La Suisse a écrasé la Hongrie 9:0 et a poursuivi sa série parfaite au Championnat du monde à domicile
L'équipe nationale suisse masculine de hockey sur glace a signé l'une des victoires les plus convaincantes de la partie du Championnat du monde disputée jusqu'à présent, en battant la Hongrie 9:0 à la Swiss Life Arena de Zurich. Le pays hôte du tournoi a ainsi poursuivi sa série parfaite dans le groupe A et renforcé davantage sa position parmi les équipes les plus fortes de la compétition. Selon le rapport officiel de la Fédération internationale de hockey sur glace, le match a été joué le 23 mai 2026 dans la phase préliminaire, et la Suisse comptait après six apparitions six victoires et une différence de buts de 35:5. La Hongrie, de son côté, est restée dans le bas du groupe, avec trois points remportés et une tâche de plus en plus difficile dans la dernière partie du premier tour. Le résultat de 9:0 n'a pas seulement confirmé la différence de qualité, mais a aussi montré la profondeur de l'attaque suisse, car des joueurs de plusieurs lignes offensives ont inscrit leur nom parmi les buteurs.
Roman Josi a marqué le match avec un triplé record
La figure centrale du duel a été le capitaine suisse Roman Josi, qui a marqué trois buts et, selon le rapport de l'IIHF, a complété son triplé en seulement quatre minutes et 45 secondes. Il a ainsi battu l'ancien record établi en 2007 par le Canadien Shane Doan, dont le triplé au Championnat du monde avait duré six minutes et 35 secondes. Josi a ouvert le match avec un but dans la fin du premier tiers, puis au début de la deuxième période, avec deux buts rapides, il a pratiquement orienté la rencontre vers une victoire suisse convaincante. Sa prestation a aussi eu une dimension historique car, selon l'IIHF, il a atteint 53 points en 70 matchs aux Championnats du monde et s'est ainsi hissé à la troisième place parmi les défenseurs les plus productifs de l'histoire de cette compétition. Pour le joueur des Nashville Predators, ce fut un match dans lequel se sont réunies la classe individuelle, la responsabilité de capitaine et la grande domination de l'équipe devant son public.
Josi a marqué pour la première fois à la 19e minute, après que la Suisse avait longtemps travaillé à briser la résistance hongroise. Le gardien hongrois Adam Vay a maintenu sa sélection dans le match au premier tiers, et la Hongrie a également réussi à faire annuler un but suisse après une contestation pour hors-jeu. Toutefois, à 18:09, Josi a ouvert l'espace pour un tir grâce à une action individuelle et a envoyé le palet derrière Vay. Après seulement 29 secondes du deuxième tiers, la Suisse a mené 2:0, de nouveau par Josi, et le capitaine a inscrit le troisième but en situation de supériorité numérique. Après cela, le match est entré dans un rythme que la Hongrie ne pouvait plus suivre.
Le deuxième tiers s'est transformé en démonstration de force suisse
La différence clé a été créée dans le deuxième tiers, au cours duquel la Suisse a marqué pas moins de six buts. Selon le texte officiel de l'IIHF, le pays hôte est particulièrement efficace dans ce championnat précisément dans les périodes médianes des matchs, et contre la Hongrie ce schéma a été le plus marqué. Après les buts de Josi, Timo Meier, Denis Malgin, Calvin Thurkauf, Sven Andrighetto et, dans la fin du match, Simon Knak ont aussi fait trembler les filets. La défense hongroise avait beaucoup de mal à sortir de son propre tiers, et la fatigue se voyait d'autant plus que la sélection avait joué la veille un match contre l'Allemagne. L'attaquant hongrois Istvan Terbocs a reconnu auprès de l'IIHF que contre de tels adversaires il est particulièrement difficile de tenir la pression dans le deuxième tiers, lorsque l'équipe reste souvent piégée dans la zone défensive et perd de l'énergie.
Le changement de gardien n'a pas arrêté l'élan suisse. Adam Vay a quitté le but au milieu du deuxième tiers et a été remplacé par Bence Balizs, mais la Hongrie n'a pas retrouvé de stabilité même après cela. La Suisse a continué à tourner autour du but hongrois, à changer rapidement les côtés d'attaque et à exploiter chaque erreur dans la sortie de zone. Denis Malgin a encore augmenté l'avance, Andrighetto a terminé le match avec cinq points, un but et quatre assistances, et Thurkauf est devenu le 15e joueur suisse à marquer dans ce tournoi. Une telle donnée montre bien à quel point la production suisse ne reposait pas seulement sur une ligne ou quelques stars, mais sur la profondeur de l'ensemble de l'effectif.
