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Moustiques en voyage : comment choisir hébergement, excursions, répulsifs et assurance voyage

Les moustiques pèsent de plus en plus dans l’organisation d’un voyage, du choix d’un hébergement avec moustiquaires et climatisation aux horaires d’excursion, aux répulsifs et à l’assurance voyage. Ce guide pratique explique quoi vérifier avant de réserver, comment limiter les piqûres et quand demander un avis médical

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Moustiques en voyage : comment choisir hébergement, excursions, répulsifs et assurance voyage Karlobag.eu / illustration

La saison des moustiques n’est plus un détail: comment les insectes entrent dans la planification des voyages

Les moustiques sont passés d’une gêne estivale habituelle à un facteur qui influence de plus en plus souvent le choix de l’hébergement, des dates de voyage, des excursions et de l’assurance voyage. Des villes fluviales et des zones lacustres aux îles tropicales, les voyageurs ne vérifient plus seulement le prix, la distance par rapport à la plage ou les liaisons de transport, mais aussi si l’hébergement dispose de moustiquaires aux fenêtres, de la climatisation, de la possibilité de dormir dans une pièce fermée et d’un bon accès aux soins de santé. Une telle vérification ne signifie pas renoncer au voyage, mais planifier de manière plus réaliste à une époque où la saison des moustiques s’allonge et où certaines espèces s’étendent à de nouvelles zones.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les maladies à transmission vectorielle représentent plus de 17 pour cent de toutes les maladies infectieuses et provoquent chaque année plus de 700.000 décès dans le monde. Ce groupe comprend les maladies transmises par les moustiques, les tiques, les mouches et d’autres arthropodes, et parmi les plus connues figurent le paludisme, la dengue, la fièvre jaune, le chikungunya, Zika et la fièvre du Nil occidental. Pour les voyageurs, il est particulièrement important que le risque ne soit pas évalué uniquement selon le pays, mais selon la région exacte, la saison, l’altitude, la durée du séjour, l’hébergement et les activités prévues. Une même destination peut présenter un profil de risque différent pendant la période sèche et la période des pluies, dans le centre urbain et près d’une zone marécageuse ou fluviale.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a averti en 2025 que l’Europe enregistre des saisons de transmission plus longues et plus intenses des maladies transmises par les moustiques, notamment la fièvre du Nil occidental et le chikungunya. Selon les cartes de l’ECDC de juin 2025, le moustique tigre asiatique, Aedes albopictus, est établi dans 369 régions de l’Union européenne et de l’Espace économique européen, y compris des régions en Croatie, en Italie, en Espagne, en France, en Slovénie, en Grèce et dans d’autres pays. En janvier 2026, la Commission européenne a publié un résumé d’une étude scientifique selon laquelle des villes comme Paris, Vienne et Zagreb pourraient être exposées à un risque accru d’épidémies de dengue, de Zika et de chikungunya si l’expansion de conditions favorables aux moustiques Aedes se poursuit. Cela ne signifie pas que de telles destinations sont dangereuses en elles-mêmes, mais cela signifie que les moustiques sont de plus en plus considérés comme un élément réel de l’évaluation d’un voyage.

Pourquoi les moustiques influencent de plus en plus le choix de la destination

Le risque lié aux moustiques n’est pas le même dans toutes les destinations qui, à première vue, se ressemblent. Les villes fluviales, les lacs, les zones irriguées, les îles tropicales et les quartiers urbains denses avec de nombreux petits récipients d’eau peuvent avoir un profil d’exposition différent de celui de lieux secs, venteux ou bien entretenus. Les moustiques se reproduisent dans l’eau stagnante, et pour certaines espèces, de petites quantités d’eau dans des soucoupes de fleurs, des seaux, des pneus abandonnés, des évacuations mal entretenues ou des récipients décoratifs suffisent. C’est pourquoi le danger ne peut pas être évalué uniquement selon le caractère exotique d’une destination, mais selon les conditions locales, l’entretien municipal et la saison.

