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Henry Oh prend la tête de PATA à Gyeongju: Corée du Sud, tourisme asiatique et voyages mondiaux

Henry Oh, originaire de Corée du Sud, a été élu président de PATA lors de l’assemblée annuelle à Gyeongju. Ce mandat relie l’héritage touristique coréen, les voyages mondiaux, la durabilité, l’intelligence artificielle et les défis pratiques des destinations d’Asie-Pacifique

· 14 min de lecture

Henry Oh élu nouveau président de la PATA à un moment de grands changements dans le tourisme mondial

L’entrepreneur touristique sud-coréen Henry Oh a été élu nouveau président de la Pacific Asia Travel Association, mieux connue sous l’acronyme PATA, lors de l’assemblée générale annuelle organisée dans le cadre du PATA Annual Summit 2026 à Gyeongju. Son élection intervient dans une année où la PATA célèbre 75 ans d’activité et dans une période où le secteur touristique de l’Asie et du Pacifique se rétablit, s’adapte aux nouvelles technologies et fait face en même temps à des incertitudes géopolitiques et économiques. Selon le programme et les annonces de la PATA, le sommet se tient du 11 au 13 mai 2026 dans la province sud-coréenne de Gyeongsangbuk-do, dans les villes de Pohang et de Gyeongju, sous le thème Navigating Towards a Resilient Future. Les organisateurs ont ainsi mis l’accent sur la résilience des destinations, l’adaptation des modèles économiques et la coopération entre les secteurs public et privé.

Oh est depuis longtemps un nom connu de l’industrie touristique coréenne et Asie-Pacifique. Selon le profil publié par la PATA, il est président de Global Tour Ltd., que l’organisation décrit comme la première agence de voyages privée en Corée, fondée en 1960. Le même profil indique que Global Tour a développé des services pour le marché coréen des départs à l’étranger, l’accueil de visiteurs étrangers, la gestion de congrès et les voyages sportifs. L’élection de Henry Oh n’est donc pas seulement un changement de personnel à la tête d’une organisation touristique régionale, mais aussi la poursuite symbolique d’une tradition d’affaires qui remonte à la période suivant la guerre de Corée, lorsque la Corée du Sud s’ouvrait progressivement aux voyages internationaux et aux échanges touristiques.

L’élection à Gyeongju a relié héritage et défis futurs

L’assemblée générale annuelle de la PATA s’est tenue à Gyeongju, une ville qui occupe une place particulière dans le tourisme coréen en raison de son patrimoine culturel, de ses sites archéologiques et de son rôle historique d’ancienne capitale du royaume de Silla. L’UNESCO indique que les zones historiques de Gyeongju comprennent une concentration exceptionnelle d’art bouddhique coréen, de pagodes, de reliefs, de vestiges de palais et de temples datant de la période du VIIe au Xe siècle. Un tel choix de lieu s’inscrit dans le message plus large du sommet : le tourisme en Asie et dans le Pacifique n’est plus observé uniquement à travers le nombre d’arrivées et les dépenses, mais aussi à travers la gestion du patrimoine, l’équilibre entre les communautés locales et les visiteurs ainsi que la durabilité à long terme des destinations.

Selon le site officiel du sommet, le PATA Annual Summit 2026 est organisé conjointement par le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme de la République de Corée, les villes de Gyeongju et Pohang, la province de Gyeongsangbuk-do ainsi que la Gyeongsangbuk-do Culture and Tourism Organization. La PATA a annoncé que l’événement se compose de réunions, d’un programme de conférence et d’une expérience de destination dans les deux villes. Cela souligne également le rôle des destinations régionales en Corée du Sud, qui cherchent à se positionner au-delà des centres urbains les plus connus. Pour les participants qui suivent des réunions professionnelles et des événements touristiques dans cette région, les offres d’hébergement à Gyeongju et dans les environs peuvent également être utiles, surtout en raison de la répartition du programme entre les deux villes.

