Pochettino annonce la liste définitive des États-Unis pour la Coupe du monde 2026 : Pulisic, Adams et McKennie mènent le pays hôte
L’équipe nationale masculine de football des États-Unis a annoncé le 26 mai 2026 sa liste définitive de 26 joueurs pour la Coupe du monde FIFA 2026, un tournoi qui se jouera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La liste a été présentée lors d’un événement à New York, au Pier 17 dans le quartier de Manhattan, lors d’une retransmission télévisée en direct qui, selon l’annonce de la Fédération américaine de football, était conçue comme une présentation publique de l’équipe et une fête des supporters avant le début du tournoi. Le sélectionneur Mauricio Pochettino a ainsi conclu la partie la plus sensible de la préparation du pays hôte, car il devait extraire d’un cercle élargi de candidats le groupe qui tentera de profiter de l’avantage de jouer à domicile.
Selon l’annonce de U.S. Soccer et les comptes rendus de la présentation, l’ossature de la sélection est composée des joueurs les plus connus de la génération actuelle : Christian Pulisic, Tyler Adams, Weston McKennie, Antonee Robinson, Tim Weah, Gio Reyna, Folarin Balogun et Ricardo Pepi. Il s’agit d’un groupe construit en majorité autour de joueurs ayant de l’expérience dans les ligues européennes, mais aussi autour de plusieurs footballeurs de MLS. La liste comprend des joueurs évoluant en Angleterre, en Italie, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Écosse, au Mexique, au Canada et aux États-Unis, ce qui confirme la profondeur de l’effectif dont Pochettino disposait dans la phase finale de la sélection.
La décision a aussi attiré une grande attention du fait que les États-Unis abordent pour la première fois depuis 1994 une Coupe du monde comme l’un des pays hôtes. Pour la sélection américaine, cela crée une pression sportive et publique différente de celle des tournois précédents, car on attend de l’équipe davantage que le simple passage de la phase de groupes. Selon le calendrier de la FIFA, les États-Unis joueront dans le groupe D contre le Paraguay, l’Australie et la Turquie, et les trois rencontres de la phase de groupes se disputeront sur la côte ouest des États-Unis.
La liste a apporté le noyau attendu, mais aussi plusieurs surprises
Selon la liste publiée après l’événement à New York, Pochettino a retenu trois gardiens, dix défenseurs, six milieux de terrain et sept joueurs à vocation offensive, même si certains footballeurs peuvent être utilisés à plusieurs postes dans différents systèmes. La liste des gardiens comprend Chris Brady du Chicago Fire, Matt Freese du New York City FC et Matt Turner du New England Revolution. Turner arrive comme le nom le plus expérimenté parmi les gardiens, tandis que Brady et Freese représentent la concurrence nationale de MLS qui s’est imposée au cours du cycle.
En défense figurent Max Arfsten, Sergiño Dest, Alex Freeman, Mark McKenzie, Tim Ream, Chris Richards, Antonee Robinson, Miles Robinson, Joe Scally et Auston Trusty. C’est la partie numériquement la plus large de la liste, ce qui indique l’intention de Pochettino d’avoir, pour un tournoi pouvant compter sept matches, les deux postes latéraux couverts, des alternatives en défense centrale et des joueurs capables de répondre aux différents rythmes des adversaires. Antonee Robinson de Fulham, Sergiño Dest du PSV, Chris Richards de Crystal Palace et le vétéran Tim Ream se distinguent particulièrement, combinant l’expérience des plus fortes compétitions européennes et un rôle de longue date en sélection.
Au milieu de terrain se trouvent Tyler Adams, Sebastian Berhalter, Weston McKennie, Gio Reyna, Cristian Roldan et Malik Tillman. Ce groupe associe équilibre défensif, puissance de course et créativité, mais il constitue aussi la partie de la liste qui a suscité le plus de débats. Selon le compte rendu du Guardian concernant l’annonce, Diego Luna, Tanner Tessmann et Aidan Morris figurent parmi les absences les plus remarquées. Luna a obtenu un temps de jeu important dans des rôles offensifs pendant le mandat de Pochettino, tandis que Tessmann et Morris étaient candidats à une profondeur supplémentaire au centre du terrain. Leur absence montre que le sélectionneur a donné la priorité à une structure d’effectif différente, avec un plus grand nombre de défenseurs et de profils offensifs.