Selon le CDC américain, les voyageurs doivent vérifier avant le départ les risques sanitaires actuels pour leur destination, car les moustiques peuvent transmettre des virus et des parasites qui ne sont pas présents de la même manière dans toutes les parties du monde. La même source indique que certaines maladies peuvent être évitées par la vaccination ou par des médicaments, par exemple la fièvre jaune ou le paludisme dans certaines circonstances, tandis que pour d’autres, le voyageur dépend surtout de l’évitement des piqûres. C’est une différence pratique essentielle. Pour certains voyages, un répulsif, des vêtements légers à manches longues et la prudence dans le choix des excursions suffisent, tandis que pour d’autres, il faut demander à temps l’avis d’un médecin de médecine des voyages et vérifier si une chimioprophylaxie contre le paludisme est recommandée.

Hébergement: moustiquaires et climatisation ne sont plus seulement une question de confort

Le premier filtre pratique lors de la réservation d’un hébergement devient la protection physique contre les moustiques. Un hébergement avec des moustiquaires bien installées aux fenêtres et aux portes, la climatisation et la possibilité de dormir dans une pièce fermée réduit la probabilité de piqûres, surtout dans les zones où les moustiques sont actifs la nuit. Dans son chapitre sur le paludisme, le CDC recommande de séjourner dans des pièces fermées climatisées ou dans des espaces bien protégés par des moustiquaires, de dormir sous une moustiquaire, si possible traitée avec un insecticide, et de prendre des mesures supplémentaires le soir et la nuit. Ces recommandations sont sanitaires, mais elles sont aussi très utiles pour évaluer les hôtels, les appartements, les campings et les maisons de vacances.

Lors de la réservation, il ne suffit pas que la description de l’hébergement mentionne généralement un “environnement naturel” ou la “proximité de la rivière”. Il est utile de vérifier si chaque chambre dispose de moustiquaires, si les fenêtres sont en bon état, s’il existe une climatisation, si l’objet est près d’une eau stagnante et comment les abords sont entretenus. Un hébergement avec piscine n’est pas un problème si l’eau est entretenue régulièrement, mais des fontaines négligées, des récipients, des seaux, des canaux et des abords mal entretenus peuvent augmenter le nombre de moustiques. Dans les campings, les bungalows et les structures de type ouvert, il est particulièrement important de demander s’il existe une possibilité de protection pendant le sommeil, car une nuit sans moustiquaire dans les zones à risque peut être un problème plus important que quelques piqûres pendant la journée.

Excursions et rythme quotidien: le moment où l’on va à la rivière ou au lac compte

La planification des excursions inclut de plus en plus souvent la question du moment de la journée. Les moustiques du genre Anopheles, importants pour la transmission du paludisme, représentent généralement un risque plus élevé du crépuscule à l’aube, tandis que les moustiques Aedes, liés à la dengue, à Zika et au chikungunya, piquent souvent pendant la journée, surtout le matin et en fin d’après-midi. Pour cette raison, le même voyageur peut avoir besoin d’une routine de protection différente selon les destinations. Une promenade en bateau le soir sur une rivière, l’observation du coucher du soleil au bord d’un lac ou un dîner dans un jardin peuvent être des parties attrayantes d’un voyage, mais pendant la saison des moustiques, elles exigent des manches longues, des pantalons longs et un répulsif approprié.

Selon le CDC, les répulsifs enregistrés auprès de l’Agence américaine de protection de l’environnement sont recommandés, parmi lesquels des produits contenant des substances actives comme le DEET, la picaridine, l’IR3535, l’huile d’eucalyptus citronné, le PMD et le 2-undécanone. En pratique, il est important de respecter les instructions du fabricant, de ne pas appliquer de répulsif sur une peau abîmée et de faire attention aux limites d’âge chez les enfants. La protection solaire et la protection contre les moustiques peuvent être combinées, mais on applique généralement d’abord la crème solaire, puis le répulsif, conformément aux instructions des produits. Des vêtements de couleurs claires, au tissage plus serré et à manches longues peuvent réduire le nombre de piqûres, surtout près de l’eau, de la végétation et dans les zones à humidité plus élevée.

Les voyageurs qui réservent des excursions guidées devraient vérifier combien de temps ils restent en plein air, s’il est possible de revenir avant le crépuscule et si les organisateurs connaissent les conditions locales. Les familles avec de jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques doivent être particulièrement prudentes, car certaines infections transmises par les moustiques peuvent avoir une évolution plus grave. L’OMS indique que la dengue peut varier d’une maladie légère à une dengue sévère, qui exige des soins médicaux urgents. Pour cette raison, la planification des excursions ne se réduit pas seulement au confort, mais aussi à l’accès à l’aide si, après une piqûre, apparaissent de la fièvre, de fortes douleurs, une éruption cutanée, des saignements ou d’autres symptômes graves.

