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Giovanni Carnevali aux commandes de la Juventus après Damien Comolli et l’échec en Ligue des champions

Giovanni Carnevali devient le nouveau directeur général de la Juventus après le départ de Damien Comolli et une saison sans qualification en Ligue des champions. Ancien dirigeant de Sassuolo, il doit reconstruire l’effectif, renforcer la discipline financière et ramener la Juventus vers le sommet de la Serie A

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Giovanni Carnevali aux commandes de la Juventus après Damien Comolli et l’échec en Ligue des champions Karlobag.eu / illustration

La Juventus a nommé Giovanni Carnevali nouveau directeur général exécutif et directeur général

Le 12 juin 2026, la Juventus a confirmé un changement majeur au sommet du club : Giovanni Carnevali a été nommé directeur général exécutif et directeur général du géant turinois. Selon le communiqué officiel de la Juventus, le Conseil d'administration lui a confié la gestion globale de la société dans le but de renforcer davantage le projet sportif et industriel du club. Ainsi commence une nouvelle période dans la structure de direction de la Juventus, après le départ de Damien Comolli, qui a achevé le même jour son mandat au club. Le communiqué officiel indique que Comolli a présenté sa démission avec effet immédiat, tandis que la Juventus souligne dans une annonce séparée que son départ a été convenu d'un commun accord. Le changement intervient à un moment délicat pour un club qui doit simultanément résoudre les conséquences sportives d'une saison plus faible, maintenir la discipline financière et rétablir la confiance dans l'orientation à long terme du projet.

Carnevali arrive à Turin avec la réputation d'être l'un des dirigeants opérationnels les plus expérimentés du football italien. Dans sa biographie officielle, la Juventus le décrit comme un manager ayant plus de 40 ans d'expérience dans la gestion sportive, le marketing et le développement des affaires. La plus grande partie de sa réputation récente est liée à Sassuolo, où il occupait depuis 2014 la fonction de directeur général exécutif et de directeur général. Durant cette période, le club d'Émilie-Romagne, selon l'évaluation de la Juventus, est devenu reconnaissable pour sa durabilité, le développement des talents, l'innovation et la création de valeur sur le terrain et en dehors. Pour la Juventus, c'est un message important : après plusieurs années de turbulences sportives et financières, le club cherche un modèle qui ne reposera pas seulement sur des réactions à court terme, mais sur une organisation plus stable et une répartition plus claire des responsabilités.

Le départ de Comolli après une année au club

Damien Comolli a rejoint la Juventus en juin 2025, et en novembre de la même année il a été nommé directeur général exécutif. Selon le communiqué officiel du club de novembre 2025, sa fonction précédente de directeur général a alors pris fin en même temps, et des pouvoirs exécutifs lui ont été attribués dans la continuité de la structure de direction existante. Son mandat s'est toutefois terminé dès le 12 juin 2026, ce qui signifie qu'il a passé environ une année au club, et un peu plus de sept mois dans la fonction de directeur général exécutif. Dans le communiqué sur son départ, la Juventus n'a pas indiqué les raisons détaillées de la séparation, mais a remercié Comolli pour son engagement et sa contribution. Comolli lui-même, dans un message relayé par le club, a remercié John Elkann, Exor, ses collègues à la Juventus ainsi que les supporters, en souhaitant du succès aux équipes masculine et féminine lors de la prochaine saison.

Même si le texte officiel ne relie pas directement la démission aux résultats de l'équipe première, le contexte sportif est difficile à séparer de la décision. Selon le classement final de Serie A 2025/26 publié par Sporting Life sur la base des données Opta, la Juventus a terminé la saison à la sixième place avec 69 points, derrière l'Inter, Napoli, la Roma, Como et Milan. L'UEFA, dans le profil du club pour la saison 2026/27, mentionne la Juventus parmi les participants à la Ligue Europa, ce qui confirme que le club turinois n'a pas obtenu sa qualification pour la Ligue des champions pour la nouvelle période européenne. Pour un club du profil de la Juventus, c'est un coup sportif, mais aussi un défi commercial, car la Ligue des champions apporte des revenus nettement plus élevés, une portée de marché plus forte et un cadre plus attractif pour attirer des joueurs. C'est précisément pourquoi la nomination de Carnevali n'est pas seulement un changement de personnel, mais aussi un signal qu'à Turin on veut rétablir l'équilibre entre ambition et durabilité.

