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Le CIO révise le 800 m olympique féminin de Londres 2012, Jelimo argent, Montaño bronze après dopage

Le Comité International Olympique a de nouveau modifié le résultat officiel de la finale féminine du 800 m des Jeux de Londres 2012. Après la disqualification de Yekaterina Poistogova, aujourd’hui Ekaterina Guliyev, Pamela Jelimo passe à l’argent et Alysia Montaño au bronze. Cette décision illustre la durée des procédures antidopage

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Le CIO a de nouveau modifié le classement de la finale du 800 mètres de Londres 2012 : Pamela Jelimo reçoit l’argent, Alysia Montaño le bronze

Le Comité international olympique a modifié, plus de treize ans après la finale organisée au Stade olympique de Londres, le classement officiel de la course du 800 mètres féminin des Jeux olympiques de 2012. Le 22 juin 2026, la commission exécutive du CIO a approuvé la réattribution de la médaille olympique, du diplôme et de l’insigne de médaillée après que, selon le communiqué du CIO, les voies de recours liées à la disqualification de Yekaterina Poistogova, aujourd’hui Ekaterina Guliyev, ont été épuisées. Cette décision est l’étape institutionnelle finale d’une procédure qui a confirmé que le résultat de l’athlète qui concourait à Londres pour la Russie ne peut plus rester dans les archives olympiques. Concrètement, l’athlète kényane Pamela Jelimo doit désormais recevoir la médaille d’argent, le diplôme de la deuxième place et l’insigne argenté de médaillée, tandis que l’athlète américaine Alysia Montaño sera promue à la troisième place et recevra la médaille de bronze, le diplôme de la troisième place et l’insigne bronze de médaillée. Selon la même décision, la Burundaise Francine Niyonsaba reçoit le diplôme de la quatrième place, et la Kényane Janeth Jepkosgei Busienei le diplôme de la cinquième place.

Il s’agit de l’une des corrections rétrospectives de résultats les plus longues et les plus complexes des Jeux de Londres, où les courses féminines de demi-fond en athlétisme font depuis des années l’objet de procédures de dopage et de révisions. La finale du 800 mètres a eu lieu le 11 août 2012, et dans l’ordre initial, la première à franchir la ligne d’arrivée fut la Russe Mariya Savinova, devant la Sud-Africaine Caster Semenya, Guliyev, alors sous le nom de Poistogova, Jelimo et Montaño. Les procédures ultérieures ont entièrement modifié cet ordre : Savinova a perdu l’or en 2017 pour dopage, après quoi Semenya est devenue championne olympique, Guliyev a été avancée à l’argent, et Jelimo au bronze. La nouvelle décision du CIO modifie maintenant à nouveau la partie inférieure du podium, car Guliyev est effacée du classement, si bien que Jelimo progresse encore d’une place, et Montaño entre parmi les médaillées olympiques après plus d’une décennie.

Nouvelle répartition officielle des distinctions après la décision de la commission exécutive du CIO

Selon le communiqué du CIO, la réattribution des médailles olympiques n’est pas une conséquence automatique de chaque disqualification, mais une décision que la commission exécutive prend au cas par cas. Le CIO indique qu’une telle procédure n’est menée que lorsque toutes les procédures juridiques sont terminées et lorsqu’il n’existe plus de voies de recours ouvertes pour les athlètes sanctionnées ou leurs équipes. Dans ce cas, l’appel contre la décision rendue en première instance a été rejeté le 23 mai 2025, ce qui, selon le CIO, a rendu la décision définitive et contraignante. Après cela, World Athletics a modifié le classement de la compétition, et le CIO a pu décider de la nouvelle répartition des médailles, des diplômes et des insignes de médaillées. L’organisation a également indiqué qu’aucun obstacle antidopage n’avait été établi chez les athlètes qui progressent au classement, obstacle qui empêcherait l’attribution des distinctions.

Le nouveau classement des médailles dans la course du 800 mètres devient ainsi Caster Semenya à la première place, Pamela Jelimo à la deuxième et Alysia Montaño à la troisième place. Niyonsaba est, selon la décision du CIO, quatrième, et Busienei cinquième, tandis que le classement officiel final de la course, tel que le CIO le décrit après toutes les disqualifications, est réduit à cinq athlètes. C’est la conséquence du fait que trois athlètes russes avaient déjà été disqualifiées de la même course finale : Mariya Savinova, Elena Arzhakova et désormais Yekaterina Poistogova, c’est-à-dire Ekaterina Guliyev. Une finale olympique habituelle comptait huit concurrentes, mais après de multiples décisions antidopage, le classement officiel final a été considérablement raccourci. Un tel résultat souligne l’ampleur des conséquences du dopage, qui se sont prolongées bien au-delà du moment même de la course.