Leonardo Genoni a préservé sa cage inviolée
Bien que l'attaque suisse ait attiré le plus d'attention, le travail défensif a été tout aussi convaincant. Le gardien Leonardo Genoni a arrêté dix tirs hongrois et a obtenu son deuxième blanchissage consécutif sur le score de 9:0, après que la Suisse avait auparavant battu l'Autriche sur le même score. L'IIHF indique qu'il s'agissait du 14e blanchissage de Genoni aux Championnats du monde, ce qui a encore renforcé son statut de l'un des gardiens les plus fiables du hockey de sélection. La Hongrie a été la plus proche d'un but d'honneur dans la fin du match, lorsque Marton Nemes a eu l'occasion de réduire l'écart, mais Genoni a aussi stoppé cette tentative. Le gardien suisse n'a pas eu un grand nombre d'interventions, mais il est resté concentré dans les rares moments où la Hongrie parvenait à des occasions plus sérieuses.
La défense suisse a maintenu la Hongrie loin des zones dangereuses pendant la majeure partie du match. Le pays hôte a exercé un pressing haut, a rapidement fermé l'espace le long de la bande et a forcé l'adversaire à dégager le palet sans contrôle. Dans de telles circonstances, la Hongrie n'a pas réussi à développer de longues attaques, et chaque palet perdu ouvrait une nouvelle transition suisse. Il était particulièrement important que la Suisse ne perde pas sa structure de jeu même avec une large avance. Au lieu de se relâcher, elle a continué à contrôler le rythme et a ainsi empêché toute tentative de retour hongrois ou au moins d'atténuation de la défaite.
Le pays hôte du tournoi a confirmé ses ambitions avant la fin du groupe
Le Championnat du monde 2026 se tient du 15 au 31 mai en Suisse, à Zurich et à Fribourg, et la sélection locale joue ses matchs du groupe A à la Swiss Life Arena. Selon les données officielles de la compétition, après la victoire contre la Hongrie, la Suisse comptait le maximum de 18 points en six matchs, tandis que la Finlande, avant la suite du programme, occupait elle aussi le sommet du groupe avec un bilan parfait en cinq rencontres. Cela a fait du duel entre la Suisse et la Finlande, annoncé pour la fin de la phase préliminaire, un combat direct pour la première place du groupe. Pour le pays hôte, la victoire contre la Hongrie a été importante non seulement sur le plan des points, mais aussi psychologiquement, car elle est arrivée après une série de prestations convaincantes et a confirmé que la Suisse gère bien la pression de l'organisateur et du favori.
Le groupe A comprend la Suisse, la Finlande, l'Autriche, l'Allemagne, la Lettonie, les États-Unis d'Amérique, la Hongrie et la Grande-Bretagne. Selon le classement de l'IIHF du 24 mai, la Suisse était en tête avec six victoires, tandis que la Hongrie, après cinq matchs, était septième, avec une victoire et quatre défaites. Un tel classement accroît encore l'importance des derniers matchs hongrois contre les États-Unis d'Amérique et la Lettonie. Dans un système de compétition où chaque erreur dans la fin de la phase de groupes peut se répercuter sur le classement et la lutte pour le maintien, la lourde défaite contre la Suisse a laissé à la Hongrie une marge de correction très limitée. La Suisse, au contraire, a encore amélioré sa différence de buts avec cette victoire et s'est assurée une solide position de départ pour la phase à élimination directe.
La Swiss Life Arena comme centre de l'euphorie du hockey suisse
Le match a été joué à la Swiss Life Arena de Zurich, une salle moderne ouverte en 2022 et qui est d'ordinaire le domicile des ZSC Lions. Selon les données disponibles sur la salle, sa capacité est d'environ 12.000 spectateurs, et l'arène est pendant le championnat l'un des deux sites principaux avec la BCF Arena de Fribourg. L'ambiance à domicile a joué un rôle important dans le rythme du match, surtout après les buts rapides du deuxième tiers, lorsque la défense hongroise a commencé à s'effondrer sous la pression. La Suisse a joué dans cet environnement avec une grande énergie, et chaque nouveau but a encore fait monter l'atmosphère. Pour une sélection qui appartient depuis des années au cercle élargi des candidates aux médailles, jouer devant son public porte aussi une responsabilité supplémentaire, mais les résultats jusqu'à présent montrent que l'équipe a transformé cette pression en avantage.
La Suisse a construit ces dernières années le statut de l'une des sélections européennes les plus stables. Dans le profil de la fédération suisse, l'IIHF indique qu'il s'agit d'un pays doté d'une infrastructure développée, d'un grand nombre de joueurs enregistrés et d'une ligue nationale forte, ce qui se reflète aussi dans les résultats de la sélection. Une équipe qui compte dans son effectif des joueurs comme Josi, Meier, Malgin, Andrighetto et Nico Hischier dispose d'une combinaison d'expérience de la NHL, de vitesse et de qualité technique. Contre la Hongrie, cette différence s'est vue dans presque tous les segments : dans la vitesse de prise de décision, la précision des passes, le déplacement sans le palet et la capacité à transformer immédiatement les erreurs adverses en buts.
