Brian Kelly après LSU se rapproche de plus en plus du studio de télévision : CBS pourrait être sa nouvelle grande scène
Brian Kelly, l’un des entraîneurs les plus reconnaissables du football universitaire américain au cours des trois dernières décennies, pourrait aborder la saison 2026 dans le rôle d’analyste télévisé, et non sur la ligne de touche. Selon un rapport de Front Office Sports relayé le 24 juin 2026 par Saturday Down South, l’ancien entraîneur de Notre Dame et de LSU est attendu dans les retransmissions de CBS, très probablement au sein d’un trio de commentateurs pour les matchs de la conférence Mountain West. Le même rapport indique que Kelly devrait également participer à l’émission Inside College Football sur CBS Sports Network. Jusqu’à la conclusion de ce texte, CBS Sports n’avait pas publié de communiqué officiel distinct confirmant tous les détails de l’engagement, si bien que son travail télévisuel est pour l’instant décrit comme une décision rapportée par les médias sportifs américains en s’appuyant sur des sources proches du dossier.
Pour Kelly, ce serait un tournant important après une séparation tumultueuse avec LSU, le programme de Baton Rouge qui l’avait fait venir de Notre Dame à la fin de 2021 comme l’un des renforts d’entraîneur les plus coûteux et les plus ambitieux de l’histoire du sport universitaire. LSU avait alors officiellement annoncé que Kelly signait un contrat de dix ans d’une valeur de 95 millions de dollars, avec des bonus supplémentaires, et les attentes étaient directement liées à la lutte pour les titres dans la SEC et pour le championnat national. Quatre saisons plus tard, le même programme a annoncé qu’il se séparait de lui après une défaite contre Texas A&M et un bilan de 5-3 dans la saison 2025, avec l’explication du directeur sportif de l’époque, Scott Woodward, selon laquelle les résultats ne s’étaient pas développés au niveau exigé par LSU. Kelly, selon les données officielles de LSU, a terminé à Baton Rouge avec un bilan de 34-14, dont 19-10 dans la SEC, trois victoires en bowl et une participation à la finale de la SEC en 2022.
Le travail télévisuel n’est pas seulement une pause entre deux engagements d’entraîneur
Un possible passage dans le studio de CBS ne doit pas être considéré uniquement comme une apparition médiatique temporaire d’un nom d’entraîneur connu. Kelly avait déjà participé en avril 2026 à l’émission Inside College Football sur CBS Sports Network, où il avait commenté la prochaine draft NFL et évalué des joueurs du football universitaire avec Brent Stover, Beanie Wells et Kevin Carter. On3 avait alors rapporté qu’il s’agissait de sa première apparition télévisée importante après son départ de LSU et qu’il n’était pas encore clair s’il s’agissait d’un arrangement permanent. Deux mois plus tard, les rapports concernant un rôle dans les retransmissions des matchs de Mountain West montrent que cette apparition s’est probablement transformée en une forme de collaboration plus sérieuse.
Une telle évolution a une logique à la fois professionnelle et financière. Kelly est un entraîneur possédant une longue expérience dans l’évaluation des joueurs, la construction de programmes et le travail avec les quarterbacks, autant de sujets que les réseaux de télévision recherchent régulièrement auprès d’anciens entraîneurs dans les formats de studio et de commentaire. Son arrivée dans les retransmissions de Mountain West pourrait apporter à CBS un nom connu dans une saison où la conférence se trouve dans un environnement médiatique et compétitif modifié. Selon un communiqué de Mountain West de mai 2026, le paquet de diffusion pour la saison de football 2026 comprend 62 matchs, dont 41 seront diffusés à la télévision nationale ; CBS Sports Network diffusera 14 rencontres, et CBS Television Network un match. CBS Sports avait précédemment rapporté que le nouvel accord médiatique garantissait à la conférence une présence à long terme sur les plateformes de CBS jusqu’à la saison 2031/2032, ce qui explique pourquoi le réseau construit une équipe de commentateurs et d’analystes plus large.
