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VAR, hors-jeu et Nikola Vasilj : pourquoi le Canada n’a pas obtenu de penalty face à la Bosnie-Herzégovine

L’action controversée du match entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine à Toronto a relancé le débat sur la VAR, le hors-jeu et le penalty. L’élément clé était l’ordre des faits : avant le contact avec Nikola Vasilj, les arbitres ont vérifié si l’attaquant canadien avait participé activement depuis une position de hors-jeu

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Pourquoi aucun penalty n’a été accordé au Canada dans l’action litigieuse contre la Bosnie-Herzégovine

La situation litigieuse du match entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine à la Coupe du monde 2026 reste l’une des plus commentées du début du groupe B. Le Canada a réclamé un penalty après un contact entre l’attaquant Tani Oluwaseyi et le gardien Nikola Vasilj, mais l’arbitre n’a pas désigné le point de penalty, et le gardien de la Bosnie-Herzégovine n’a pas été expulsé. Selon la feuille de match officielle de Canada Soccer, le duel disputé le 12 juin 2026 au stade BMO Field de Toronto s’est terminé sur le score de 1:1, et les buts ont été inscrits par Jovo Lukić à la 21e minute et Cyle Larin à la 78e minute. FIFA a indiqué dans son rapport de match que le Canada, grâce à ce but, avait obtenu le premier point de son histoire dans ses participations aux Coupes du monde masculines, tandis que la Bosnie-Herzégovine a conservé un point dans une rencontre où une grande partie du débat après le dernier coup de sifflet s’est tournée vers l’interprétation arbitrale d’une action.

La clé de compréhension de la décision ne réside pas seulement dans la question de savoir s’il y a eu contact, mais dans l’ordre des événements qui était vérifié. Selon les règles de l’IFAB, l’organe faîtier chargé des Lois du Jeu, un joueur qui se trouve en position de hors-jeu ne commet pas une infraction par sa seule position, mais il la commet lorsqu’il intervient activement dans le jeu, joue le ballon, dispute le ballon à un adversaire ou, par son déplacement, influence clairement la possibilité de l’adversaire de jouer. Si une telle infraction de hors-jeu s’est produite avant le contact avec le gardien ou un défenseur, la reprise du jeu doit être déterminée selon le premier événement sanctionnable, c’est-à-dire par un coup franc indirect pour l’équipe qui défend, et non par un penalty pour l’équipe qui attaque. C’est précisément cette séquence, selon l’analyse disponible de la situation litigieuse, qui explique pourquoi la décision prise sur le terrain n’a pas été changée après la vérification VAR.

Un match qui a reçu une histoire arbitrale supplémentaire

Le match à Toronto avait aussi un fort contexte sportif et symbolique, car le Canada, en tant que l’un des pays hôtes du tournoi, a ouvert sa campagne devant son public. Selon les données officielles de Canada Soccer, la rencontre a commencé à 15 heures, heure locale, et le Canada a égalisé dans la suite du match seulement deux minutes après l’entrée de Cyle Larin à la place de Tani Oluwaseyi. Canada Soccer a désigné Ismaël Koné joueur du match, ce qui reflète l’impression que le milieu de terrain canadien, surtout en seconde période, a pris une plus grande part de la possession et de l’initiative. La Bosnie-Herzégovine, selon le calendrier officiel de la Fédération de football de Bosnie-Herzégovine, a inscrit ce match comme un nul 1:1 lors de son premier match de groupe à la Coupe du monde 2026.

Les données de 11v11 indiquent que le match a été arbitré par l’Argentin Facundo Tello et qu’il y avait 43 002 spectateurs dans le stade. La même source note aussi qu’il s’agissait de la première rencontre entre le Canada et la Bosnie-Herzégovine au niveau senior A, ce qui a encore renforcé l’importance du résultat pour les deux sélections. Pour le Canada, ce point avait un poids historique, car l’équipe avait, avant cette rencontre, selon le même aperçu statistique, perdu les six matchs qu’elle avait auparavant disputés en Coupes du monde masculines. Pour la Bosnie-Herzégovine, le nul signifiait la poursuite d’une série stable sur le plan des résultats en 2026, du moins selon les registres officiels de la fédération, qui recensait au 13 juin deux victoires et trois matchs nuls cette année-là.

