat à dix. L'Argentine a repris la possession et a progressivement déplacé le jeu vers la surface suisse, mais sa supériorité numérique ne lui a pas immédiatement permis d'inscrire un deuxième but. Kobel est resté un élément important, tandis que le bloc suisse, malgré son affaiblissement, a résisté jusqu'à la fin du temps réglementaire.
Dans les dernières minutes de la seconde période, l'Argentine a obtenu plusieurs occasions de régler le sort de la rencontre avant la prolongation. Messi a tenté une frappe lointaine, Mac Allister est resté dangereux par ses courses venues de l'arrière et Lisandro Martínez a menacé sur coup de pied arrêté. Pendant ces minutes, la Suisse pensait davantage à survivre qu'à lancer une nouvelle attaque, mais elle est parvenue à tenir jusqu'au terme des 90 minutes. Pour l'Argentine, cela signifiait un effort physique et mental supplémentaire dans une rencontre où l'avantage acquis très tôt avait déjà disparu.
Álvarez a marqué alors que la Suisse semblait pouvoir atteindre la séance de tirs au but
La prolongation a commencé avec la pression argentine attendue, mais la Suisse, malgré son infériorité numérique, a défendu avec discipline pendant longtemps. L'Argentine a fait circuler le ballon autour de la surface, recherché des espaces entre les lignes et tenté de libérer Messi, Álvarez ainsi que les joueurs arrivant de plus loin. Thiago Almada, entré en jeu, a apporté davantage d'énergie et de verticalité, et ses tentatives ont laissé entendre que la résistance suisse s'épuisait progressivement.
Le moment décisif est arrivé à la 112e minute. Après un ballon repoussé et une nouvelle attaque argentine, Álvarez s'est retrouvé en position de frapper à environ 20 ou 25 mètres et a trouvé la lucarne du but de Kobel. Selon le compte rendu de Sky Sports, cette frappe a redonné l'avantage à l'Argentine et a pratiquement anéanti le plan suisse consistant à conduire la rencontre jusqu'aux tirs au but. Ce but a eu un poids supplémentaire parce qu'il est arrivé tard, après une longue période de domination argentine sans solution décisive.
La Suisse a dû prendre des risques dans les derniers instants. Malgré son infériorité numérique, elle a tenté de remonter ses lignes et d'envoyer le plus grand nombre possible de joueurs vers l'avant, ouvrant ainsi des espaces à l'Argentine pour contre-attaquer. À la 120e+1 minute, Kobel a arrêté la première tentative de Thiago Almada, mais le ballon est revenu sur Lautaro Martínez, qui a calmement marqué pour porter le score à 3:1. Les espoirs suisses de revenir au score se sont ainsi éteints, tandis que l'Argentine a confirmé sa place parmi les quatre meilleures sélections du tournoi.
L'Argentine a de nouveau montré son expérience, mais a également dépensé beaucoup d'énergie
La victoire a permis à l'Argentine de poursuivre la défense de son titre, mais elle a également soulevé plusieurs questions avant la demi-finale. Les champions en titre ont encore montré leur capacité à survivre à des périodes difficiles dans un match à élimination directe, une qualité propre à une équipe qui a appris à jouer sous pression au cours des derniers grands tournois. Dans le même temps, le fait qu'elle ait eu besoin d'une prolongation contre la Suisse, alors qu'elle a évolué en supériorité numérique pendant une grande partie de la fin de la rencontre, montre que le chemin vers une nouvelle finale n'est ni linéaire ni simple.
Selon l'analyse de Sky Sports, l'Argentine a déjà été contrainte de jouer à la limite à plusieurs reprises pendant la phase à élimination directe, notamment lors du précédent duel contre l'Égypte, au cours duquel elle avait assuré sa victoire en fin de rencontre. De tels matchs peuvent renforcer la confiance dans la compétition, mais ils ont aussi un coût énergétique. La condition physique pourrait jouer un rôle important en demi-finale contre l'Angleterre, notamment parce que les Anglais ont eux aussi disputé une prolongation contre la Norvège. La charge de travail est ainsi au moins partiellement équilibrée, mais deux rencontres de haute intensité en peu de temps laissent toujours des traces.
La profondeur de l'effectif a été importante pour le sélectionneur Lionel Scaloni. Lautaro Martínez et Thiago Almada, qui n'avaient pas commencé la rencontre, ont participé au dernier but, tandis que les forces fraîches au milieu de terrain ont aidé l'Argentine à maintenir sa pression pendant la prolongation. Cela sera particulièrement important en demi-finale, car l'Argentine ne pourra pas compter uniquement sur des inspirations de Messi ou d'Álvarez. Contre l'Angleterre, elle aura besoin d'un équilibre entre la maîtrise du ballon, la discipline défensive et l'efficacité dans la finition.