Répulsifs, moustiquaires et vêtements: un petit équipement peut changer tout le voyage

Dans les destinations présentant un risque accru lié aux moustiques, le kit de base pour le voyage devrait comprendre un répulsif, des vêtements légers à manches longues, des chaussettes, éventuellement des vêtements traités à la perméthrine et une moustiquaire de couchage si l’hébergement ne garantit pas la protection. Le CDC indique que les moustiquaires traitées à la perméthrine offrent une meilleure protection que les moustiquaires non traitées, et lors de l’achat, il est recommandé de choisir une moustiquaire compacte, blanche et rectangulaire, assez longue pour pouvoir être glissée sous le matelas. Un tel détail peut être important dans les hébergements simples, lors de circuits de plusieurs jours, dans les zones rurales ou là où la qualité des moustiquaires de fenêtre ne peut pas être vérifiée à l’avance de manière fiable.

Le répulsif n’est pas une solution unique pour toute la journée. L’efficacité dépend de la substance active, de la concentration, de la transpiration, de la baignade, de la pluie et de la durée passée en plein air. Les voyageurs se trompent souvent parce qu’ils appliquent le répulsif seulement avant de quitter l’hébergement, puis ne le renouvellent pas pendant une excursion plus longue. Une autre erreur fréquente consiste à se fier exclusivement à des bracelets, des bougies parfumées ou des appareils électriques sans protection vérifiée de la peau et des vêtements. De tels produits peuvent avoir une valeur pratique limitée, mais ils ne remplacent pas des mesures dont l’efficacité est prouvée dans les zones où il existe un risque de maladies transmises par les moustiques.

Il est également important de penser au retour à l’hébergement. Les portes et les fenêtres ne devraient pas rester ouvertes avec la lumière allumée, surtout le soir. La moustiquaire de lit doit être correctement installée, sans trous et sans contact avec le corps pendant le sommeil, car les moustiques peuvent piquer à travers la moustiquaire si la peau y adhère. Dans les appartements et les maisons de vacances, il est utile d’éliminer l’eau stagnante des récipients sur la terrasse ou le balcon, si cela est possible et sûr. De telles petites mesures ne résolvent pas le problème plus large des moustiques, mais elles peuvent réduire de manière importante le nombre de piqûres pendant le séjour.

Un conseil sanitaire avant le départ n’est pas seulement destiné aux destinations tropicales

Un avis médical avant le voyage est particulièrement important pour les destinations où existent le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, l’encéphalite japonaise, Zika ou le chikungunya. L’OMS recommande aux personnes qui planifient un voyage de rechercher des informations ou des conseils sur les risques sanitaires possibles avant le départ, y compris les exigences en matière de vaccination et les mesures de protection. Pour certaines zones, une preuve de vaccination contre la fièvre jaune peut être nécessaire ou recommandée, tandis que pour le paludisme, on évalue s’il faut prendre des médicaments préventifs. La décision concernant la prophylaxie ne devrait pas être prise selon des conseils généraux trouvés sur internet, mais selon l’itinéraire, l’état de santé de la personne et les recommandations actuelles.

Pour la dengue, Zika et le chikungunya, la situation est différente, car la protection repose dans une large mesure sur la prévention des piqûres. L’OMS indique que la dengue est transmise par des moustiques infectés et que les symptômes peuvent inclure une forte fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, une éruption cutanée, des nausées et des vomissements, tandis que les formes graves nécessitent des soins urgents. Zika est particulièrement important pour les femmes enceintes et les personnes qui planifient une grossesse, car les recommandations de santé publique mettent souvent en avant des mesures de précaution supplémentaires. Un voyageur qui tombe malade après son retour devrait dire au médecin où il a voyagé et quand les symptômes sont apparus, car cette information peut accélérer le diagnostic.

Assurance voyage: que vérifier avant la réservation

La propagation des maladies transmises par les moustiques modifie aussi la manière de lire les polices d’assurance voyage. Selon le chapitre du CDC sur l’assurance voyage, l’assurance interruption de voyage, l’assurance santé voyage et l’assurance évacuation médicale sont différents types de couverture, même si elles sont souvent vendues ensemble. C’est important, car une police qui rembourse l’annulation d’un vol ne couvre pas nécessairement un traitement dans un hôpital privé, un séjour prolongé pour cause de maladie ou un transport médical vers un autre pays. Pour les voyages dans des zones éloignées, sur des îles ou dans des régions dotées d’une infrastructure sanitaire limitée, l’évacuation médicale peut être aussi importante que le remboursement même des frais de traitement.

