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Les voyages canadiens vers les États-Unis reculent fortement tandis que l'envoyĂ© de Trump durcit le ton envers Ottawa

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Vous prĂ©parez un voyage du Canada vers les États-Unis ? Voyez comment la rhĂ©torique politique de Washington, la baisse des visites canadiennes et les campagnes de New York et de Californie transforment le contexte. Accueil, frontiĂšre et dĂ©penses touristiques sont dĂ©sormais au centre du dĂ©bat

· 14 min de lecture
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L'Ă©missaire de Trump pour le tourisme s'est moquĂ© du Canada alors que les États-Unis tentent de reconquĂ©rir les visiteurs canadiens : sont-ils toujours les bienvenus ?

Nick Adams, Ă©missaire prĂ©sidentiel spĂ©cial des États-Unis pour le tourisme amĂ©ricain, l'exceptionnalisme et les valeurs, a publiĂ© un texte virulent sur le Canada peu aprĂšs que Donald Trump a ordonnĂ© aux institutions fĂ©dĂ©rales amĂ©ricaines de dĂ©signer le lac Ontario sous le nom de "Lake America". Dans le mĂȘme temps, les donnĂ©es officielles montrent que le marchĂ© touristique canadien pour les États-Unis s'est fortement affaibli, tandis que New York, la Californie et d'autres composantes de l'industrie touristique amĂ©ricaine tentent de convaincre les Canadiens qu'ils sont toujours les bienvenus.

WASHINGTON - La question de savoir si les touristes canadiens sont toujours les bienvenus aux États-Unis a pris une nouvelle importance politique et Ă©conomique aprĂšs les dĂ©clarations de Nick Adams, Ă©missaire prĂ©sidentiel spĂ©cial chargĂ© de promouvoir le tourisme amĂ©ricain. Le 28 aoĂ»t 2026, au lendemain du dĂ©cret de Trump rebaptisant le lac Ontario "Lake America" pour les besoins de l'administration fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine, Adams a publiĂ© un texte dans lequel il attaquait le gouvernement canadien et le premier ministre Mark Carney. eTurboNews, qui a relayĂ© le contenu de sa publication, indique qu'Adams a qualifiĂ© l'attitude canadienne d'"arrogance, d'agression et d'ingratitude extrĂȘme" et affirmĂ© que le Canada avait davantage besoin des États-Unis que l'inverse. À la fin, il s'est Ă©galement moquĂ© de Carney, soulevant davantage encore la question de la compatibilitĂ© d'une telle rhĂ©torique avec sa mission officielle consistant Ă  attirer des visiteurs Ă©trangers.

Formellement, la rĂ©ponse Ă  la question de l'accueil n'est pas ambiguĂ« : aucune nouvelle politique fĂ©dĂ©rale ne ferme la porte aux touristes canadiens. Le DĂ©partement d'État amĂ©ricain indique que les citoyens canadiens n'ont gĂ©nĂ©ralement pas besoin de visa non-immigrant pour des visites touristiques, sous rĂ©serve des exceptions habituelles et du fait que la dĂ©cision finale d'admission appartient aux autoritĂ©s frontaliĂšres amĂ©ricaines. Mais le tourisme ne dĂ©pend pas uniquement des rĂšgles formelles d'entrĂ©e. Les dĂ©cisions de voyage dĂ©pendent fortement de la perception de la sĂ©curitĂ©, de l'hospitalitĂ©, du climat politique, des prix et de l'attitude envers les visiteurs, et c'est prĂ©cisĂ©ment Ă  ce niveau que le problĂšme entre les deux voisins s'est aggravĂ© au cours de la derniĂšre annĂ©e et demie.