Le profil de Kelly est en même temps différent de celui d’un commentateur télévisé classique. Il n’est pas seulement un ancien entraîneur avec un seul poste marquant dans sa carrière, mais un homme qui a dirigé Grand Valley State, Central Michigan, Cincinnati, Notre Dame et LSU, et qui, à plusieurs niveaux du football universitaire, a construit des programmes ayant remporté des titres de conférence ou des titres nationaux. Le profil officiel de Notre Dame indique qu’il a remporté deux titres NCAA Division II avec Grand Valley State, tandis que Cincinnati, sous sa direction, a terminé la saison régulière 2009 avec un bilan de 12-0 et obtenu une participation au BCS. À Notre Dame, il était le plus reconnaissable pour avoir stabilisé le programme et pour les participations à l’ère du College Football Playoff, et il est arrivé à LSU précisément en raison de la conviction qu’il pouvait transposer ce modèle dans l’environnement le plus exigeant de la SEC.
La séparation avec LSU a ouvert un litige juridique et financier
L’arrière-plan financier du nouveau travail de Kelly est particulièrement important, car son départ de LSU était lié à l’une des plus importantes indemnités d’entraîneur de l’histoire du football universitaire. Front Office Sports a rapporté que LSU avait accepté de verser à Kelly 54 millions de dollars d’indemnité après la résolution d’un litige portant sur la question de savoir s’il avait été licencié sans motif valable. Selon le même rapport, le contrat contenait une clause de réduction de l’obligation et un devoir de rechercher un emploi comparable, ce qui signifie que Kelly devait activement chercher un nouveau travail, et que tout nouveau salaire pourrait réduire le montant que LSU doit verser. En ce sens, le rôle médiatique n’est pas seulement une manière de rester proche du jeu, mais aussi une partie du cadre contractuel plus large qui accompagne sa séparation avec le programme.
LSU a annoncé le 26 octobre 2025 qu’elle se séparait immédiatement de Kelly, et à ce moment-là les conditions de la séparation étaient encore en cours de négociation. Dans l’annonce officielle, il était indiqué que les Tigers étaient tombés à 5-3 dans la saison et à 2-3 dans la SEC après une défaite à domicile contre Texas A&M, alors troisième du classement. Woodward avait alors déclaré que Kelly avait été recruté avec l’espoir qu’il mènerait LSU vers plusieurs titres SEC et nationaux, mais que le succès au niveau demandé ne s’était pas matérialisé. Frank Wilson, entraîneur adjoint chargé des running backs et entraîneur principal associé, a été nommé entraîneur intérimaire jusqu’à la fin de la saison.
Ce qui a suivi a montré à quel point les contrats modernes d’entraîneurs dans le football universitaire de haut niveau sont complexes et coûteux. Selon Front Office Sports, l’indemnité de Kelly devait être versée en mensualités, et le litige s’est encore envenimé lorsque s’est posée la question du statut formel de son licenciement et de la possibilité que LSU tente de réduire ou d’éviter une partie de l’obligation. Le camp juridique de Kelly a demandé la confirmation qu’il s’agissait d’un licenciement sans motif, et des rapports de médias américains indiquent qu’au final la position selon laquelle il avait droit à l’indemnité contractuelle complète a prévalu, avec l’obligation de chercher raisonnablement et continuellement un nouveau travail. C’est précisément pourquoi chacune de ses apparitions dans les médias, y compris sur CBS, est également observée à travers le prisme de la clause contractuelle, et pas seulement comme un choix personnel après le licenciement.
Pourquoi CBS a intérêt à avoir un entraîneur avec l’expérience de Kelly
Pour un réseau de télévision, Kelly apporte une combinaison d’autorité, de notoriété et d’expérience récente au sommet même du sport universitaire. Il a récemment travaillé dans la SEC, une conférence qui, au cours des deux dernières décennies, a souvent été la référence pour les ambitions nationales, mais auparavant il avait dirigé Notre Dame pendant plus d’une décennie, l’un des programmes de football universitaire américain les plus connus au monde. Une telle carrière lui permet de commenter différents aspects du jeu : le recrutement, le développement des joueurs, l’adaptation des systèmes offensifs, le travail avec le portail des transferts, la pression des grands programmes et la différence entre les attentes des supporters et la réalité de la construction d’une équipe.
Une telle voix est particulièrement utile à CBS au moment où le football universitaire change profondément. L’extension des séries éliminatoires, les nouveaux systèmes de rémunération des athlètes, les règles liées au nom, à l’image et à la ressemblance des joueurs, ainsi que le mouvement constant à travers le portail des transferts ont changé le métier d’entraîneur. Kelly, dans un entretien relayé par CBS Sports, a parlé précisément du fait qu’après LSU il avait réfléchi aux changements dans le sport et à la nécessité de créer des structures organisationnelles plus solides au sein des programmes. Même si les téléspectateurs ne sont pas d’accord avec ses décisions d’entraîneur ou avec la manière dont il a terminé à Baton Rouge, son expérience de l’intérieur peut offrir un contexte que la retransmission standard n’a souvent pas.