L’élection du nouveau président a eu lieu à un moment où la PATA cherche à conserver sa pertinence auprès des offices gouvernementaux du tourisme, des compagnies aériennes, des groupes hôteliers, des entreprises technologiques, des institutions académiques et des agences de voyages. Selon la description de l’organisation elle-même, la PATA est une association à but non lucratif de membres consacrée au développement d’une « économie touristique pacifico-asiatique significative », et depuis 1951 elle agit comme voix et plateforme de coopération dans les voyages et le tourisme dans la région. C’est précisément cette diversité de membres qui impose à la nouvelle direction l’exigence d’harmoniser les intérêts des destinations, des entreprises privées et des voyageurs, mais aussi de répondre aux thèmes qui sont devenus centraux pour l’ensemble du secteur ces dernières années : obligations climatiques, numérisation, pénurie de main-d’œuvre, changements des habitudes de consommation et risques sécuritaires.

Une tradition touristique familiale depuis 1960

Henry Oh prend ses fonctions de président avec une biographie fortement liée au développement du marché touristique coréen. La PATA indique dans son profil que Global Tour a été fondée en 1960 et qu’il s’agit de la première agence de voyages privée en Corée. Cette période a été extrêmement importante pour façonner l’économie coréenne d’après-guerre, et le tourisme s’est progressivement développé d’une activité limitée et exigeante sur le plan des infrastructures vers l’un des canaux des échanges internationaux. Dans ce contexte, l’héritage familial et commercial de Global Tour prend un poids supplémentaire, car il montre comment les premiers acteurs privés du tourisme ont créé des réseaux qui sont ensuite devenus partie d’une industrie régionale beaucoup plus vaste.

Selon les données de la PATA, Oh est président de Global Tour depuis 2015, et il a également exercé des fonctions liées aux associations touristiques coréennes et aux réseaux touristiques internationaux. L’organisation le mentionne aussi comme président de la Korea Association of Travel Agents, ou KATA, ce qui confirme davantage son lien avec les agences de voyages et la partie intermédiaire du marché. Global Tour, selon la même source, s’est également occupée de voyages sportifs et de services pour les organisations olympiques et sportives coréennes. Cette expérience peut être importante pour la PATA, car le marché des voyages d’affaires, sportifs et de congrès se reconfigure après la perturbation pandémique, avec un rôle accru des protocoles de sécurité, des réservations flexibles et de la gestion numérique du voyage.

Son élection montre également que la PATA recherche dans la nouvelle période une direction qui connaît à la fois les agences de voyages traditionnelles et les nouvelles pressions du marché numérique. Le secteur des agences en Asie et dans le Pacifique a dû ces dernières années adapter ses activités à la vente en ligne, aux changements du trafic aérien, à des coûts plus élevés et à des voyageurs de plus en plus exigeants. Dans le même temps, les agences de voyages conservent un rôle fort dans les itinéraires complexes, les voyages d’affaires, les arrangements de groupe, les événements sportifs et les marchés où le conseil personnel reste important. Le nouveau président de la PATA vient précisément de ce segment de l’industrie, ce qui peut influencer le ton des discussions sur la relation entre technologie et expertise humaine dans le tourisme.

Le tourisme progresse, mais les risques n’ont pas disparu

Le contexte dans lequel Oh prend la direction est sensiblement différent de la période de reprise immédiate après la pandémie. Selon les données d’ONU Tourisme, le tourisme international a continué de croître en 2025, et les attentes pour 2026 indiquent une croissance supplémentaire de trois à quatre pour cent par rapport à 2025, à condition que la reprise de l’Asie et du Pacifique se poursuive, que les conditions économiques mondiales restent favorables, que l’inflation des services touristiques diminue et que les conflits géopolitiques ne s’étendent pas. Cette formulation d’ONU Tourisme est importante parce qu’elle montre que les prévisions optimistes reposent sur une série d’hypothèses, et non sur une croissance sûre et linéaire.

Selon les mêmes données, la demande en 2025 a été soutenue par une forte demande de voyages, de grands marchés émetteurs, la reprise des destinations en Asie et dans le Pacifique, une meilleure connectivité aérienne et l’assouplissement des régimes de visas. Mais le tourisme reste sensible aux prix de l’énergie, aux variations monétaires, aux tensions politiques, aux perturbations du trafic aérien et aux changements de confiance des consommateurs. Pour la PATA, dont les membres englobent différentes économies et destinations, cela signifie qu’une stratégie unique ne peut pas être suffisante. Les destinations insulaires, les grands centres urbains, les zones rurales et les pays dépendant des vols long-courriers font face à des risques différents, mais tous doivent planifier la résilience.