Une nouvelle fonction créée au moment d'une baisse des arrivées internationales

Adams a Ă©tĂ© nommĂ© en mars 2026 premier Ă©missaire prĂ©sidentiel spĂ©cial pour le tourisme amĂ©ricain, l'exceptionnalisme et les valeurs, une nouvelle fonction destinĂ©e Ă  promouvoir les États-Unis Ă  l'Ă©chelle mondiale. Travel Weekly indiquait au moment de ses interventions publiques que ce nouveau rĂŽle Ă©tait apparu alors que le tourisme international entrant Ă©tait sous pression. Adams prĂ©sentait comme une prioritĂ© le fait de convaincre les voyageurs internationaux que le pays Ă©tait ouvert et accueillant, et il mettait particuliĂšrement l'accent sur les grands Ă©vĂ©nements, notamment la Coupe du monde 2026, le 250e anniversaire de l'indĂ©pendance amĂ©ricaine et les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Dans ses prĂ©visions de printemps pour 2026, l'U.S. Travel Association indique que le nombre d'arrivĂ©es internationales aux États-Unis a diminuĂ© de 5,5 pour cent en 2025, pour atteindre 68,3 millions, la baisse des visites en provenance du Canada ayant constituĂ© l'une des principales raisons du recul. L'association prĂ©voit une reprise des arrivĂ©es internationales au cours de 2026, soutenue par de grands Ă©vĂ©nements sportifs, mais avertit que le rythme de la reprise est sensible aux conditions politiques, Ă  la perception mondiale des États-Unis, au coĂ»t des visas et Ă  l'instabilitĂ© gĂ©opolitique.

Le Canada est particuliĂšrement important, car il ne s'agit pas d'un marchĂ© lointain ou occasionnel. Pendant des dĂ©cennies, des millions de citoyens canadiens se sont rendus aux États-Unis en voiture ou en avion pour de courtes sĂ©ances de shopping, des visites familiales, des week-ends, des vacances et des sĂ©jours hivernaux de plusieurs mois. De nombreuses communautĂ©s frontaliĂšres, grandes villes et États au climat plus chaud ont construit une partie de leur Ă©conomie touristique prĂ©cisĂ©ment sur cette demande stable. Lorsque l'Ă©tat d'esprit au Canada a changĂ© au dĂ©but de 2025, les consĂ©quences sont rapidement devenues visibles dans les statistiques.

Les voyages canadiens vers les États-Unis ont diminuĂ© de plusieurs millions de visites

Statistics Canada indique dans une analyse publiĂ©e le 22 juillet 2026 que les passages frontaliers de retour des rĂ©sidents canadiens en provenance des États-Unis ont diminuĂ© de 25,4 pour cent en 2025 par rapport Ă  2024. La National Travel Survey a fait Ă©tat de 7,1 millions de visites de moins aux États-Unis que l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente, soit une baisse de 23,5 pour cent selon cette mĂ©thodologie. L'organisme statistique canadien relie ce changement brutal Ă  une forte Ă©volution du sentiment des voyageurs aprĂšs le changement d'administration amĂ©ricaine au dĂ©but de 2025 et Ă  l'introduction des politiques "America First", la baisse ayant Ă©tĂ© particuliĂšrement marquĂ©e pour les voyages touristiques et rĂ©crĂ©atifs.

Les donnĂ©es montrent Ă©galement que les Canadiens n'ont pas simplement cessĂ© de voyager. Selon Statistics Canada, le nombre de visites intĂ©rieures a augmentĂ© d'environ cinq millions en 2025, tandis que le nombre de voyages vers des destinations d'outre-mer a progressĂ© de 1,3 million. Les visites en Europe ont augmentĂ© de 13,6 pour cent et celles en Asie de 16,7 pour cent. Les voyages touristiques et rĂ©crĂ©atifs vers les États-Unis ont diminuĂ© de 21,5 pour cent, soit de 3,2 millions de visites, tandis que les voyages touristiques vers les pays d'outre-mer ont augmentĂ© de 12,2 pour cent. Cela suggĂšre qu'une partie de la demande s'est reportĂ©e vers d'autres destinations au lieu d'ĂȘtre perdue en raison d'un renoncement gĂ©nĂ©ral aux voyages.