De plus, le studio de télévision offre aux anciens entraîneurs un espace pour réhabiliter leur image publique. Dans le sport universitaire américain, il n’est pas rare qu’un entraîneur, après un licenciement, passe une saison ou deux comme analyste, reste visible, commente le jeu sans la pression directe des résultats et attende en même temps une nouvelle opportunité sur le marché. Pour Kelly, c’est particulièrement important, car LSU a été son premier grand poste qui s’est terminé par un licenciement, et non par un départ volontaire vers un programme plus grand. Sa réputation comprend toujours une longue série de victoires, mais elle est désormais alourdie par la question de savoir pourquoi le grand projet à Baton Rouge n’a pas atteint le niveau d’un titre national.
Les résultats à LSU étaient bons, mais pas suffisants pour le standard de Baton Rouge
Le cas de Kelly montre à quel point la barre est haute dans des programmes comme LSU. Statistiquement parlant, un bilan de 34-14, trois victoires en bowl et le titre de la SEC West en 2022 ne sont pas des résultats qui seraient considérés comme un échec dans la plupart des programmes. Dans son annonce officielle de séparation, LSU a également rappelé que le mandat de Kelly comprenait la saison 2023 avec Jayden Daniels, vainqueur du Heisman Trophy et plus tard deuxième choix de la draft NFL. Mais pour LSU, un programme qui de 2003 à 2019 a remporté trois titres nationaux sous trois entraîneurs différents, le succès se mesure autrement. Lorsque Kelly a été recruté depuis Notre Dame en 2021, l’attente n’était pas seulement de stabiliser l’équipe, mais de revenir dans la lutte pour le sommet du College Football Playoff.
Le problème pour Kelly a été qu’après la première vague d’optimisme, tous les éléments nécessaires à un titre ne se sont pas combinés. La défense n’est pas devenue dominante au niveau attendu de LSU, l’attaque a perdu de la continuité après les départs de joueurs clés et les changements dans le staff technique, et les défaites dans des matchs très exposés ont renforcé l’impression que le programme ne progressait pas assez vite. CBS Sports a indiqué dans une analyse après son départ que la pression augmentait parce que LSU ne ressemblait pas à une équipe clairement engagée sur le chemin de sa première participation aux séries éliminatoires depuis le titre national de la saison 2019. Kelly, dans son propre bilan, selon le texte de CBS Sports, a reconnu que la raison fondamentale du licenciement était un nombre insuffisant de victoires, même s’il soulignait en même temps les succès concrets qu’il avait obtenus à Baton Rouge.
Dans cet écart entre de bons résultats et des attentes extrêmes se trouve le cœur de l’histoire de Kelly. Il n’est pas parti comme un entraîneur qui ne savait pas gagner, mais comme un entraîneur qui, dans un environnement spécifique, ne gagnait pas assez vite ni assez haut. C’est un contexte important pour son possible rôle télévisuel, car les téléspectateurs n’écouteront pas seulement un ancien entraîneur, mais aussi une personne qui a récemment traversé l’une des séparations les plus coûteuses et les plus exposées du sport universitaire. Ses analyses des matchs, des décisions d’entraîneur et de la gestion des programmes seront donc inévitablement lues aussi à travers le prisme de ce qui s’est passé à LSU.
Mountain West comme nouvelle scène pour un nom d’entraîneur connu
Si les rapports sont confirmés, Kelly ne se retrouvera pas immédiatement dans la retransmission la plus visible de CBS le samedi soir, mais devrait travailler sur les matchs de Mountain West, une conférence qui traverse en 2026 une nouvelle phase après des changements de membres et de contrats médiatiques. Mountain West a annoncé en mai que sa saison 2026 s’ouvrirait avec des retransmissions nationales dès la Week Zero, y compris les débuts en FBS de North Dakota State contre Jacksonville State sur CBS Sports Network. La conférence a également annoncé qu’elle aurait des retransmissions nationales durant 11 des 14 semaines de la saison, ce qui lui donne une visibilité plus large à un moment où la lutte pour l’espace médiatique entre conférences universitaires s’intensifie encore.