Le World Travel & Tourism Council, WTTC, souligne dans ses recherches économiques que les voyages et le tourisme sont l’un des secteurs économiques mondiaux clés et qu’ils sont suivis à travers leur contribution au PIB, l’emploi et les dépenses internationales. Les projections les plus récentes relayées par les médias économiques du tourisme indiquent que le secteur mondial des voyages et du tourisme en 2026 pourrait atteindre environ 12 billions de dollars américains de contribution à l’économie mondiale et soutenir des centaines de millions d’emplois. De telles données confirment l’importance économique du secteur, mais renforcent en même temps la pression sur les organisations touristiques pour qu’elles alignent la croissance sur les infrastructures, les objectifs climatiques et la qualité de vie des habitants locaux.

L’intelligence artificielle et la durabilité comme test pour la nouvelle direction

Parmi les défis qui marqueront le mandat d’Oh, l’intelligence artificielle se distingue particulièrement. Le programme du sommet de la PATA pour 2026 comprend des thèmes de résilience, de risques, de tendances économiques, de changements dans le comportement des consommateurs et de mutations technologiques. Dans le tourisme, l’intelligence artificielle est de plus en plus utilisée pour la planification des voyages, le support client automatisé, la tarification dynamique, les recommandations personnalisées, le traitement de grands ensembles de données et la gestion des processus opérationnels. Mais cette même technologie soulève des questions de transparence, de protection des données, de dépendance des petits entrepreneurs envers les plateformes et de possible réduction du besoin de certains types d’emplois.

Pour la PATA, cela est particulièrement important parce que ses membres ne partent pas du même niveau technologique. Les grandes chaînes hôtelières, les compagnies aériennes et les plateformes en ligne disposent de ressources nettement plus importantes que les petites agences, les guides locaux et les hébergements familiaux. La nouvelle direction devra donc chercher un équilibre entre l’encouragement de l’innovation et la préservation de l’inclusivité de la chaîne de valeur touristique. Si l’intelligence artificielle est utilisée uniquement pour augmenter les ventes et l’automatisation, les petits acteurs peuvent rester en marge du marché. Si, toutefois, elle est intégrée à l’éducation, à une meilleure gestion des flux de visiteurs, à la prévision de la demande et à la réduction de la pression sur les destinations, elle peut devenir un outil pour un tourisme plus responsable.

La durabilité est le deuxième grand test. La PATA a annoncé qu’en 2024 elle avait atteint la pleine neutralité carbone pour ses activités, y compris les événements, les opérations et les programmes de renforcement des capacités, par la compensation des émissions et des projets associés. L’organisation cite également des lignes directrices pour des événements neutres en carbone, alignées sur les obligations climatiques du secteur touristique. Mais la seule compensation des émissions ne suffit pas à résoudre les pressions que le tourisme exerce sur l’environnement et les communautés. On attendra du nouveau président que la durabilité ne reste pas seulement un thème de panels de conférence, mais qu’elle soit liée à la mesure des effets, à la formation des membres et à des recommandations pratiques pour les destinations.

Pourquoi l’élection d’un représentant coréen est importante pour la région

La Corée du Sud est devenue ces dernières années de plus en plus visible comme destination touristique et culturelle, mais aussi comme source de voyageurs pour d’autres marchés asiatiques et pacifiques. L’élection de Henry Oh dans le pays hôte du sommet souligne davantage le rôle coréen dans les réseaux touristiques régionaux. La PATA avait déjà annoncé que Gyeongju et Pohang accueilleraient pour la première fois ensemble le sommet annuel, afin de relier le patrimoine culturel de Gyeongju et l’identité industrielle et côtière de Pohang. Un tel modèle d’accueil montre comment les événements touristiques sont de plus en plus souvent utilisés pour présenter plusieurs profils de destinations au sein d’une même région.