World Athletics indique dans les relevés de résultats de la finale que Semenya a couru en 1:57.23, Jelimo en 1:57.59, Montaño en 1:57.93, Niyonsaba en 1:59.63, et Busienei en 2:00.19. Lors du franchissement initial de la ligne d’arrivée, Guliyev était devant Jelimo avec un temps de 1:57.53, mais ce résultat n’est désormais plus pris en compte pour le classement des médailles. Le même relevé montre que Savinova et Arzhakova étaient déjà marquées comme disqualifiées, tandis que le CIO a indiqué dans sa décision la plus récente que World Athletics avait modifié les résultats pertinents après la confirmation définitive de la sanction contre Guliyev. Pour les athlètes qui progressent désormais, le changement n’est pas seulement statistique : la médaille et le diplôme font partie du statut olympique officiel, mais aussi de la reconnaissance historique d’un résultat qui, au moment réel de la compétition, n’avait pas été récompensé sur le podium.

L’affaire Guliyev : du podium londonien à la disqualification définitive

L’Athletics Integrity Unit, organisme indépendant chargé de l’intégrité en athlétisme et opérant dans le cadre de World Athletics, a annoncé le 6 juin 2025 que le Tribunal arbitral du sport avait rejeté l’appel d’Ekaterina Guliyev contre la sanction liée à une violation des règles antidopage. Selon l’AIU, le TAS a confirmé la disqualification de ses résultats du 17 juillet 2012 au 20 octobre 2014, ce qui englobe directement la finale olympique du 800 mètres à Londres. Le communiqué de l’AIU indiquait que l’affaire était fondée sur des preuves issues de l’enquête McLaren et du système LIMS, c’est-à-dire des données liées au laboratoire antidopage de Moscou. Le TAS, selon l’AIU, a conclu que World Athletics avait démontré une violation des règles de 2012 liée à l’utilisation des substances interdites ATD et boldénone. Guliyev a concouru à Londres sous le nom de Yekaterina Poistogova pour la Russie, et l’AIU indique qu’elle représente aujourd’hui la Turquie.

Le litige s’est juridiquement étendu sur plusieurs phases, car les échantillons prélevés les 17 et 25 juillet 2012 étaient négatifs au moment du prélèvement, tandis que World Athletics n’a informé l’athlète que plus tard, sur la base de nouvelles preuves d’enquête, d’une possible violation des règles antidopage. Selon l’AIU, Guliyev soutenait que la procédure ne pouvait pas être rouverte, car l’affaire antérieure avait déjà fait l’objet d’une décision du TAS en 2016, après laquelle une sanction de deux ans lui avait été infligée. World Athletics, selon le même communiqué, a répondu que la nouvelle affaire reposait sur des preuves importantes qui n’étaient pas disponibles dans la procédure précédente. Le panel du TAS a accepté à la majorité l’argument selon lequel il n’existait pas, entre la procédure antérieure et la procédure ultérieure, d’obstacle qui empêcherait une nouvelle décision. Un tel dénouement montre à quel point les procédures antidopage peuvent évoluer des années après une compétition, en particulier lorsque de nouvelles données médico-légales, des bases de données de laboratoire ou des preuves issues d’une enquête plus large apparaissent.

L’AIU a également indiqué que les conséquences de la décision ne concernent pas seulement la course olympique, mais aussi une série d’autres résultats de Guliyev de la période couverte par la disqualification. Selon le communiqué, parmi les résultats qui doivent être annulés figurent des participations à des meetings de la Ligue de diamant, à des compétitions IAAF World Challenge et à des compétitions européennes, notamment des victoires à Düsseldorf et Birmingham en 2013, des participations à Oslo et Rabat la même année ainsi qu’une victoire au Zagreb IAAF World Challenge en septembre 2013. L’AIU a décrit l’affaire comme faisant partie d’un travail plus large sur des dossiers issus du scandale de dopage russe. Pour l’athlétisme international, cela signifie qu’un résultat d’archives peut rester susceptible d’être modifié tant qu’il existe des bases juridiques et probatoires pour une procédure.