Pour Kelly, un tel rôle pourrait être utile précisément parce qu’il permet un retour au rythme de la préparation hebdomadaire des matchs, mais sans le poids de la direction d’un programme. Un analyste en retransmission doit reconnaître rapidement les schémas, expliquer les ajustements tactiques et rapprocher les téléspectateurs des décisions prises en temps réel. C’est un domaine dans lequel un ancien entraîneur principal avec l’expérience de Kelly peut avoir un avantage, surtout dans les matchs d’une conférence dont les programmes s’appuient souvent sur le développement des joueurs, la discipline tactique et la découverte de talents sous-estimés. En même temps, une plateforme moins glamour mais stable peut lui donner l’espace nécessaire pour s’habituer progressivement au format télévisuel.
La question reste ouverte de savoir si la télévision représente pour Kelly un changement de carrière à long terme ou une étape avant un possible retour au métier d’entraîneur. Les médias américains avaient déjà rapporté qu’après LSU il était resté lié au football à travers des formats de conseil et médiatiques, et son obligation contractuelle de rechercher un travail alimente en outre l’hypothèse selon laquelle il envisagera différentes possibilités. Toutefois, un retour sur le banc au niveau auquel il a l’habitude de travailler dépendra de la manière dont les employeurs potentiels évalueront son mandat à LSU, son adaptation à la nouvelle ère du sport universitaire et sa capacité à reconstruire la confiance dans un grand programme.
Vue d’ensemble : le football universitaire coûte de plus en plus cher, et les médias sont de plus en plus importants
L’histoire de Kelly dépasse la carrière personnelle d’un entraîneur. Elle montre comment le football universitaire américain s’est transformé en un écosystème dans lequel les décisions sportives, les contrats, les droits télévisuels et la perception publique s’entremêlent constamment. LSU a payé en 2021 une somme énorme pour faire venir un entraîneur avec une réputation de vainqueur, puis a décidé en 2025 que les résultats n’étaient pas assez bons, avant de se retrouver confronté à une indemnité de plusieurs dizaines de millions de dollars. CBS, de son côté, peut maintenant obtenir un analyste dont le nom attire l’attention à lui seul et dont les expériences récentes ouvrent des sujets qui intéressent les téléspectateurs au-delà du seul résultat des matchs.
Pour un public mondial qui ne suit pas quotidiennement toutes les nuances du football universitaire aux États-Unis, le cas Brian Kelly illustre le niveau de professionnalisation d’un sport qui reste formellement universitaire. Les contrats d’entraîneurs atteignent des montants comparables à ceux des ligues professionnelles, les conférences négocient des paquets médiatiques pluriannuels, et d’anciens entraîneurs deviennent une partie du produit télévisuel qui façonne encore davantage la compréhension publique du jeu. La possible entrée de Kelly dans l’équipe de commentateurs de CBS n’est donc pas seulement une nouvelle concernant un nouvel emploi. C’est la continuation de l’une des histoires d’entraîneur les plus marquantes de ces dernières années et un rappel que, dans le football universitaire moderne, quitter la ligne de touche ne signifie pas nécessairement quitter le centre de la scène.
Sources :
- Saturday Down South – rapport sur le possible engagement de Brian Kelly sur CBS et son rôle dans les retransmissions des matchs de Mountain West (link)
- On3 – rapport sur l’apparition de Kelly dans l’émission Inside College Football sur CBS Sports Network et le contexte de son buyout de LSU (link)
- LSU Athletics – annonce officielle de la séparation entre LSU et Brian Kelly le 26 octobre 2025 et données sur son bilan et ses résultats à LSU (link)
- Front Office Sports – rapport sur l’indemnité de 54 millions de dollars, le dénouement juridique et la clause relative à l’obligation de chercher un nouveau travail (link)
- LSU Athletics – annonce officielle de 2021 sur l’arrivée de Kelly à LSU et le contrat de dix ans d’une valeur de 95 millions de dollars (link)
- Mountain West Conference – annonce officielle du paquet de retransmissions télévisées pour la saison de football 2026 (link)
- CBS Sports – analyse du départ de Kelly de LSU, de ses déclarations après son licenciement et du contexte plus large des entraîneurs (link)
- Notre Dame Fighting Irish – profil officiel d’entraîneur de Brian Kelly avec aperçu de sa carrière antérieure et de ses résultats avant LSU (link)