Ce qu'apporte le profil de Carnevali

Carnevali n'est pas le type de directeur qui est lié exclusivement au terrain de football. Selon la biographie officielle sur le site de la Juventus, il a fondé en 1996 Master Group Sport, une organisation liée au marketing sportif et à l'organisation de grands événements nationaux et internationaux. Une telle expérience lui donne un cadre commercial plus large que celui d'un directeur sportif habituel, et la Juventus lui a maintenant confié une double fonction qui englobe à la fois la direction opérationnelle de l'entreprise et la supervision stratégique de l'orientation sportive. Dans le communiqué officiel, le club souligne que Carnevali apporte une connaissance du football moderne, des relations institutionnelles et de la gestion d'organisations complexes. C'est important parce que la Juventus, en tant que club coté en bourse et soumis à une forte surveillance du marché, doit prendre des décisions qui ont des conséquences sportives, financières et réputationnelles.

Son étape à Sassuolo est particulièrement importante. Ce club ne disposait pas des ressources des plus grands clubs italiens, mais il a pendant des années essayé de construire une identité à travers le développement des joueurs, des ventes à valeur ajoutée et un modèle de gestion reconnaissable. Dans sa présentation officielle, la Juventus souligne que Carnevali a joué un rôle clé dans la croissance et la consolidation de Sassuolo et que le club est devenu un point de référence pour la durabilité et le développement des talents. Une telle description n'est pas seulement une note biographique, mais aussi une explication du choix qui s'est porté précisément sur lui. La Juventus doit augmenter la qualité de l'équipe, mais elle doit le faire dans des circonstances où la marge pour des erreurs coûteuses se réduit.

Dans l'actuelle équipe dirigeante de la Juventus, selon la liste de direction du club, Marco Ottolini occupe la fonction de directeur sportif, Giorgio Chiellini dirige la stratégie footballistique, et François Modesto est directeur technique. L'arrivée de Carnevali ne signifie donc pas nécessairement la concentration de toutes les décisions sportives dans une seule personne, mais l'établissement d'un sommet qui doit harmoniser les mouvements de marché, le développement des joueurs, les limites financières et la stratégie à long terme. Pour un club qui a souvent changé de modèles de direction au cours des dernières saisons, la continuité sera aussi importante que les décisions individuelles lors du mercato. En pratique, cela signifie que la première impression concernant le nouveau directeur se construira à travers sa capacité à relier différents départements, à définir les priorités et à réduire l'impression d'improvisation qui apparaît souvent après de grandes déceptions sportives.

La discipline financière reste le mot clé

L'image commerciale de la Juventus ces dernières années montre pourquoi les communiqués du club parlent de plus en plus souvent de croissance durable. Après l'assemblée des actionnaires en novembre 2025, l'ANSA a rapporté que la Juventus avait approuvé, pour l'exercice clos le 30 juin 2025, des états financiers avec une perte de 58,1 millions d'euros, ce qui est nettement inférieur aux 199,2 millions d'euros de pertes de l'année précédente. Selon le même rapport, la réduction de la perte était principalement liée au retour de la première équipe masculine en Ligue des champions et à des revenus plus élevés provenant des droits sur les joueurs. Cette comparaison montre bien à quel point le résultat européen influence l'économie du club. Si la Ligue des champions fait défaut, la pression se déplace vers d'autres sources de revenus, des salaires plus rationnels, des transferts plus efficaces et une meilleure valorisation de l'effectif existant.

C'est précisément dans cet espace que Carnevali doit trouver un équilibre. On n'attendra pas de lui seulement une réduction des coûts, car la Juventus doit toujours être compétitive en Serie A et dans les compétitions européennes. Mais chaque reconstruction de l'équipe devra être liée à une évaluation claire de la valeur des joueurs, de la durée des contrats et de la possibilité de ventes futures. Le modèle de Sassuolo ne peut pas être transposé littéralement à la Juventus, car les ambitions, les attentes et la pression du public sont complètement différentes. Pourtant, l'expérience du travail dans un club qui devait gérer soigneusement ses ressources peut être utile dans une phase où la Juventus veut rester un grand projet sportif, mais sans répéter les déséquilibres financiers qui ont marqué une partie de la période précédente.