L’attaque est composée de Brenden Aaronson, Folarin Balogun, Ricardo Pepi, Christian Pulisic, Tim Weah, Haji Wright et Alejandro Zendejas. Pulisic reste le nom le plus reconnaissable de la sélection américaine et le joueur dont on attend qu’il porte la plus grande charge créative. Balogun et Pepi apportent des options au poste d’avant-centre, Wright offre une dimension physique et de la finition, tandis qu’Aaronson, Weah et Zendejas peuvent couvrir des rôles de couloir et de demi-espaces. L’inclusion de Zendejas a été particulièrement soulignée dans les médias américains car, selon le Guardian, il a eu un temps de jeu limité sous Pochettino, mais a tout de même été préféré à certains joueurs plus souvent mentionnés comme candidats.
Les 26 définitifs pour le tournoi
- Gardiens : Chris Brady (Chicago Fire), Matt Freese (New York City FC), Matt Turner (New England Revolution).
- Défenseurs : Max Arfsten (Columbus Crew), Sergiño Dest (PSV Eindhoven), Alex Freeman (Villarreal), Mark McKenzie (Toulouse), Tim Ream (Charlotte FC), Chris Richards (Crystal Palace), Antonee Robinson (Fulham), Miles Robinson (FC Cincinnati), Joe Scally (Borussia Mönchengladbach), Auston Trusty (Celtic).
- Milieux de terrain : Tyler Adams (AFC Bournemouth), Sebastian Berhalter (Vancouver Whitecaps), Weston McKennie (Juventus), Gio Reyna (Borussia Mönchengladbach), Cristian Roldan (Seattle Sounders), Malik Tillman (Bayer Leverkusen).
- Attaquants et ailiers : Brenden Aaronson (Leeds United), Folarin Balogun (AS Monaco), Ricardo Pepi (PSV Eindhoven), Christian Pulisic (AC Milan), Tim Weah (Marseille), Haji Wright (Coventry City), Alejandro Zendejas (Club América).
Pochettino clôt la sélection après un cycle long et sous pression
Mauricio Pochettino a pris ses fonctions avec la mission claire de préparer la sélection à un tournoi où chaque match du pays hôte sera scruté de près. U.S. Soccer soulignait déjà avant l’annonce que le sélectionneur cherchait "les bons 26", et pas nécessairement seulement un groupe des individualités les plus célèbres. Une telle approche est également visible dans le choix définitif, où l’équilibre par lignes, la flexibilité tactique et la capacité d’adaptation à différents adversaires ont manifestement eu un poids important.
Selon le compte rendu du Guardian, Pochettino a utilisé 61 joueurs pendant son mandat, ce qui montre l’ampleur du processus de sélection. Cette donnée est particulièrement importante parce que les sélections, dans un grand tournoi, ne s’appuient pas seulement sur les onze premiers, mais aussi sur la capacité de changer le rythme d’un match, de répondre aux blessures et de s’adapter aux adversaires dans de courts intervalles. Dans le format de la Coupe du monde 2026, 48 sélections participent et le tournoi compte 104 matches, ce qui accroît encore la complexité logistique et compétitive.
Pochettino, selon une citation relayée par le Guardian, a déclaré être convaincu d’avoir choisi le meilleur groupe de 26 joueurs pour réussir à la Coupe du monde. Il a souligné que les décisions avaient été difficiles et a remercié tous les joueurs qui ont fait partie du processus. Cette formulation indique que plusieurs footballeurs sont restés très proches de la liste, mais aussi que le staff technique devait trancher avant le début des préparations finales.
Pour les États-Unis, l’état de santé et la forme compétitive des joueurs clés seront particulièrement importants. Adams est important pour la stabilité défensive du milieu de terrain, McKennie pour l’intensité et les arrivées de la deuxième ligne, et Pulisic pour la dernière passe, l’entrée dans la surface de réparation et la finition. En défense, Robinson, Richards, Ream et Dest seront attendus pour porter une grande partie du poids face à des sélections qui arrivent avec différents styles de jeu.