La finale qui a perdu trois finalistes pour dopage

La finale londonienne du 800 mètres est particulièrement frappante, car trois athlètes de la même course ont fini par être disqualifiées pour des raisons antidopage. Mariya Savinova, vainqueure initiale, a perdu le titre après des procédures qui ont conduit à la reconnaissance de Caster Semenya comme championne olympique. Elena Arzhakova a également été disqualifiée, et la nouvelle décision liée à Guliyev a encore modifié ce qui était considéré pendant des années comme le classement définitif. Selon le communiqué le plus récent du CIO, précisément en raison de ces disqualifications, le classement final de la course, tel qu’il a été confirmé par World Athletics pour les besoins de la décision sur les médailles, ne comprend que cinq athlètes. Il arrive rarement qu’une finale olympique dans une discipline change autant après des procédures antidopage officielles, et ce cas reste un exemple de la durée pendant laquelle peuvent se prolonger les conséquences d’irrégularités systémiques.

Pour Caster Semenya, le changement de 2017 avait déjà signifié le passage de l’argent à l’or, tandis que Pamela Jelimo avait alors progressé de la quatrième place dans l’ordre d’arrivée initial jusqu’au bronze. Jelimo est maintenant à nouveau déplacée, cette fois vers la position d’argent, si bien que son statut olympique de Londres change pour la deuxième fois. Alysia Montaño, qui avait franchi la ligne d’arrivée en cinquième position, devient maintenant médaillée de bronze olympique. Niyonsaba et Busienei ne reçoivent pas de médailles, mais elles reçoivent des diplômes officiels supérieurs, ce qui, dans le système olympique, constitue une reconnaissance formelle des classements immédiatement sous le podium. Dans les biographies et les statistiques d’athlétisme, de tels changements ont une valeur durable, car ils influencent le statut des athlètes, les registres nationaux, les synthèses historiques et la reconnaissance institutionnelle des carrières.

Cette décision rappelle également que le classement vu dans le stade n’est pas toujours la vérité finale d’une compétition sportive. Au moment de la finale, les spectateurs ont vu une course tactique terminée en moins de deux minutes, mais la résolution formelle de ses conséquences a duré plus d’une décennie. Pour les athlètes qui ont concouru sans violations antidopage établies, la reconnaissance ultérieure ne peut pas compenser entièrement le moment perdu de montée sur le podium olympique, l’absence de cérémonie et l’effet qu’une médaille peut avoir sur une carrière lorsque l’athlète est encore active. Pourtant, le CIO souligne dans les règles de réattribution des médailles que l’objectif du processus est de reconnaître les athlètes propres et de leur permettre une remise digne. En ce sens, l’affaire de Londres n’est pas seulement une correction juridique, mais aussi une reconnaissance institutionnelle tardive d’un résultat sportif.

Le contexte antidopage plus large de Londres 2012 et de l’enquête russe

L’affaire Guliyev est liée à des preuves issues de l’une des enquêtes antidopage les plus vastes du sport international. L’Agence mondiale antidopage a annoncé en 2016 que la deuxième partie de l’enquête McLaren avait de nouveau confirmé une manipulation institutionnalisée des contrôles antidopage en Russie. Selon l’AMA, le rapport s’est concentré sur le nombre d’athlètes féminins et masculins qui ont bénéficié d’une telle manipulation, tandis que des dossiers ultérieurs devant des tribunaux d’athlétisme et sportifs ont utilisé des données provenant de systèmes de laboratoire et des preuves complémentaires. Dans l’affaire Guliyev, l’AIU a indiqué que le système comprenait des tests dits de “washout”, c’est-à-dire une procédure par laquelle les sportifs pouvaient évaluer à l’avance s’ils seraient positifs lors d’une compétition. Dans le communiqué de l’AIU, il a été souligné qu’une telle pratique avait été utilisée avant les Jeux olympiques de Londres 2012, ce qui place le dossier au centre du problème plus large de la protection systémique des sportifs dopés.

Un contexte supplémentaire est également fourni par l’International Testing Agency, qui indique que le CIO a lancé le programme de réanalyse des échantillons de Londres avant les Jeux de Rio en 2016. Selon l’ITA, dans le contexte des enquêtes sur la manipulation systémique du système antidopage russe, plus de 500 réanalyses d’échantillons de Londres ont été effectuées, tandis que le programme global de réanalyse a porté sur 2.727 échantillons. L’ITA indique que ce programme a conduit à 73 violations des règles antidopage ainsi qu’au retrait de 31 et à la réattribution de 46 médailles olympiques. Ces données montrent que l’affaire Guliyev n’est pas une modification administrative isolée, mais une partie d’un long processus de nettoyage des résultats d’une édition des Jeux olympiques. Londres 2012 demeure pour cette raison un point de référence dans les débats sur les limites des tests rétrospectifs, la conservation des échantillons et la possibilité que la justice sportive soit mise en œuvre des années après la fin d’une compétition.