Le cadre de l'actionnariat majoritaire joue également un rôle important dans tout cela. Selon le rapport de l'ANSA, John Elkann a déclaré lors de l'assemblée des actionnaires de novembre 2025 qu'Exor restait pleinement engagé envers la Juventus et que la priorité était de combiner de solides résultats sportifs avec la discipline financière. Un tel message prend maintenant un nouveau poids, car Carnevali reprend le club à un moment où l'objectif sportif du retour en Ligue des champions doit être harmonisé avec une gestion responsable. Dans le football moderne, ce ne sont plus des objectifs séparés : le résultat sur le terrain influence directement les revenus, mais la stabilité financière détermine combien de temps une équipe compétitive peut être maintenue.

Les premières tâches à Turin

La tâche la plus directe du nouveau directeur général exécutif sera d'établir un plan crédible pour la saison 2026/27. La Juventus doit déterminer quels joueurs elle considère comme l'ossature du projet, quels contrats doivent être prolongés ou réexaminés, où se trouvent les priorités lors du mercato et combien elle peut investir sans compromettre les objectifs financiers. La collaboration avec les structures sportives existantes sera importante à cet égard, mais aussi une communication claire envers le marché et les supporters. Un club qui s'est défini pendant des années par la conquête de trophées et les apparitions en Ligue des champions ne peut pas se contenter d'une simple administration de l'état existant. En même temps, des décisions trop rapides et coûteuses peuvent compliquer davantage le redressement, surtout si elles ne se révèlent pas être une réussite sportive.

Dans sa première déclaration après sa nomination, selon le communiqué officiel de la Juventus, Carnevali a souligné sa fierté de rejoindre un club à la riche histoire et à la forte identité, et a remercié le club, l'actionnaire majoritaire et John Elkann pour leur confiance. Il a particulièrement mis en avant la responsabilité et la conviction qu'un chemin durable de croissance et un avenir réussi peuvent se construire par le travail quotidien. Une telle formulation s'inscrit dans le message plus large que la Juventus veut envoyer : le retour au sommet ne doit pas être compris seulement comme une question d'un seul mercato, mais comme un processus qui englobe un renouveau sportif, commercial et organisationnel. En ce sens, le mandat de Carnevali commencera sous une forte loupe publique, mais aussi avec l'attente claire d'éviter les solutions de courte durée.

Pour la Juventus, il est particulièrement important de restaurer le sentiment d'une direction. L'échec dans la lutte pour la Ligue des champions ne signifie pas seulement une saison manquée dans la compétition européenne la plus élitiste, mais aussi une question d'identité d'un club qui a longtemps été considéré comme l'un des standards du football italien. Le retour ne dépendra pas seulement des noms qui arriveront dans le vestiaire, mais de la qualité du système qui les choisira, les soutiendra et les intégrera dans l'équipe. Carnevali prend donc ses fonctions à un moment où l'on exige autant de la direction que des joueurs : une hiérarchie claire, des décisions précises et la capacité de transformer l'ambition sportive en un plan d'affaires durable. Les premiers mois montreront si la Juventus, avec sa nouvelle direction, peut transformer le changement au sommet en début d'une période plus stable.

Sources :
- Juventus Football Club – communiqué officiel sur la nomination de Giovanni Carnevali au poste de directeur général exécutif et directeur général (lien)
- Juventus Football Club – communiqué officiel sur la fin du mandat de Damien Comolli (lien)
- Juventus Football Club – biographie officielle de Giovanni Carnevali dans la direction du club (lien)
- Juventus Football Club – liste officielle des organes de direction et des membres du Conseil d'administration (lien)
- U.S. Sassuolo Calcio – organigramme officiel du club avec la fonction de Carnevali à Sassuolo (lien)
- Sporting Life – classement final de Serie A 2025/26 avec le classement de la Juventus (lien)
- UEFA – profil de la Juventus en Ligue Europa de l'UEFA 2026/27 (lien)
- ANSA – rapport sur les états financiers de la Juventus pour 2025 et le message de John Elkann sur la discipline financière (lien)

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