Roberto Martínez quitte le banc du Portugal après l’élimination face à l’Espagne à la Coupe du monde 2026
Roberto Martínez a confirmé son départ du poste de sélectionneur du Portugal après que l’équipe nationale portugaise a terminé sa participation à la Coupe du monde 2026 par une défaite 1:0 contre l’Espagne en huitième de finale. Le match s’est joué le lundi 6 juillet 2026 et, selon les comptes rendus de la rencontre, il a été décidé par un but de Mikel Merino dans le temps additionnel, ce qui a permis à l’Espagne de décrocher sa qualification pour les quarts de finale, tandis que le Portugal est resté sans suite dans le tournoi. Après l’élimination, Martínez a déclaré qu’“il n’y a pas de sens à continuer”, expliquant que son objectif principal était de mener le Portugal au titre mondial et que ce chemin s’était terminé plus tôt que l’équipe ne l’attendait. Dans le même temps, il a rejeté l’idée que le résultat puisse être réduit à un échec total, mais il a reconnu que la sélection n’avait pas atteint le plus grand objectif avec lequel elle était entrée dans la compétition. Sa décision ouvre une nouvelle période pour la Fédération portugaise de football et pour une équipe qui avait de grandes ambitions en Amérique du Nord, mais qui a terminé le tournoi avant la phase finale.
La défaite qui a accéléré la fin d’un cycle
Selon le calendrier officiel de la FIFA et les résultats de la compétition, la Coupe du monde 2026 se joue au Canada, au Mexique et aux États-Unis d’Amérique, dans un format élargi avec 48 sélections. Ce format a introduit pour la première fois des groupes de quatre sélections réparties en douze groupes, la qualification des deux meilleures équipes de chaque groupe et des huit meilleures sélections classées troisièmes pour les seizièmes de finale, avant la phase à élimination directe classique qui mène à la finale. Le Portugal, après avoir traversé le système du tournoi, a été arrêté en huitième de finale contre l’Espagne, dans un match qui, en raison de la rivalité entre deux puissances footballistiques voisines, avait un poids supérieur à celui d’une simple rencontre à élimination directe. Selon le compte rendu de Sky Sports, la rencontre a été décidée tard, par l’entrée de Merino depuis le banc et son but dans les dernières minutes, tandis que le Portugal n’a pas réussi à transformer la possession, la qualité individuelle et l’expérience en résultat. Un tel dénouement a davantage souligné l’écart entre les grandes attentes et la portée réelle de la campagne portugaise.
La défaite contre l’Espagne est particulièrement douloureuse parce que le Portugal est arrivé au tournoi avec une équipe riche en joueurs issus des plus grands championnats européens et avec un sélectionneur qui avait auparavant eu suffisamment de temps pour construire un système. Avant le championnat, le public portugais et les observateurs internationaux voyaient la sélection comme l’une des équipes capables d’aller loin, surtout après la victoire en Ligue des nations de l’UEFA en 2025. L’UEFA avait alors annoncé que le Portugal avait battu l’Espagne en finale à Munich après les tirs au but, après un match nul 2:2, devenant ainsi la première sélection avec deux titres dans cette compétition. C’est précisément pourquoi la nouvelle défaite contre le même adversaire, cette fois dans la phase à élimination directe de la Coupe du monde, a pris une symbolique supplémentaire. La sélection qui, un an plus tôt, avait remporté un trophée européen contre l’Espagne a maintenant terminé son tournoi le plus important face au même adversaire.
Martínez: l’objectif était le titre, pas seulement une bonne impression
Après le match, selon les comptes rendus médiatiques qui ont rapporté ses déclarations, Martínez a souligné que son mandat ne pouvait pas être mesuré à un seul match, mais que la Coupe du monde était la mesure du projet qu’il dirigeait depuis 2023. Le sélectionneur a déclaré que l’objectif était de remporter le titre de champion du monde, et non seulement de passer quelques tours ou de donner une impression de compétitivité. Une telle déclaration reflète l’ambition avec laquelle il avait accepté le poste, mais aussi le standard qu’il avait lui-même fixé devant une génération menée par Cristiano Ronaldo, Bruno Fernandes, Bernardo Silva, Vitinha, Rafael Leão, João Neves et une série d’autres joueurs. Selon les informations disponibles, Martínez a remercié les joueurs, la fédération et les supporters, soulignant qu’il emporte des expériences fortes de la période passée au sein de la sélection portugaise. Son départ n’a donc pas été présenté comme une réaction soudaine à une seule défaite, mais comme la fin d’un cycle qui était orienté vers un grand objectif.