L'impact financier est Ă©galement visible. Statistics Canada estime que les dĂ©penses des voyageurs canadiens lors de leurs visites aux États-Unis en 2025 ont diminuĂ© de 3,3 milliards de dollars canadiens, pour atteindre un total de 18,8 milliards. La plus grande partie de cette baisse provient du segment des vacances et des loisirs, dans lequel les dĂ©penses ont reculĂ© de 2,2 milliards de dollars canadiens. ParallĂšlement, les dĂ©penses des voyageurs canadiens consacrĂ©es Ă  des sĂ©jours touristiques dans des destinations d'outre-mer ont augmentĂ© de 3,6 milliards. Pour les hĂŽtels, restaurants, attractions, commerces et transporteurs amĂ©ricains, cela signifie qu'une partie de l'argent qui restait traditionnellement aux États-Unis s'est dĂ©placĂ©e vers d'autres marchĂ©s.

Une reprise existe en 2026, mais la comparaison avec 2024 reste défavorable

Les donnĂ©es les plus rĂ©centes prĂ©sentent une image quelque peu plus complexe qu'une simple poursuite de la baisse. Statistics Canada a enregistrĂ© environ 2,3 millions de voyages de retour de rĂ©sidents canadiens en provenance des États-Unis en juillet 2026, soit 10,2 pour cent de plus qu'en juillet 2025 et un quatriĂšme mois consĂ©cutif de croissance sur un an. L'agence statistique met toutefois en garde contre l'effet d'une base de comparaison particuliĂšrement faible en 2025. Par rapport Ă  juillet 2024, les voyages en automobile restaient infĂ©rieurs de 28,9 pour cent et les voyages en avion de 26,8 pour cent.

Une tendance similaire apparaĂźt dans d'autres donnĂ©es rĂ©centes. Au premier trimestre de 2026, les rĂ©sidents canadiens ont effectuĂ© 5,5 millions de voyages comprenant une visite aux États-Unis, soit 10,6 pour cent de moins que pendant la mĂȘme pĂ©riode de 2025, tandis que leurs dĂ©penses ont diminuĂ© de 13,6 pour cent pour atteindre cinq milliards de dollars canadiens. En juin, le nombre de voyages de retour en provenance des États-Unis a augmentĂ© sur un an, mais restait presque un quart infĂ©rieur Ă  celui de juin 2024. Cela signifie qu'il existe des signes de stabilisation et de retour partiel, mais que le marchĂ© amĂ©ricain n'a toujours pas compensĂ© la forte perte de l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

C'est pourquoi le ton des messages officiels est plus important qu'Ă  une Ă©poque oĂč la demande canadienne Ă©tait presque automatique. L'U.S. Travel Association s'attend Ă  une reprise progressive du tourisme international, mais estime que le nombre total de visiteurs internationaux ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2029. Dans un tel environnement, chaque grand marchĂ© Ă©metteur prend une importance supplĂ©mentaire, et le Canada reste parmi les plus importants en raison de sa proximitĂ©, de la frĂ©quence des voyages et du nombre traditionnellement Ă©levĂ© de visites rĂ©pĂ©tĂ©es.

"Lake America" a encore renforcé le message politique

La publication d'Adams n'est pas apparue isolĂ©ment. La veille, le 27 aoĂ»t, le prĂ©sident Donald Trump avait signĂ© un dĂ©cret ordonnant au DĂ©partement amĂ©ricain de l'IntĂ©rieur et Ă  l'U.S. Board on Geographic Names de remplacer, dans le systĂšme fĂ©dĂ©ral, la dĂ©signation gĂ©ographique du lac Ontario par le nom "Lake America". Le dĂ©cret exige que les agences fĂ©dĂ©rales utilisent le nouveau nom sur les cartes, dans les documents, les contrats et les autres rĂ©fĂ©rences officielles. Le texte mĂȘme du dĂ©cret souligne l'importance Ă©conomique, navigable et rĂ©crĂ©ative du lac ainsi que les investissements amĂ©ricains dans le systĂšme des Grands Lacs.

La portĂ©e du dĂ©cret reste toutefois limitĂ©e Ă  l'usage fĂ©dĂ©ral amĂ©ricain. Il ne dĂ©termine pas comment le Canada, les organisations internationales, les entreprises cartographiques privĂ©es ou d'autres juridictions dĂ©signeront le lac. Le premier ministre canadien Mark Carney a rejetĂ© le changement et soulignĂ© que le nom Ontario provenait de la langue wendat et Ă©tait antĂ©rieur aux deux États modernes. La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a Ă©galement dĂ©clarĂ© que l'État de New York n'accepterait pas le nouveau nom. Le diffĂ©rend autour du nom du lac est ainsi devenu un autre symbole de la dĂ©tĂ©rioration des relations entre Washington et Ottawa.