La Suisse quitte le tournoi après une résistance courageuse
La défaite a privé la Suisse d'une qualification historique pour les demi-finales de la Coupe du monde, mais la manière dont elle est revenue dans la rencontre face aux champions en titre a confirmé qu'il s'agissait d'une sélection solide et tactiquement sérieuse. Selon les comptes rendus disponibles, sa meilleure période a eu lieu au début de la seconde mi-temps, lorsqu'une série d'attaques sur le côté gauche a forcé l'Argentine à commettre des erreurs et lui a permis d'égaliser. Pendant cette phase du match, la Suisse n'a pas ressemblé à une équipe outsider, mais à une formation disposant d'un plan clair et de suffisamment de qualité pour l'appliquer.
L'expulsion d'Embolo a changé le contexte et limité les possibilités suisses. Après le carton rouge, l'équipe a dû reculer et sa menace offensive est devenue nettement plus faible. Malgré cela, la Suisse a tenu jusqu'à la prolongation et a longtemps maintenu l'Argentine à distance du but décisif. Les interventions de Kobel, la discipline défensive et le travail du milieu de terrain ont entretenu l'espoir jusqu'à la frappe d'Álvarez à la 112e minute.
La Suisse pourra se demander ce qui se serait passé si les deux équipes étaient restées à onze contre onze pendant la période ayant suivi l'égalisation. De telles hypothèses ne changent pas le résultat, mais elles expliquent pourquoi la rencontre a donné l'impression d'un affrontement bien plus équilibré que ne le suggère le score final de 3:1. Dans une compétition où les détails font la différence, la Suisse a connu une phase pendant laquelle elle a sérieusement menacé les champions, mais elle n'a pas réussi à transformer son élan en renversement complet.
L'Angleterre attend en demi-finale après le renversement de Bellingham contre la Norvège
La demi-finale entre l'Argentine et l'Angleterre possède une forte charge sportive et historique. Selon le calendrier de la FIFA et les informations des médias, le match est programmé à Atlanta le 15 juillet 2026, et le vainqueur disputera la finale contre la meilleure équipe du duel entre la France et l'Espagne. Sky Sports indique qu'il s'agira de la première rencontre officielle entre l'Argentine et l'Angleterre depuis 24 ans, relançant ainsi l'une des rivalités les plus célèbres de l'histoire du football mondial.
L'Angleterre a atteint les demi-finales en battant la Norvège 2:1 après prolongation à Miami. Reuters a rapporté qu'Andreas Schjelderup avait donné l'avantage à la Norvège à la 36e minute, mais que Jude Bellingham avait égalisé dans le temps additionnel de la première période avant d'inscrire le but de la victoire à la 93e minute. Selon le même compte rendu, ces buts ont permis à Bellingham de rejoindre Harry Kane avec six réalisations dans le tournoi, soulignant encore davantage son influence sur le parcours anglais jusqu'aux demi-finales.
Le duel entre l'Argentine et l'Angleterre sera un affrontement entre deux équipes parvenues dans le dernier carré avec des caractéristiques différentes, mais partageant un même trait: la capacité à survivre aux moments difficiles. L'Argentine s'appuie sur son expérience, son calme dans les phases cruciales et la qualité individuelle de joueurs capables de décider d'une rencontre sur un seul geste. L'Angleterre, dirigée par Thomas Tuchel, a montré qu'elle pouvait gagner même lorsque son jeu n'était pas convaincant, tandis que Bellingham est devenu son joueur le plus important dans les moments décisifs du tournoi.
Données essentielles du match
- Compétition: quart de finale de la Coupe du monde 2026
- Match: Argentine – Suisse 3:1 après prolongation
- Lieu: Kansas City, États-Unis d'Amérique
- Buteurs: Alexis Mac Allister 10e, Dan Ndoye 67e, Julián Álvarez 112e, Lautaro Martínez 120e+1
- Moment décisif: expulsion de Breel Embolo à la 72e minute après son deuxième avertissement, selon les comptes rendus du match
- Prochain adversaire de l'Argentine: l'Angleterre en demi-finale à Atlanta
- Autre demi-finale: France – Espagne
Pour l'Argentine, cette victoire constitue une nouvelle étape dans sa tentative de défendre son titre mondial, un exploit qui reste extrêmement difficile à réaliser à l'époque moderne. Pour la Suisse, l'aventure s'est terminée après un match au cours duquel elle a montré de l'organisation, du courage et la capacité de menacer sérieusement les champions, mais également après une décision qui a profondément modifié le déroulement de la rencontre. Avant la demi-finale à Atlanta, l'Argentine bénéficie de la dynamique de la victoire, mais elle reçoit aussi un avertissement: contre l'Angleterre, elle devra trouver un niveau de stabilité supérieur à celui affiché au cours de cette soirée dramatique à Kansas City.
Sources:
- FIFA – calendrier officiel, résultats et données des matchs de la Coupe du monde 2026 (lien)
- FIFA Match Centre – centre officiel du match Argentine – Suisse (lien)
- Sky Sports – compte rendu du match Argentine – Suisse et présentation de la demi-finale contre l'Angleterre (lien)
- Hina / Novi list – compte rendu du match, buteurs, compositions et déroulement de la rencontre à Kansas City (lien)
- Reuters / The Star – compte rendu de la victoire de l'Angleterre contre la Norvège et des buts de Bellingham (lien)
- Sky Sports – compte rendu du match Norvège – Angleterre et informations sur la demi-finale à Atlanta (lien)