Mariska Hargitay remporte deux Emmy Awards pour un documentaire consacré à sa mère Jayne Mansfield
Mariska Hargitay a remporté deux Emmy Awards pour le film documentaire My Mom Jayne: A Film by Mariska Hargitay, un projet personnel dans lequel elle explore la vie, l'image publique et l'héritage familial de sa mère, la star hollywoodienne Jayne Mansfield. La Television Academy a confirmé que, lors de la première soirée de la 78e cérémonie des Emmy Awards à Los Angeles, le film avait été récompensé comme meilleur programme spécial documentaire ou non fictionnel, tandis que Hargitay avait également reçu le prix de la réalisation d'un programme documentaire ou non fictionnel. Pour l'actrice qui, depuis des décennies, est surtout connue pour son rôle d'Olivia Benson dans la série Law & Order: Special Victims Unit, il s'agit d'un élargissement important de sa carrière au-delà du métier d'actrice. Cette double reconnaissance est particulièrement significative, car My Mom Jayne constitue son premier long métrage en tant que réalisatrice. Les récompenses ont été remises le 5 septembre 2026 au Peacock Theater, dans le complexe L.A. LIVE au centre de Los Angeles.
Cette victoire intervient à un moment où Hargitay se trouve également au centre de la saison des Emmy Awards de cette année pour une autre raison. La Television Academy et NBC avaient annoncé auparavant que c'est elle qui présentera, le 14 septembre, la principale cérémonie télévisée des 78e Emmy Awards, retransmise en direct depuis le même théâtre sur NBC et Peacock. En un peu plus d'une semaine, elle apparaîtra ainsi sur la même scène dans deux rôles totalement différents : d'abord comme réalisatrice et productrice récompensée, puis comme présentatrice de l'une des plus importantes cérémonies de récompenses télévisuelles américaines. L'Academy indique qu'elle compte désormais trois Primetime Emmy Awards au cours de sa carrière. Elle a remporté le premier en 2006 pour le meilleur rôle féminin principal dans une série dramatique grâce à Law & Order: Special Victims Unit, et les deux nouvelles distinctions sont arrivées exactement deux décennies plus tard.
Une double victoire pour un film qui comptait trois nominations
Selon les archives officielles de la Television Academy, My Mom Jayne est arrivé à la cérémonie de cette année avec trois nominations et en est reparti avec deux victoires. Hargitay a été personnellement récompensée pour la réalisation, tandis que l'Emmy du meilleur programme spécial documentaire ou non fictionnel est attribué à l'équipe de production ; parmi les lauréats figurent, aux côtés de Hargitay en tant que productrice, Trish Adlesic ainsi que les productrices exécutives Nancy Abraham, Lisa Heller et Lauran Bromley, de même que d'autres membres de la production mentionnés dans les archives officielles. La troisième nomination concernait le travail de caméra de Tony Hardmon dans la catégorie de la meilleure photographie pour un programme non fictionnel. Ocean with David Attenborough a remporté cette catégorie, laissant le bilan final du film à deux récompenses sur trois nominations. Un tel résultat souligne encore davantage que la reconnaissance ne s'est pas limitée au seul sujet du film, mais a également porté sur sa réalisation artistique.
Dans son résumé de la première soirée, la Television Academy a cité Hargitay parmi les lauréats marquants, aux côtés de programmes et de créateurs récompensés dans de nombreuses catégories techniques, documentaires, de téléréalité et autres. Les Emmy Awards de cette année sont répartis sur trois soirées, les 5, 6 et 14 septembre, les deux premières couvrant un grand nombre de catégories traditionnellement associées aux Creative Arts Emmys. Ces deux cérémonies seront montées pour former une émission spéciale annoncée pour le 12 septembre sur FXX, tandis que la cérémonie principale est prévue pour le 14 septembre. Cette organisation signifie qu'une partie des plus importantes distinctions professionnelles et créatives est remise avant la retransmission télévisée en direct de la soirée principale. Hargitay a donc remporté ses récompenses avant d'assumer son rôle de présentatrice de la cérémonie télévisée finale.
Un premier long métrage de réalisatrice né d'une quête personnelle
HBO décrit My Mom Jayne comme le premier long métrage réalisé par Mariska Hargitay et le premier projet dans lequel elle se consacre de manière aussi directe à l'histoire de sa mère. Jayne Mansfield est morte dans un accident de voiture en 1967, à l'âge de 34 ans, lorsque Mariska avait trois ans. Selon HBO, Mansfield a laissé cinq enfants, et le film part précisément du fait que sa plus jeune fille a grandi avec très peu de souvenirs personnels de la mère que le monde connaissait comme l'une des stars hollywoodiennes les plus reconnaissables des années 1950 et 1960. Au lieu d'une chronologie biographique classique, Hargitay construit le film comme une quête de la personne derrière l'image publique. Au cœur du récit se trouve non seulement la question de savoir qui Jayne Mansfield était pour le public, mais également quelle personne elle était pour les membres de sa famille et ceux qui la connaissaient loin des projecteurs.