Dans une telle atmosphère, chaque décision dans la surface de réparation prend un poids supplémentaire. Le contact entre Vasilj et Oluwaseyi n’a donc pas été observé isolément, mais comme une partie d’une action dans laquelle il fallait d’abord établir où se trouvait l’attaquant au moment où le ballon a été joué et s’il est ensuite intervenu activement dans le jeu. Le protocole VAR moderne sépare précisément pour cette raison les éléments factuels, comme la position de hors-jeu ou le lieu de l’infraction, des appréciations subjectives, comme l’intensité du contact. Selon le protocole VAR de l’IFAB, la VAR vérifie automatiquement les décisions potentielles concernant un but, un penalty, un carton rouge direct et une erreur d’identité, mais la décision sur le terrain n’est modifiée que lorsque les images montrent une erreur claire et manifeste ou un incident grave manqué.

Pourquoi le hors-jeu est vérifié en premier

Dans l’action litigieuse, la question décisive était de savoir si Oluwaseyi, avant la collision avec Vasilj, avait déjà tiré un avantage actif d’une position de hors-jeu. Selon la Loi 11 de l’IFAB, si un attaquant était en position de hors-jeu au moment de la passe d’un coéquipier et joue ensuite le ballon ou dispute le ballon à un adversaire, l’infraction de hors-jeu se produit avant le contact ultérieur. L’IFAB mentionne aussi dans ses exemples officiels un scénario dans lequel un attaquant en position de hors-jeu intervient dans le jeu avant l’infraction d’un défenseur; dans ce cas, le jeu reprend pour le hors-jeu, et non pour l’infraction ultérieure, même si l’arbitre peut encore envisager une sanction disciplinaire si le contact était imprudent, inconsidéré ou dangereux. C’est une différence qui provoque souvent des malentendus chez les spectateurs, car l’image télévisée donne d’abord l’impression d’une faute physique, tandis que les règles exigent une analyse chronologique de toute l’action.

La technologie semi-automatisée du hors-jeu à la Coupe du monde 2026 a encore accéléré précisément cette partie de la vérification. FIFA a annoncé avant le tournoi que la technologie avancée semi-automatisée du hors-jeu serait utilisée dans cette édition de la Coupe du monde de manière à ce que les cas clairs puissent être envoyés directement aux officiels sur le terrain, avec pour objectif de prendre des décisions plus rapidement et de réduire le risque que les joueurs poursuivent inutilement une action après un hors-jeu déjà constitué. FIFA a également indiqué que des avatars numériques des joueurs et des représentations 3D sont utilisés pour les besoins du système, ce qui aide à l’explication télévisuelle des décisions. Mais cette technologie ne porte pas d’appréciation sur l’intensité d’une faute; elle aide sur la question factuelle de la position du joueur et du moment de la passe.

C’est pourquoi la logique de vérification dans cette action était la suivante: on établit d’abord si l’attaquant canadien était en position de hors-jeu et s’il a participé activement depuis cette position, puis seulement ensuite on évalue le contact avec le gardien. Si la réponse à la première question est affirmative, le penalty ne peut pas prévaloir, car l’équipe attaquante avait auparavant commis une infraction. Cela ne signifie pas que le contact n’existe pas, ni que le geste du gardien était automatiquement autorisé. Cela signifie seulement que la reprise du jeu, selon les Lois du Jeu, doit être rattachée à la première infraction de la séquence si cette infraction avait déjà mis fin à la légalité de l’action offensive.