Gyeongju apporte à cet égard un fort capital culturel. Le statut UNESCO de ses zones historiques lui donne une reconnaissance internationale, tandis que les sites touristiques officiels de la Corée soulignent son rôle dans la préservation du patrimoine du royaume de Silla. Pohang, de son côté, participe au programme du sommet comme centre industriel et côtier, ouvrant ainsi un espace de discussion sur la connexion entre tourisme d’affaires, culturel et régional. Pour les participants de la PATA, une telle association n’est pas seulement le décor d’une conférence, mais un exemple de la façon dont les destinations peuvent développer des produits qui ne reposent pas exclusivement sur la visite massive d’une seule attraction.

Au sens plus large, l’élection d’Oh arrive à un moment où l’Asie et le Pacifique s’imposent de nouveau comme l’une des zones touristiques les plus dynamiques du monde. ONU Tourisme indique que la reprise des destinations dans cette région a été l’un des facteurs de la croissance mondiale en 2025. En même temps, la région est exposée à de fortes différences de niveau de développement, d’accessibilité aérienne, de vulnérabilité climatique et de relations politiques. Le président de la PATA ne dirige donc pas seulement une association professionnelle, mais une plateforme où se rencontrent les intérêts des États insulaires, des grandes économies, des destinations matures et des marchés qui ne font que développer leur visibilité touristique internationale.

PATA face à la tâche de rester une plateforme industrielle pertinente

Au cours des décennies précédentes, la PATA a construit le rôle d’une organisation qui relie les secteurs public et privé, publie des recherches, organise des événements professionnels et promeut le développement responsable du tourisme en Asie et dans le Pacifique. Selon la description officielle de l’association, il s’agit d’une organisation de membres à but non lucratif qui, depuis 1951, agit comme une voix importante de l’industrie touristique dans la région. Mais l’environnement contemporain exige davantage que le réseautage de conférence. Les membres attendent des données concrètes, des scénarios de risques, des outils d’adaptation et des lignes directrices plus claires pour opérer dans des conditions de perturbations fréquentes.

La nouvelle direction devra donc traiter la question de savoir comment la PATA peut aider les destinations à augmenter simultanément leurs revenus, réduire les pressions saisonnières et spatiales, intégrer les communautés locales et protéger le patrimoine culturel et naturel. Cela est particulièrement important en Asie et dans le Pacifique, où se trouvent à la fois les destinations urbaines parmi les plus visitées au monde et de petites économies insulaires extrêmement vulnérables au changement climatique. Dans un tel environnement, une croissance touristique sans gestion peut rapidement devenir un problème, tandis qu’une croissance bien planifiée peut soutenir l’emploi, le renouvellement des infrastructures et la préservation de l’identité de la destination.

Henry Oh prend la tête de la PATA avec un héritage profondément lié au développement du secteur touristique privé coréen, mais aussi avec l’obligation de conduire l’organisation à travers une période de transformation technologique et économique. Son mandat sera observé à travers sa capacité à relier l’expérience des acteurs touristiques traditionnels à de nouveaux modèles de voyage, à répondre aux défis de l’intelligence artificielle et à transformer la durabilité en décisions mesurables. À Gyeongju, on a donc élu plus qu’un nouveau dirigeant de l’association : on a confirmé la direction dans laquelle la PATA tentera de conserver le rôle d’une plateforme régionale pertinente dans une décennie où le tourisme croît de nouveau, mais n’a plus le droit d’ignorer ses propres limites.

Sources :
- Pacific Asia Travel Association – page officielle du PATA Annual Summit 2026, données sur les hôtes, les dates, le programme et le thème du sommet (link)
- Pacific Asia Travel Association – annonce du programme et des intervenants du sommet, y compris les thèmes de la résilience, des risques et de l’avenir du tourisme (link)
- Pacific Asia Travel Association – profil de Henry Oh, données sur Global Tour Ltd., la KATA et ses fonctions dans le secteur touristique (link)
- Pacific Asia Travel Association – description de l’organisation, de la mission et du rôle de la PATA dans le tourisme de l’Asie et du Pacifique (link)
- UN Tourism – World Tourism Barometer et données sur la croissance du tourisme international ainsi que les perspectives pour 2026 (link)
- World Travel & Tourism Council – recherches sur l’impact économique des voyages et du tourisme (link)
- UNESCO World Heritage Centre – données sur les zones historiques de Gyeongju et leur valeur culturelle (link)
- Pacific Asia Travel Association – publication sur la neutralité carbone des activités de la PATA en 2024 (link)

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