Le film utilise des photographies privées, des images familiales, des lettres, des objets personnels, des extraits d'archives des films de Mansfield ainsi que des séquences de ses apparitions télévisées et de ses interviews. HBO mentionne également des conversations avec les frères et sœurs de Hargitay, Jayne Marie Mansfield, Mickey Hargitay Jr., Zoltan Hargitay et Tony Cimber, ainsi qu'avec sa belle-mère Ellen Hargitay et Raymond "Rusty" Strait, ancien attaché de presse de Mansfield. Cette approche a permis à l'autrice de confronter la mémoire familiale à la personnalité publique de sa mère, construite pendant des décennies. Le film ne s'arrête toutefois pas à la nostalgie et ne cherche pas simplement à restaurer l'image de l'ancienne gloire hollywoodienne. Son thème principal devient la manière dont les souvenirs privés, les silences et les découvertes ultérieures modifient la compréhension d'une personne que la culture populaire avait déjà transformée en symbole.
Avant la première, Hargitay décrivait le projet comme une quête de longue haleine pour retrouver la mère qu'elle n'avait en réalité jamais eu la possibilité de connaître, ainsi que comme une tentative de relier l'histoire de celle-ci à sa propre identité. Dans la présentation officielle du film par HBO, elle évoquait un travail né de l'amour, du désir et du besoin de reprendre possession de sa propre histoire familiale. Le film fonctionne ainsi à la fois comme un portrait de Jayne Mansfield et comme un document autobiographique sur une fille qui, des décennies plus tard, reconstruit les fragments d'une vie qui lui avaient manqué. Cela lui confère une perspective intime qu'un documentaire classique consacré à une star de cinéma pourrait difficilement posséder. C'est précisément l'association entre récit personnel et recherche d'archives qui constitue l'une des caractéristiques ayant accompagné le film depuis ses premières en festival jusqu'aux Emmy Awards.
Jayne Mansfield au-delà de l'image du sex-symbol hollywoodien
Le Festival de Cannes, où le film a été présenté en 2025 dans le cadre de Cannes Classics, a décrit le projet comme une exploration de la différence entre l'héritage public et privé de Mansfield. Les documents officiels du festival rappellent que Hargitay a grandi presque sans souvenirs directs de sa mère, même si l'image de Mansfield est restée fortement présente dans la culture populaire. Le documentaire cherche donc à distinguer la personne réelle de la construction médiatique qui s'est développée autour d'elle pendant et après sa carrière. Son intelligence, ses ambitions, sa maternité, ses relations et la pression d'une vie soumise à une attention médiatique presque constante occupent le devant de la scène. Le film ne rejette ainsi pas le statut emblématique de Mansfield dans l'histoire d'Hollywood, mais tente de montrer qu'une personne plus complexe existait derrière cette image reconnaissable.
L'un des thèmes importants du film est également une vérité familiale que Hargitay a longtemps tenue à l'écart du public. Dans le documentaire, elle raconte avoir appris à l'âge adulte que son père biologique était Nelson Sardelli, et non Mickey Hargitay, qui l'avait élevée et qu'elle avait considéré toute sa vie comme son père. Lors d'entretiens publics ultérieurs, Hargitay a souligné que cette découverte n'avait pas annulé sa relation avec Mickey Hargitay et qu'aujourd'hui elle intègre les deux hommes à sa propre histoire familiale de manières différentes. Dans le contexte du film, cette information n'est pas présentée comme une sensation isolée, mais comme une partie d'un processus plus large de compréhension de la vie de sa mère et de ses propres origines. Cette façon de raconter est cohérente avec toute la structure du documentaire, qui utilise des secrets personnels pour montrer à quel point l'histoire familiale peut différer de la version publiquement admise.
De Cannes à Tribeca et HBO
My Mom Jayne a été présenté pour la première fois à un public international lors du Festival de Cannes 2025, où il a été sélectionné dans Cannes Classics, un programme qui, aux côtés de classiques restaurés, comprend également des documentaires consacrés à l'histoire du cinéma et à ses créateurs. Le festival l'a présenté comme le premier film de Mariska Hargitay et a indiqué une durée d'environ 106 minutes. La sélection elle-même a inscrit le documentaire dans une réflexion plus large sur l'héritage d'Hollywood, mais depuis le point de vue très personnel d'une descendante de l'une de ses stars les plus reconnaissables du milieu du XXe siècle. Après Cannes, le film a également été présenté au Tribeca Festival à New York, où il a été annoncé comme une première nord-américaine. Tribeca l'a décrit comme une exploration intime de vérités familiales enfouies et comme une tentative de retrouver la personne derrière l'image familière de Jayne Mansfield.
HBO a ensuite diffusé le film le 27 juin 2025, et le projet est également devenu disponible sur la plateforme de streaming HBO Max. Sur le plan de la production, il s'agit d'un projet de HBO Documentary Films et d'une production de Mighty Entertainment. Selon les informations officielles, le film a été produit par Hargitay et Trish Adlesic, tandis que Nancy Abraham, Lisa Heller et Lauran Bromley, entre autres, ont participé à la production exécutive. La collaboration entre Hargitay et Adlesic n'a pas commencé avec ce projet : selon HBO, elles avaient auparavant coproduit le documentaire I Am Evidence. Ainsi, My Mom Jayne constituait ses débuts de réalisatrice de long métrage, mais pas la première implication sérieuse de Hargitay dans la production documentaire.