Dans ce contexte, la rhĂ©torique d'Adams a suscitĂ© une attention supplĂ©mentaire parce que sa fonction n'est pas principalement commerciale ou diplomatique et nĂ©gociatrice, mais promotionnelle. eTurboNews a prĂ©sentĂ© sa publication comme un exemple de conflit potentiel entre la provocation politique envers le Canada et l'intĂ©rĂȘt Ă©conomique du tourisme amĂ©ricain. Le fait qu'il s'agisse d'un Ă©missaire portant un titre prĂ©sidentiel signifie que les visiteurs potentiels peuvent interprĂ©ter ses propos plus largement qu'un commentaire personnel publiĂ© sur les rĂ©seaux sociaux, mĂȘme si la Maison-Blanche n'a annoncĂ© aucune politique particuliĂšre destinĂ©e Ă  dĂ©courager les touristes canadiens de venir.

New York et la Californie envoient un message complÚtement différent

ParallĂšlement Ă  la rhĂ©torique plus dure provenant de Washington, certains États amĂ©ricains et certaines organisations touristiques investissent activement pour faire revenir les Canadiens. New York a lancĂ© le 21 aoĂ»t 2026 la campagne "NY LOVES CANADA". Selon l'organisation touristique officielle I LOVE NY, le nombre de visiteurs canadiens dans l'État a diminuĂ© de plus de 26 pour cent en 2025, tandis que leurs dĂ©penses ont baissĂ© de 28 pour cent. La gouverneure Hochul a soulignĂ© Ă  cette occasion que les voyageurs canadiens Ă©taient importants pour les entreprises touristiques locales et que l'État souhaitait les attirer de nouveau.

New York City est allé encore plus loin avec le programme "Northern Neighbour Deal". L'organisation touristique de la ville a proposé aux visiteurs canadiens des réductions de 30 pour cent dans plus de 85 hÎtels, restaurants, attractions, musées et spectacles pour la période du 18 août au 7 septembre 2026. Selon NYC Tourism + Conventions, le Canada reste le deuxiÚme marché international de la ville, avec environ 820 000 visiteurs attendus en 2026. L'organisation a également indiqué que les touristes canadiens avaient dépensé plus d'un milliard de dollars américains à New York durant la seule année 2024.

La Californie avait commencĂ© Ă  envoyer un message similaire dĂšs 2025. Selon Visit California, la campagne "California Loves Canada" a Ă©tĂ© lancĂ©e aprĂšs une Ă©tude montrant une baisse de l'intention des Canadiens de voyager aux États-Unis. L'organisation touristique a indiquĂ© que les visiteurs canadiens apportaient plus de 3,7 milliards de dollars amĂ©ricains par an Ă  la Californie et que les tensions politiques, un taux de change moins favorable et le sentiment nĂ©gatif Ă  l'Ă©gard des États-Unis Ă©taient devenus de vĂ©ritables obstacles aux rĂ©servations. La stratĂ©gie a donc consistĂ© Ă  souligner les liens culturels et personnels de longue date et Ă  communiquer clairement que les visiteurs canadiens Ă©taient les bienvenus.

La politique touristique paraßt désormais désordonnée

C'est précisément là que se trouve le problÚme central de la stratégie touristique américaine. Au niveau fédéral, l'émissaire présidentiel chargé du tourisme utilise une rhétorique qui tourne en dérision le gouvernement canadien et souligne la supériorité américaine, tandis que les destinations qui dépendent directement des dépenses canadiennes investissent de l'argent pour transmettre le message opposé : les différends politiques ne devraient pas déterminer l'attitude envers les visiteurs.