Pour le système antidopage, le fait que les méthodes de test et les outils probatoires évoluent plus rapidement que les registres sportifs officiels est particulièrement important. Des échantillons qui étaient négatifs au moment de la compétition peuvent, grâce à de nouvelles méthodes ou à des données d’enquête supplémentaires, devenir partie de procédures ultérieures. Cela ouvre des questions complexes sur les délais de prescription, la sécurité juridique et la protection de l’intégrité de la compétition, mais donne en même temps aux instances sportives un mécanisme pour corriger les résultats lorsque des preuves convaincantes de violations des règles apparaissent. Le CIO, World Athletics, l’AIU et l’ITA ont agi dans ce dossier à différentes phases de la même chaîne : de la preuve de la violation, en passant par la modification des résultats, jusqu’à la décision finale sur les médailles et les diplômes. Pour les athlètes touchées par ce dénouement, la dernière étape doit encore être symboliquement achevée par la manière dont les médailles réattribuées seront remises.

Ce qui suit pour Jelimo et Montaño

Selon les règles du CIO relatives à la réattribution des médailles, les athlètes auxquelles une médaille a été attribuée ultérieurement peuvent se voir proposer le choix du mode de réception de la distinction, avec le soutien du CIO, du comité national olympique et de la fédération internationale compétente. Parmi les options indiquées par le CIO figurent une cérémonie sur un lieu lié à de futurs Jeux olympiques, une remise au Musée olympique, une cérémonie lors d’un championnat du monde ou continental, un événement organisé par le comité national olympique ou une remise privée. Le CIO indique qu’une telle cérémonie est en règle générale organisée dans un délai de 12 mois à compter de la décision de la commission exécutive, sauf si l’athlète choisit l’option disponible de recevoir la médaille aux prochains Jeux olympiques pertinents. À l’heure actuelle, il n’a pas été officiellement annoncé où Pamela Jelimo et Alysia Montaño recevront leurs nouvelles distinctions. Leur choix sera important, car il déterminera si cette reconnaissance tardive se déroulera dans un cadre olympique public ou dans un format plus intime et personnel.

Pour Jelimo, championne olympique de Pékin 2008 sur la même distance, la médaille londonienne prend désormais encore plus de poids, puisqu’elle se transforme de bronze en argent. Pour Montaño, coureuse américaine de demi-fond bien connue, la décision signifie l’entrée dans le cercle officiel des médaillées olympiques après des années d’attente et de débats publics sur les dommages que le dopage cause aux athlètes propres. Bien que la médaille soit attribuée ultérieurement, elle modifie le registre officiel de la carrière et reste une partie permanente des statistiques olympiques. En même temps, l’affaire confirme que les conséquences du dopage ne s’arrêtent pas à l’athlète qui a enfreint les règles, mais s’étendent aux concurrentes, au public, aux fédérations nationales et à la mémoire historique de la compétition. C’est pourquoi la décision la plus récente du CIO concernant la course du 800 mètres de Londres 2012 reste bien plus qu’une modification administrative d’un tableau de résultats : elle est une tentative tardive de rapprocher le résultat de ce que la compétition aurait dû montrer au moment où elle s’est tenue.

Sources :
- Comité international olympique – décision de la commission exécutive sur la réattribution des médailles, des diplômes et des insignes de médaillées pour la course du 800 mètres de Londres 2012. (lien)
- Athletics Integrity Unit – communiqué sur le rejet de l’appel d’Ekaterina Guliyev et les conséquences pour la médaille olympique de Londres 2012. (lien)
- Athletics Integrity Unit – registre des décisions d’appel du TAS, y compris l’affaire Ekaterina Guliyev contre World Athletics. (lien)
- World Athletics – résultats de la finale du 800 mètres féminin aux Jeux olympiques de Londres 2012. (lien)
- International Testing Agency – rapport sur le programme de réanalyse des échantillons des Jeux olympiques de Londres 2012. (lien)
- Agence mondiale antidopage – communiqué sur les conclusions de la deuxième partie de l’enquête McLaren sur la manipulation des contrôles antidopage en Russie. (lien)
- IOC Athlete365 – principes et procédure de réattribution des médailles olympiques. (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

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