Le contact avec Vasilj et la question de la sanction disciplinaire

Le débat reste donc ouvert dans sa deuxième partie: la poursuite du mouvement de Vasilj après avoir touché le ballon en premier était-elle d’une intensité telle qu’elle aurait exigé une sanction disciplinaire distincte. Selon la Loi 12 de l’IFAB, les fautes impliquant un contact sont évaluées selon que l’intervention était imprudente, inconsidérée ou effectuée avec une force excessive. Un contact imprudent n’exige pas nécessairement un carton, une intervention inconsidérée est sanctionnée d’un avertissement, et une force excessive ou la mise en danger de la sécurité d’un adversaire peut conduire à une expulsion. Dans les situations où l’infraction de hors-jeu a précédé le contact, l’arbitre conserve le droit de sanctionner un comportement grave ou inconsidéré, mais le seul fait qu’il y ait eu collision ne signifie pas automatiquement carton rouge.

Pour l’évaluation d’une éventuelle expulsion, la question du soi-disant DOGSO, c’est-à-dire l’annihilation d’une occasion de but manifeste, est également importante. Si l’attaquant était déjà impliqué de manière sanctionnable depuis une position de hors-jeu, il est alors difficile de parler d’une occasion de but manifeste légale au sens de la sanction pour empêcher un but. Cela n’exclut pas la possibilité d’un carton rouge pour faute grossière ou comportement violent, mais une telle décision exige un seuil plus élevé: l’image devrait montrer que le joueur a agi avec une force excessive ou a sérieusement mis en danger la sécurité de l’adversaire. Selon le protocole VAR de l’IFAB, la VAR peut intervenir en cas de possible carton rouge direct, mais elle ne sert pas à rejuger chaque situation ni à recommander un simple carton jaune s’il ne s’agit pas de l’une des catégories prévues pour examen.

Les feuilles de match officielles disponibles ne montrent pas que Vasilj a reçu un carton dans cette action. Canada Soccer indique dans la chronologie du match des cartons jaunes pour Alistair Johnston et Luc de Fougerolles côté Canada, ainsi que pour Ermedin Demirović, Jovo Lukić et Nikola Katić côté Bosnie-Herzégovine. Cela conduit à la conclusion que l’équipe arbitrale et la VAR, après vérification, ont estimé qu’il n’existait pas de base pour un penalty en raison du hors-jeu préalable, mais pas non plus de seuil pour une expulsion directe du gardien. Une telle décision n’a pas à satisfaire toutes les interprétations, surtout lorsque l’action est regardée au ralenti et sous plusieurs angles, mais elle est conforme à la manière dont le protocole VAR sépare les éléments factuels et les éléments d’appréciation.

Pourquoi les images créent souvent des impressions différentes

L’une des raisons pour lesquelles de telles situations suscitent autant de polémiques est la manière dont les spectateurs voient le plus souvent le moment litigieux. Dans la retransmission télévisée, l’accent tombe souvent sur la partie la plus visible de l’action, c’est-à-dire la collision entre les joueurs, tandis que pour les règles, ce qui s’est passé quelques instants plus tôt est tout aussi important. Si le plan montre d’abord la chute de l’attaquant, l’impression peut être que le débat porte exclusivement sur un penalty. Mais l’équipe arbitrale doit reconstruire toute la séquence offensive: le moment de la passe, la position de l’attaquant, son déplacement vers le ballon, sa participation au duel et seulement ensuite le contact avec le gardien.

Le protocole VAR impose aussi que, pour les appréciations subjectives de l’intensité du contact, les images à vitesse normale soient utilisées comme un élément important, car le ralenti peut renforcer l’impression de gravité d’une intervention. Les ralentis sont utiles pour établir des éléments factuels, par exemple le point de contact ou la position des joueurs, mais ils ne devraient pas à eux seuls remplacer l’évaluation de la dynamique de l’action. C’est pourquoi deux spectateurs peuvent voir les mêmes images et parvenir à des conclusions différentes: l’un soulignera que le gardien a touché le ballon en premier, l’autre mettra l’accent sur la poursuite du mouvement et le contact avec l’attaquant, tandis que l’équipe arbitrale doit placer toute la situation dans l’ordre juridique des événements.