Groupe D : le Paraguay, l’Australie et la Turquie comme premier test
Selon l’aperçu de la FIFA du groupe D, les États-Unis ouvriront leur campagne le 12 juin contre le Paraguay à Inglewood, en Californie. Le deuxième match se jouera le 19 juin contre l’Australie à Seattle, et la phase de groupes s’achèvera le 25 juin contre la Turquie, de nouveau à Inglewood. Le calendrier donne au pays hôte l’avantage de conditions connues, mais impose aussi l’obligation d’entrer rapidement dans le tournoi, car l’ouverture contre le Paraguay sera un test essentiel de confiance et de maîtrise compétitive.
Le Paraguay apporte la solidité sud-américaine, l’expérience du jeu dans la haute intensité des qualifications CONMEBOL et une tradition d’équipes défensivement disciplinées. La FIFA rappelle que les États-Unis et le Paraguay se sont rencontrés dès la première Coupe du monde en 1930, lorsque la sélection américaine s’est imposée 3:0, dans un match associé au premier triplé de l’histoire du tournoi. Bien que ce fait historique soit intéressant, il sera plus important pour l’équipe de Pochettino de savoir comment répondre à la génération actuelle du Paraguay et à sa capacité à ralentir le match.
L’Australie constitue la deuxième journée et probablement un type de défi différent. Les Socceroos se sont forgé ces dernières années la réputation d’une équipe qui s’appuie sur la préparation physique, l’organisation et la capacité à rivaliser dans des matches exigeants contre des adversaires techniquement plus forts. Selon le profil du groupe établi par la FIFA, le sélectionneur australien Tony Popovic faisait partie de la génération qui a atteint les huitièmes de finale à la Coupe du monde 2006, ce qui souligne encore la continuité de la culture footballistique locale.
La Turquie ferme le groupe et pourrait être l’adversaire le plus imprévisible pour les États-Unis. La FIFA indique que la Turquie revient en phase finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 2002, lorsqu’elle avait terminé troisième. C’est une sélection avec un fort talent individuel et une charge émotionnelle, de sorte que le dernier match du groupe peut avoir un grand poids si le classement n’est pas réglé lors des deux premières journées. Pour les États-Unis, il serait donc important d’aborder le dernier match avec suffisamment de points afin d’éviter la pression d’une rencontre où la victoire est nécessaire.
Le terrain à domicile apporte un avantage, mais augmente aussi les attentes
La Coupe du monde 2026 sera la première avec 48 sélections et la première organisée conjointement par trois pays. Selon la FIFA, la compétition se jouera dans 16 villes hôtes, et l’élargissement du tournoi de 32 à 48 participants a aussi modifié la dynamique compétitive. Davantage de sélections obtiennent une chance, mais les favoris et les hôtes doivent tout de même trouver rapidement le rythme, car dans le format élargi, les erreurs de la phase initiale peuvent se répercuter sur un chemin plus difficile en phase à élimination directe.
Pour la sélection américaine, le terrain à domicile signifie des stades connus, des ajustements plus courts à l’environnement et un fort soutien du public. En même temps, cette circonstance augmente précisément les attentes. Les États-Unis avaient au Qatar 2022 l’une des équipes les plus jeunes du tournoi et ont passé la phase de groupes, et une partie de ce noyau entre maintenant dans une phase plus mûre de carrière. Selon le Guardian, la liste pour 2026 comprend 13 joueurs ayant l’expérience d’une Coupe du monde et 13 débutants, ce qui donne un équilibre entre continuité et fraîcheur.
C’est précisément cet équilibre qui sera l’une des principales questions avant le début du tournoi. Pulisic, McKennie, Adams, Weah, Robinson et Richards ont déjà l’expérience des grands matches, tandis que des joueurs comme Freese, Brady, Freeman, Arfsten, Berhalter et Zendejas entrent dans un contexte de sélection différent. Pochettino devra trouver une manière pour que l’expérience des cadres n’étouffe pas l’énergie des nouveaux noms, mais pour que ces deux couches de l’équipe se complètent.