La Hongrie sous pression après une lourde défaite
Pour la Hongrie, la défaite 0:9 a été un coup dur, mais aussi un indicateur réaliste de l'écart par rapport à l'une des sélections les plus fortes du groupe. L'équipe a montré de la discipline et de l'abnégation dans les 20 premières minutes, mais après le premier but suisse, elle a eu de plus en plus de mal à trouver un moyen d'arrêter la pression locale. L'IIHF a relayé dans son rapport l'évaluation de Terbocs selon laquelle contre les équipes de très haut niveau, chaque occasion facile se termine presque certainement par une punition. C'est précisément ce qui est arrivé à la Hongrie : plusieurs palets perdus, la fatigue en zone défensive et le manque de temps pour les changements se sont transformés en une série de buts qui a décidé le match avant même la fin du deuxième tiers. Dans la suite du championnat, la Hongrie devait chercher des points dans des matchs qui, par le profil des adversaires, étaient plus directement liés à ses objectifs.
Malgré la lourde défaite, il est important pour la Hongrie de garder une structure compétitive et d'éviter une nouvelle chute de confiance. Dans de tels matchs, la différence de qualité individuelle devient souvent particulièrement visible après que le favori a créé deux ou trois buts d'avance. Contre la Suisse, la Hongrie essayait de bloquer les tirs et de ralentir le jeu le long de la bande, mais elle n'avait pas assez de possession ni assez de sorties de zone pour réduire la pression sur ses gardiens. Selon le calendrier officiel, après cette rencontre l'attendaient des duels contre les États-Unis d'Amérique et la Lettonie, ce qui signifie qu'il n'y avait pas beaucoup de temps pour récupérer. Dans un tel rythme, le plus important était d'archiver rapidement la défaite et de se concentrer sur les matchs dans lesquels un rendement en points plus concret pouvait être recherché.
La victoire suisse comme message à la concurrence
La victoire 9:0 contre la Hongrie s'est inscrite dans l'impression plus large que la Suisse joue sur sa glace avec une grande confiance et une idée offensive claire. Selon les statistiques de l'IIHF, après six matchs elle comptait 35 buts marqués et seulement cinq encaissés, ce qui montre l'équilibre entre l'efficacité offensive et la discipline défensive. Il est particulièrement impressionnant que l'équipe ait, dans plusieurs rencontres, fait craquer ses adversaires dans le deuxième tiers, moment où l'on voit le plus souvent la profondeur de l'effectif et la capacité à maintenir un tempo élevé. Andrighetto occupait après le match la tête du classement des marqueurs du tournoi avec 13 points, tandis que Malgin, Meier, Hischier et Josi confirmaient encore que la Suisse dispose de plusieurs lignes de danger. Une telle répartition de la production sera déterminante dans la fin du tournoi, lorsque les adversaires pourront se préparer tactiquement à une star, mais auront du mal à fermer tout le système offensif.
Le match contre la Hongrie n'a donc pas été seulement une victoire de routine du favori contre l'outsider. Ce fut la confirmation que la Suisse possède assez de profondeur, d'expérience et de qualité pour s'engager à armes égales dans la lutte pour le plus haut classement. Le pays hôte a gagné le match sans encaisser de but, avec un capitaine qui a écrit un moment record et avec une attaque qui a montré qu'elle pouvait punir dans presque toutes les situations. La Hongrie devra chercher une réponse dans les dernières rencontres du groupe, tandis que la Suisse attend une mesure directe de force avec la Finlande puis le combat dans la phase à élimination directe. Après une telle prestation à Zurich, il est clair que chaque sélection qui veut arrêter la Suisse devra trouver un moyen de survivre à sa pression dans le tiers médian et, en même temps, de percer une défense qui laisse jusqu'à présent très peu d'espace.
Sources :
- IIHF – rapport officiel du match Suisse – Hongrie, données sur les buteurs, les records de Roman Josi et le déroulement de la rencontre (link)
- IIHF – page officielle du Championnat du monde 2026, calendrier, classements et informations de base sur la compétition (link)
- Hockey Canada – résumé du match Hongrie – Suisse, date, lieu, phase de la compétition et score final (link)
- IIHF – profil de la Fédération suisse de hockey sur glace et données sur le hockey suisse (link)
- Flashscore News – aperçu des sites du Championnat du monde 2026 et données sur la Swiss Life Arena (link)