En janvier 2023, la FIFA a annoncé que le Portugal avait nommé Roberto Martínez nouveau sélectionneur après le départ de Fernando Santos, dont le mandat s’était terminé après la Coupe du monde 2022 et la défaite contre le Maroc en quart de finale. Martínez était alors arrivé comme entraîneur doté d’une grande expérience dans le football de sélection, après plus de six ans sur le banc de la Belgique, mais aussi comme un spécialiste à qui l’on confiait la transition délicate entre l’ère Ronaldo et la nouvelle génération de joueurs portugais. Ses débuts au Portugal ont été marqués par des résultats de qualification convaincants et par la tentative de rendre l’équipe plus flexible, avec plus de contrôle technique au milieu du terrain et davantage de largeur en attaque. Pourtant, à la Coupe du monde 2026, l’évaluation finale devait se faire selon la performance dans la phase à élimination directe, où chaque décision tactique et chaque moment manqué ont un poids nettement plus grand. Dans ce cadre, la défaite contre l’Espagne est devenue la limite au-delà de laquelle Martínez ne voulait pas continuer.
Un héritage avec un trophée, mais sans le plus grand résultat
Le mandat de Martínez au Portugal est difficile à réduire à une évaluation simple. D’un côté, les données de l’UEFA confirment que le Portugal, sous sa direction, a remporté la Ligue des nations 2024/25, un trophée qui avait une importance à la fois sportive et symbolique parce qu’il est venu contre l’Espagne en finale. Ce succès a montré que le Portugal pouvait battre les plus grands rivaux même dans des matchs de pression maximale, et a donné à l’équipe un argument pour entrer dans la Coupe du monde avec foi en sa propre maturité. De l’autre côté, l’objectif principal de son mandat était le titre mondial, et le Portugal a terminé la compétition avant les quarts de finale, ce qui façonnera inévitablement la perception finale de son travail. Dans le football moderne de sélection, surtout chez les équipes disposant d’un choix de joueurs aussi large, la différence entre le succès et la déception se mesure souvent précisément au résultat dans quelques matchs à élimination directe. Martínez a remporté un trophée, mais il n’a pas remporté celui que le Portugal voulait le plus.
Son travail s’inscrivait aussi dans un contexte plus large. Le Portugal est ces dernières années l’une des sélections européennes les plus talentueuses, avec des joueurs évoluant dans des clubs du sommet du football anglais, espagnol, français, italien et portugais. Le sélectionneur essayait d’associer l’expérience de joueurs qui ont déjà marqué l’histoire de la sélection avec l’énergie de jeunes cadres qui doivent encore assumer pleinement leurs responsabilités. Une telle combinaison apportait un potentiel immense, mais aussi un débat permanent sur l’équilibre de l’équipe, le rôle de Ronaldo, le rythme du jeu et la manière d’utiliser au mieux les milieux créatifs. La défaite contre l’Espagne a de nouveau ouvert des questions sur le fait de savoir si l’équipe avait été suffisamment agressive dans les moments clés, si le plan offensif était assez varié et si le Portugal avait utilisé la profondeur de l’effectif qu’il possède objectivement. Ces questions passent désormais à la fédération et au futur sélectionneur.
Ronaldo et la question du changement de génération
Le départ de Martínez arrive à un moment où la sélection portugaise fait aussi face à l’incertitude concernant l’avenir de Cristiano Ronaldo. Ronaldo avait 41 ans au moment du tournoi, et la Coupe du monde 2026 était largement considérée comme probablement la dernière occasion pour lui de remporter le seul grand trophée qui manque à sa carrière en sélection. Selon les comptes rendus du match, sa prestation contre l’Espagne a eu un fort écho émotionnel, mais elle n’a pas changé l’issue de la rencontre ni arrêté la progression espagnole. Toutefois, son avenir en sélection n’est pas une question que l’on peut réduire à une seule soirée, car Ronaldo a été pendant près de deux décennies la figure centrale du football portugais et le joueur autour duquel la structure sportive et émotionnelle de l’équipe s’est souvent construite. Si le Portugal entre dans une nouvelle période sans lui ou avec un rôle nettement différent pour lui, cela modifiera considérablement la hiérarchie à l’intérieur du vestiaire.
Pour le futur sélectionneur, la tâche la plus importante ne sera pas seulement de choisir le onze de départ, mais de définir clairement l’identité de la sélection. Le Portugal possède assez de qualité technique pour jouer par la possession, assez de vitesse pour la transition et assez de talent individuel pour différents systèmes, mais les grands tournois exigent un plan stable que les joueurs peuvent appliquer même lorsque le match prend une direction indésirable. En ce sens, le successeur de Roberto Martínez devra décider comment répartir les rôles de Bruno Fernandes, Bernardo Silva, Vitinha, João Neves, Rafael Leão et d’autres joueurs dont les meilleurs espaces se recoupent parfois. Il devra aussi évaluer comment maintenir l’expérience dans la ligne défensive tout en accélérant la transition vers une génération capable de porter le cycle de qualification et les prochaines grandes compétitions. L’incertitude autour de Ronaldo n’est que la partie la plus visible d’un processus beaucoup plus large.