Avant d’acheter une police, il faut vérifier si l’assurance couvre les maladies contractées pendant le voyage, les consultations d’urgence, les diagnostics de laboratoire, l’hospitalisation, l’hébergement prolongé pour raisons médicales, l’accompagnement d’un membre de la famille et le retour dans le pays de résidence si les médecins estiment qu’il est nécessaire. Il est également utile de vérifier les exclusions: certaines assurances peuvent limiter la couverture si le voyage se fait dans une zone faisant l’objet d’un avertissement officiel, si le voyageur ne respecte pas les recommandations médicales ou s’il s’agit d’un état de santé préexistant. Les conditions diffèrent selon les assureurs, il faut donc les lire avant le voyage, et non seulement après l’apparition des symptômes.

Comment vérifier le risque avant la réservation

La première étape consiste à vérifier les recommandations sanitaires officielles pour la destination. Il est utile de consulter les sites des services nationaux de santé publique, de l’OMS, du portail CDC Travelers' Health et de l’ECDC pour le contexte européen. Ensuite, il faut comparer la date du voyage avec la saison locale des pluies, le niveau d’humidité, les épidémies signalées et le type d’activités. Un voyageur qui prévoit un séjour d’affaires dans un hôtel climatisé au centre-ville n’a pas le même profil de risque qu’une personne qui part pour une excursion de terrain de plusieurs jours, dort dans un hébergement simple et reste près de l’eau au crépuscule.

La deuxième étape est la vérification de l’hébergement. Dans la description ou dans une question adressée à l’hôte, il faut demander des informations claires: existe-t-il des moustiquaires aux fenêtres, y a-t-il la climatisation, quelle est la position du bâtiment, les abords sont-ils entretenus et est-il possible de dormir sous une moustiquaire. Pour les établissements qui mettent en avant “éco”, “glamping”, “au bord de la rivière” ou “dans un jardin tropical”, de telles questions ne sont pas un signe d’exagération, mais une vérification normale des conditions. Les avis des clients peuvent être utiles si les commentaires sur les moustiques s’y répètent, mais un avis isolé ne reflète pas nécessairement la situation pendant une autre saison.

Les moustiques n’influenceront pas chaque destination et chaque voyage de la même manière, mais leur rôle dans la planification augmente manifestement. Dans certains cas, il suffira de choisir un hébergement avec moustiquaires et d’emporter un répulsif de qualité. Dans d’autres cas, il faudra demander un avis médical, vérifier la prophylaxie antipaludique, éviter certaines activités du soir ou souscrire une assurance santé et évacuation plus large. Selon les données disponibles des institutions de santé publique, la propagation des espèces invasives de moustiques et les changements dans les saisons de transmission des maladies ne signifient pas qu’il faut créer la panique, mais que la protection contre les piqûres devient une partie de la culture de base du voyage.

Sources:
- Organisation mondiale de la Santé (OMS) – données sur les maladies à transmission vectorielle et la charge mondiale de santé publique (link)
- Organisation mondiale de la Santé (OMS) – informations sur la dengue, les symptômes, la transmission et la prévention (link)
- WHO Travel advice – recommandations générales pour vérifier les risques sanitaires avant un voyage (link)
- Centers for Disease Control and Prevention (CDC) – recommandations pour la protection contre les piqûres d’insectes en voyage (link)
- CDC Yellow Book – recommandations pour le paludisme, le séjour dans des espaces climatisés ou protégés et les moustiquaires (link)
- CDC – informations sur les moustiquaires et les moustiquaires traitées à la perméthrine (link)
- CDC Yellow Book – explication des différences entre l’assurance santé voyage, l’assurance interruption de voyage et l’évacuation médicale (link)
- Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) – répartition d’Aedes albopictus en Europe en juin 2025 (link)
- Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) – avertissement concernant des saisons plus longues de maladies transmises par les moustiques en Europe en 2025 (link)
- Commission européenne, Directorate-General for Environment – résumé d’une étude sur le risque accru pour les villes européennes en raison de la propagation des moustiques Aedes et du changement climatique (link)

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