La fédération américaine a annoncé que la sélection effectuera ses préparations finales au National Training Center de Fayetteville, dans l’État de Géorgie. Selon U.S. Soccer et le Guardian, les États-Unis joueront avant le début du tournoi des matches amicaux contre le Sénégal le 31 mai à Charlotte et contre l’Allemagne le 6 juin à Chicago. Après cela, la sélection se dirigera vers sa base en Californie, où elle se préparera pour l’ouverture contre le Paraguay.
Une liste qui ouvre des questions tactiques clés
Le choix définitif des joueurs suggère que Pochettino cherchera une équipe capable d’une haute intensité, d’un pressing agressif et de transitions rapides vers l’avant. Cela correspond au profil d’une grande partie des cadres américains, notamment Pulisic, Weah, Balogun, Pepi et Aaronson. Toutefois, la question du contrôle du milieu de terrain sera tout aussi importante. Les absences de Tessmann, Morris et Luna laissent un nombre plus réduit de profils classiques de milieux, si bien qu’Adams, McKennie, Reyna, Tillman, Roldan et Berhalter devront porter une grande part de responsabilité dans l’organisation du jeu.
Gio Reyna est un cas particulièrement intéressant, car il a longtemps été considéré comme l’un des plus grands talents créatifs du football américain, mais son rôle en sélection dépendait de sa forme, de sa santé et de son utilisation tactique. Sa présence sur la liste donne à Pochettino une option supplémentaire entre les lignes, mais exige en même temps une structure claire autour de lui. Si les États-Unis doivent percer des défenses fermées, Reyna et Tillman pourraient avoir un rôle plus important que dans les matches où l’on recherche une sortie rapide par les ailes.
En attaque se pose la question de la hiérarchie entre Balogun et Pepi. Balogun apporte des déplacements derrière la dernière ligne et l’expérience du championnat français, tandis que Pepi possède un sens marqué de la finition et un rôle déjà connu en sélection. Haji Wright est un profil différent, utile dans les matches où l’on recherche davantage de duels, le jeu dos au but ou l’attaque des centres. Une telle diversité d’options offensives peut être importante dans le football de tournoi, où les matches basculent souvent après les remplacements.
La défense est la partie la plus nombreuse de la liste et montre que Pochettino ne veut pas prendre le risque d’un manque d’options à des postes qui, dans les grands tournois, sont particulièrement exposés aux blessures, aux cartons et aux ajustements tactiques. La combinaison de l’expérience de Ream, de la puissance de Richards, de la dynamique de Robinson et de la qualité technique de Dest donne au sélectionneur plusieurs solutions possibles. En plus de cela, Scally, Trusty, McKenzie, Miles Robinson, Freeman et Arfsten offrent une profondeur qui peut être décisive si le calendrier devient exigeant.
Avec la publication de la liste, la phase des spéculations est terminée, mais commence une période où chaque décision de Pochettino sera liée aux attentes du tournoi à domicile. Les États-Unis obtiendront dans les prochains jours, à travers les matches contre le Sénégal et l’Allemagne, les dernières réponses avant le début de la Coupe du monde. Le vrai test arrive le 12 juin à Inglewood, lorsque le pays hôte ouvrira la compétition contre le Paraguay dans un tournoi qui a une signification particulière pour cette génération du football américain.
Sources :
- U.S. Soccer – annonce officielle de la présentation publique de la liste de la sélection des États-Unis à New York le 26 mai 2026. (lien)
- U.S. Soccer – annonce officielle selon laquelle Mauricio Pochettino annoncera le 26 mai la liste de 26 joueurs pour la Coupe du monde 2026. (lien)
- The Guardian – compte rendu de l’annonce de la liste définitive des États-Unis, noms des joueurs, absences et calendrier de préparation de la sélection. (lien)
- FIFA – aperçu officiel du groupe D de la Coupe du monde 2026, adversaires des États-Unis et contexte du calendrier. (lien)
- FIFA – aperçu officiel du tournoi, du format, des hôtes et du calendrier de la Coupe du monde 2026. (lien)