Il est important de distinguer la position politique envers le gouvernement canadien du statut des voyageurs canadiens. Selon les rĂšgles actuelles du DĂ©partement d'État, les citoyens canadiens peuvent toujours, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, se rendre aux États-Unis Ă  des fins touristiques sans visa non-immigrant. Aucune mesure publiĂ©e n'exclut les Canadiens en tant que groupe du marchĂ© touristique amĂ©ricain. Le problĂšme est avant tout rĂ©putationnel : les personnes qui disposent d'un large choix de destinations dĂ©cideront-elles de dĂ©penser leur argent dans un pays dont le discours politique les prĂ©sente parfois comme faisant partie d'un conflit bilatĂ©ral plus large ?

Les donnĂ©es de 2025 montrent que cette dĂ©cision a des consĂ©quences mesurables. Des millions de visites canadiennes ont disparu des statistiques amĂ©ricaines, tandis que des milliards de dollars canadiens de dĂ©penses touristiques ont Ă©tĂ© rĂ©orientĂ©s ou perdus pour l'Ă©conomie amĂ©ricaine. Les donnĂ©es de l'Ă©tĂ© 2026 montrent qu'une reprise partielle est possible, mais aussi que la confiance et les habitudes ne reviennent pas du jour au lendemain. Une fois que les voyageurs se sont habituĂ©s Ă  des destinations alternatives en Europe, en Asie, au Mexique, dans les CaraĂŻbes ou dans leur propre pays, les destinations amĂ©ricaines doivent de nouveau les conquĂ©rir par le prix, l'expĂ©rience et le sentiment d'ĂȘtre les bienvenus.

Pour Washington, la question n'est donc plus seulement de savoir si la communication politique d'Adams peut satisfaire la base de Trump, mais aussi si elle peut simultanĂ©ment remplir l'objectif Ă©conomique de la fonction qu'il exerce. Son poste a Ă©tĂ© créé pour promouvoir les États-Unis Ă  un moment oĂč le pays tente de rĂ©cupĂ©rer le trafic international perdu. Si les messages de l'Ă©missaire prĂ©sidentiel continuent d'entrer en conflit avec les campagnes de New York, de la Californie et du secteur touristique privĂ©, le tourisme amĂ©ricain devra convaincre les Canadiens non seulement qu'il vaut la peine de venir, mais aussi que la rhĂ©torique politique de Washington n'est pas la mĂȘme chose que l'accueil qu'ils connaĂźtront Ă  destination.

Pour l'instant, les rĂšgles officielles donnent une rĂ©ponse claire : les touristes canadiens peuvent venir et ne sont pas formellement exclus. La question beaucoup plus difficile est de savoir s'ils se sentent invitĂ©s. À un moment oĂč le Canada reste l'un des marchĂ©s internationaux essentiels pour les États-Unis, la diffĂ©rence entre ces deux rĂ©ponses peut se mesurer en millions de voyages et en milliards de dollars.

Sources :
- eTurboNews - rapport du 28 août 2026 sur la publication d'Adams concernant le Canada, le lac Ontario et les touristes canadiens (lien)
- Maison-Blanche - décret du 27 août 2026 sur l'utilisation fédérale du nom "Lake America" (lien)
- Statistics Canada - analyse des voyages canadiens aux États-Unis en 2025, incluant la baisse des visites et des dĂ©penses touristiques (lien)
- Statistics Canada - indicateurs préliminaires des voyages internationaux pour juillet 2026 et comparaison avec 2024 et 2025 (lien)
- Statistics Canada - National Travel Survey et Visitor Travel Survey pour le premier trimestre 2026 (lien)
- U.S. Travel Association - prévisions de printemps du marché touristique américain pour 2026 (lien)
- U.S. Department of State - rùgles actuelles pour les citoyens canadiens voyageant aux États-Unis (lien)
- I LOVE NY - annonce officielle de la campagne "NY LOVES CANADA" et données sur la baisse des visites canadiennes à New York (lien)
- New York City Tourism + Conventions - programme "Northern Neighbour Deal" et données sur l'importance du marché canadien pour New York City (lien)
- Visit California - campagne "California Loves Canada" et données sur le marché canadien (lien)
- Travel Weekly - entretien avec Nick Adams sur le rÎle d'émissaire spécial pour le tourisme et la baisse des arrivées internationales (lien)
- CBS News - réactions de Mark Carney et de Kathy Hochul au décret concernant le nom du lac Ontario (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

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