Un troisième Emmy dans sa carrière et une nouvelle orientation au-delà du métier d'actrice
Les deux récompenses obtenues pour My Mom Jayne modifient également les statistiques de la longue relation de Hargitay avec les Emmy Awards. Selon la Television Academy, elle compte désormais dix nominations et trois Primetime Emmy Awards remportés. Elle a obtenu le premier en 2006 pour son rôle de la détective Olivia Benson dans Law & Order: Special Victims Unit, la série qui a marqué sa carrière et qui a fait d'elle l'une des actrices principales ayant la plus grande longévité à la télévision américaine. Dans les années suivant cette victoire, elle a été nominée à plusieurs reprises pour le même rôle et a progressivement assumé des responsabilités créatives supplémentaires dans la série comme productrice exécutive et réalisatrice de certains épisodes. Les Emmy Awards de 2026 sont ses premiers dans les catégories documentaires et les premiers à récompenser directement son travail derrière la caméra sur un projet de long métrage.
Dans son annonce de la cérémonie de cette année, la Television Academy a indiqué que Law & Order: SVU entre dans sa 28e saison et dépassera la barre des 600 épisodes. Hargitay est présente dans la série depuis le début, et le personnage d'Olivia Benson est devenu un élément central de l'identité de toute la franchise. C'est précisément pour cette raison que la récompense de la réalisation d'un documentaire prend une importance supplémentaire : elle est attribuée à une personne dont la carrière publique a été pendant des décennies presque indissociable d'un seul rôle télévisuel de fiction. My Mom Jayne a montré que son intérêt pour la réalisation et la production n'était pas simplement une extension de son travail sur une série existante, mais une orientation artistique distincte. L'Emmy de la réalisation vient désormais apporter à cette transition une reconnaissance institutionnelle de la profession.
Une victoire quelques jours avant de présenter les 78e Emmy Awards
La principale cérémonie télévisée des 78e Emmy Awards aura lieu le 14 septembre 2026 au Peacock Theater de Los Angeles, et Hargitay sera la maîtresse de cérémonie de la soirée. NBC et la Television Academy ont annoncé une retransmission en direct à 20 heures, heure de l'Est, soit 17 heures, heure du Pacifique, ainsi qu'une diffusion simultanée en streaming sur Peacock. La cérémonie de cette année est en outre liée au centenaire de NBC, ce que la chaîne a également souligné lors du choix de la présentatrice. Dans l'annonce officielle, Hargitay a déclaré qu'au cours de sa carrière elle s'était efforcée de porter des histoires importantes à la connaissance du public et qu'elle considérait la présentation des Emmy Awards comme une occasion de célébrer toute la communauté des personnes qui créent la télévision. Quelques jours après avoir remporté ses propres récompenses, elle apparaîtra donc devant ses collègues non seulement comme une star de la télévision, mais aussi comme une documentariste tout juste récompensée aux Emmy Awards.
Cette succession d'événements confère à la cérémonie de cette année un arc personnel inhabituel. Hargitay a d'abord été récompensée pour un film qui traite de la perte familiale, de la mémoire et de la reconstruction d'une histoire privée, puis elle présentera une cérémonie consacrée à un large éventail de créations télévisuelles. Pour My Mom Jayne, les deux récompenses marquent l'aboutissement d'une partie d'un parcours commencé par une recherche personnelle, poursuivi par des projections dans des festivals internationaux et une distribution par HBO, et désormais couronné par l'une des distinctions télévisuelles américaines les plus visibles. Pour Hargitay, il s'agit également de la confirmation que sa carrière, bien qu'elle reste fortement liée à Olivia Benson, ne peut plus être considérée uniquement à travers son travail d'actrice. Vingt ans après son premier Emmy, ses nouvelles récompenses lui sont venues pour une forme de narration totalement différente.
Sources :
- Television Academy - registre officiel des nominations et des Emmy Awards remportés par le film My Mom Jayne (lien)
- Television Academy - profil officiel de Mariska Hargitay avec le nombre total de nominations et de Primetime Emmy Awards remportés (lien)
- Television Academy - résumé de la première soirée des 78e Emmy Awards et confirmation des deux récompenses de Mariska Hargitay (lien)
- Television Academy - annonce officielle de Mariska Hargitay comme présentatrice des 78e Emmy Awards et informations sur la cérémonie du 14 septembre 2026 (lien)
- Warner Bros. Discovery / HBO - description officielle du documentaire, participants, production et date de première sur HBO (lien)
- Festival de Cannes - fiche officielle du film, programme Cannes Classics et approche artistique du documentaire (lien)
- Tribeca Festival - description du film, première nord-américaine et informations de production (lien)
- People - compte rendu de la cérémonie des Emmy Awards et détails supplémentaires sur les récompenses et le discours de Mariska Hargitay (lien)
- Variety - entretien sur l'histoire familiale et le contexte de la découverte concernant le père biologique dans le documentaire (lien)