Dans le cas concret, si le hors-jeu a été confirmé avant le contact, la raison principale de l’absence de penalty n’était pas la conclusion que chaque partie de l’intervention de Vasilj était idéale ou non problématique. La raison était que l’action offensive, selon les règles, n’était plus légale au moment où le joueur en position de hors-jeu a participé activement. Après cela, il ne reste que la question disciplinaire: le contact ultérieur était-il suffisamment dangereux pour un carton indépendamment de la reprise du jeu. Selon les informations disponibles, les officiels n’ont pas estimé que le seuil d’une expulsion directe avait été atteint, et la VAR, selon le protocole, n’intervient pas pour recommander seulement un avertissement.

La portée plus large de la décision pour le groupe B

Le résultat de 1:1 a laissé les deux sélections en course pour la suite de la compétition, mais a aussi ouvert un débat sur la manière dont la technologie influence la perception du football. Selon le calendrier officiel de Canada Soccer, après le match contre la Bosnie-Herzégovine, le Canada avait des rencontres contre le Qatar le 18 juin et la Suisse le 24 juin, toutes deux à Vancouver. La Fédération de football de Bosnie-Herzégovine a indiqué dans son calendrier un match contre la Suisse le 18 juin et contre le Qatar le 24 juin. Dans un groupe où chaque point peut être décisif, une décision issue d’une seule action prend logiquement un poids supplémentaire, surtout pour une équipe qui a cherché le retournement du match pendant une grande partie de la seconde période devant ses supporters.

Pourtant, du point de vue des règles, cette situation montre pourquoi la VAR n’a pas été pensée comme un système qui cherche la sanction la plus sévère après chaque collision physique. Sa tâche, selon l’IFAB, est de corriger les erreurs claires et manifestes dans un nombre limité de catégories, y compris le penalty ou le carton rouge direct. En pratique, cela signifie que l’issue peut sembler paradoxale: un attaquant peut finir sur la pelouse après un contact, et la décision peut tout de même être un coup franc indirect pour l’adversaire si un hors-jeu a été commis auparavant. De telles décisions n’apaisent souvent pas les débats, mais elles soulignent pourquoi l’ordre des événements dans le droit du football est aussi important que l’intensité même du contact.

L’action litigieuse avec Vasilj et Oluwaseyi reste donc un exemple de situation où le débat public se mène à deux niveaux. Le premier est technique et concerne le hors-jeu: si l’attaquant était actif depuis une position illicite, le penalty ne pouvait pas être accordé. Le second est disciplinaire et concerne le mouvement du gardien après son intervention sur le ballon: s’il avait été jugé inconsidéré ou excessivement violent, un carton aurait été possible indépendamment du hors-jeu, mais une intervention de la VAR nécessite le seuil d’un carton rouge direct. Selon les feuilles de match officielles disponibles et les règles qui régissent de telles situations, la décision de ne pas accorder de penalty découle de la chronologie de l’action, tandis que le débat sur l’interprétation disciplinaire restera un espace pour différentes lectures arbitrales et de supporters.

Sources:
- FIFA – rapport officiel du match Canada – Bosnie-Herzégovine à la Coupe du monde 2026. (link)
- Canada Soccer – feuille de match officielle, résultat, buteurs, remplacements et chronologie du match Canada – Bosnie-Herzégovine. (link)
- Fédération de football de Bosnie-Herzégovine – aperçu officiel des résultats de l’équipe A pour l’année 2026 et calendrier des matchs. (link)
- IFAB – Loi 11 sur le hors-jeu et exemples officiels de l’ordre entre hors-jeu et faute ultérieure. (link)
- IFAB – Loi 12 sur les fautes, sanctions disciplinaires, interventions inconsidérées, force excessive et situations DOGSO. (link)
- IFAB – protocole VAR, catégories de décisions que la VAR peut vérifier et seuil de l’erreur claire et manifeste. (link)
- FIFA Innovation – explication de la technologie avancée semi-automatisée du hors-jeu à la Coupe du monde 2026. (link)
- 11v11 – données statistiques sur le match, l’arbitre, l’affluence et le contexte historique de la rencontre. (link)

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