Ce qui attend la Fédération portugaise de football
La Fédération portugaise de football, selon les annonces officielles disponibles, n’avait pas confirmé le nom du nouveau sélectionneur au moment de la conclusion de ce texte. Cela signifie que la période après la Coupe du monde commence avec une question ouverte de direction, de staff technique et d’orientation sportive de la sélection. La fédération devra décider si elle veut continuer avec un entraîneur étranger, revenir à un spécialiste portugais ou rechercher un profil capable de combiner une haute organisation tactique avec l’autorité nécessaire pour gérer un vestiaire rempli de grands noms de clubs. Cette décision ne sera pas seulement une question de personnel, mais une question stratégique, car elle déterminera à quoi ressemblera le Portugal dans le prochain cycle et si l’expérience de 2026 sera interprétée comme un avertissement ou comme une base de correction. Après l’élimination précoce, la pression du public et des médias sera grande, mais la fédération devra éviter une décision prise uniquement sous l’impression d’un seul match.
Une partie importante de ce processus sera l’analyse réaliste du tournoi. Le Portugal n’a pas été éliminé parce qu’il manque de qualité, mais parce que, dans le match contre l’Espagne, il n’a pas trouvé le moyen de transformer sa qualité en avantage au tableau d’affichage. Selon les comptes rendus des médias internationaux, l’Espagne n’a pas joué un match parfait, mais elle a été assez patiente et déterminée pour exploiter le moment clé dans les dernières minutes. De tels détails décident souvent les rencontres à élimination directe à la Coupe du monde, mais les sélections qui visent le titre doivent avoir plus qu’une explication selon laquelle une seule situation a été décisive. Elles doivent avoir un système qui réduit le risque, crée suffisamment d’occasions et permet une réaction lorsque l’adversaire se ferme ou prend l’initiative. C’est le domaine sur lequel le futur projet portugais sera le plus mesuré.
L’Espagne continue, le Portugal commence sa remise en question
Avec sa victoire, l’Espagne poursuit sa route vers la phase finale de la Coupe du monde, tandis que le Portugal quitte le tournoi avec le sentiment d’une occasion manquée. Selon le calendrier de la FIFA, la phase finale du championnat dure jusqu’au 19 juillet 2026, de sorte que l’élimination portugaise s’est produite au moment où les matchs les plus importants sont encore à venir. Cela renforce encore l’impression que la sélection a été éliminée plus tôt que ne le suggéraient son talent, son expérience et ses ambitions. Pour Martínez, c’était un signe suffisant pour ne pas prolonger le cycle et pour laisser le banc à un nouveau spécialiste. Pour les joueurs et la fédération, c’est le début d’une période où il faudra séparer ce qui a fonctionné dans son mandat de ce qui a échoué lorsque la pression était la plus forte.
Le Portugal reste une sélection à grand potentiel et avec une base de joueurs que beaucoup de sélections nationales n’ont pas. Mais le potentiel en soi ne rapporte pas de titres, et la Coupe du monde 2026 a de nouveau montré combien la frontière est mince entre une équipe décrite comme candidate à la phase finale et une équipe qui, après un but tardif, rentre à la maison. Martínez part avec le trophée de la Ligue des nations, avec une série de bonnes périodes et avec l’objectif principal non réalisé. Son successeur prendra en charge une sélection qui doit conserver l’ambition, mais aussi trouver un chemin plus clair à travers les matchs dans lesquels il n’y a pas de temps pour un examen de rattrapage. C’est précisément cet équilibre entre continuité et changement qui déterminera comment le Portugal répondra à l’élimination qui a mis fin à un cycle de sélectionneur.
Sources:
- FIFA – calendrier officiel, résultats et contexte de la Coupe du monde 2026 (lien)
- FIFA – explication du format élargi de la Coupe du monde 2026 avec 48 sélections (lien)
- FIFA – annonce de la nomination de Roberto Martínez comme sélectionneur du Portugal en 2023 (lien)
- Fédération portugaise de football – annonces officielles et informations sur la sélection portugaise pendant le tournoi (lien)
- Sky Sports – compte rendu du match Portugal – Espagne et du départ de Roberto Martínez (lien)
- The Guardian – compte rendu en direct et analyse du match Portugal – Espagne (lien)
- talkSPORT – compte rendu de la confirmation du départ de Roberto Martínez après l’élimination du Portugal (lien)
- UEFA – données officielles sur la victoire du Portugal en Ligue des nations de l’UEFA 2024/25 (lien)