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EFC réintègre Russie et Biélorussie en escrime, tireurs neutres après décision du comité du sport en Europe

Suivez comment la décision de la Confédération européenne d'escrime recompose l'équilibre du sport: les fédérations russe et biélorusse sont réadmises provisoirement, tandis que leurs tireurs restent sans symboles nationaux dans un contexte sportif et politique sensible

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L’EFC a provisoirement réadmis les fédérations russe et biélorusse d’escrime comme membres

La Confédération européenne d’escrime, connue sous le sigle EFC, a provisoirement réadmis les fédérations russe et biélorusse d’escrime parmi ses membres à la suite d’une décision du Comité exécutif prise lors d’une réunion en ligne le 24 juin 2026. Selon la lettre d’information de l’EFC publiée le 25 juin, le Comité exécutif a approuvé la réadmission des deux fédérations lors de deux votes distincts, après avoir examiné leur documentation et confirmé que toutes les obligations financières impayées envers la confédération avaient été réglées. La décision concerne le statut des fédérations nationales au sein de l’organisation européenne, mais elle ne signifie pas une normalisation sportive complète pour leurs athlètes dans les compétitions européennes. Dans le même document, l’EFC indique que, conformément à la décision du congrès, les athlètes de Russie et de Biélorussie participeront aux compétitions placées sous l’égide de la confédération avec le statut AIN, c’est-à-dire comme athlètes individuels neutres. Cela a ouvert une nouvelle phase dans le retour complexe de l’escrime russe et biélorusse dans les structures européennes après les restrictions introduites dans le contexte de la guerre en Ukraine.

Décision prise après le congrès d’Antony

Selon la communication de l’EFC, le 24 juin, le Comité exécutif a examiné le vote tenu lors du congrès d’Antony en France et s’est appuyé à cette occasion sur l’avis de la Commission juridique de la confédération. La lettre d’information indique que le vote initial sur la suspension des fédérations biélorusse et russe a été jugé nul, car ces deux organisations n’avaient pas le statut de membres de l’EFC au moment du vote. Il en découle que, selon l’interprétation du Comité exécutif, il n’était pas possible de décider de la suspension ou de la levée de la suspension d’entités qui n’étaient pas formellement membres. Cette formulation procédurale est importante, car elle montre que la question n’a pas été résolue par un simple vote politique sur le retour, mais au moyen d’une procédure statutaire de réadmission. L’EFC a ensuite, après la décision du congrès autorisant les athlètes de Russie et de Biélorussie à concourir sous statut AIN, adopté une disposition supplémentaire des règles internes afin de rendre une telle participation possible dans les compétitions européennes.

Selon la même lettre, le Comité exécutif a examiné séparément les demandes de réadmission à l’adhésion déposées par les fédérations biélorusse et russe. Conformément à l’article 2.9 des statuts de l’EFC et en tenant compte de l’avis de la Commission juridique, le comité a confirmé que les documents nécessaires avaient été fournis et que toutes les obligations financières ouvertes avaient été réglées. Ensuite, la réadmission des deux fédérations a été approuvée lors de deux votes distincts. Leur adhésion n’est toutefois pas définitive au sens institutionnel plein, mais a été approuvée à titre provisoire jusqu’au prochain congrès de l’EFC. Jusqu’à cette ratification, comme l’indique la confédération, les deux fédérations disposent des mêmes droits et obligations que les autres membres, avec une exception portant sur la manière dont leurs athlètes participent aux compétitions.

Pourquoi il était question de réadmission et non de levée de suspension

La clé pour comprendre la décision se trouve dans la position antérieure du Comité exécutif de l’EFC du 8 mai 2026. Dans ce document, le comité a indiqué que les propositions liées à la levée de la suspension des fédérations russe et biélorusse étaient juridiquement problématiques, car ces fédérations, selon l’interprétation de l’EFC, n’étaient plus membres de la confédération. Le document indique qu’elles étaient considérées comme ayant quitté l’organisation sur la base de l’article 2.13 des statuts en raison du non-paiement de la cotisation annuelle depuis 2023, et dans le cas de la fédération russe, il est également fait mention du non-règlement de frais liés à une décision du Tribunal arbitral du sport. Pour cette raison, le Comité exécutif a conclu qu’il ne pouvait pas « lever la suspension » d’une fédération qui n’était formellement plus membre. Selon cette interprétation, la seule voie correcte était une demande de réadmission, et non une procédure comme s’il s’agissait d’un membre entièrement nouveau.

Dans sa position de mai, l’EFC a également indiqué que toute demande de ce type ne pouvait être examinée qu’après que la fédération eut réglé toutes les dettes, tous les frais, toutes les amendes et autres créances financières envers la confédération. Après règlement des obligations, une fédération nationale peut demander au Comité exécutif sa réadmission comme membre, puis le comité vérifie si la demande remplit les conditions prévues par les statuts. Si les conditions sont remplies, il est possible d’accorder une adhésion provisoire, qui doit ensuite être confirmée par le congrès. C’est précisément ce modèle qui a été appliqué dans le cas des fédérations russe et biélorusse. Une telle formulation réduit l’incertitude juridique, mais elle ne supprime pas la sensibilité politique de la décision, en particulier dans l’environnement sportif européen où les questions de participation russe et biélorusse sont suivies avec une grande attention depuis 2022.

Les athlètes restent sous statut neutre dans les compétitions de l’EFC

La différence la plus importante entre l’adhésion des fédérations et le droit des athlètes à participer se voit dans la disposition relative au statut AIN. Selon la lettre d’information de l’EFC, les escrimeurs russes et biélorusses doivent participer aux compétitions de la confédération en tant qu’athlètes individuels neutres. Cela signifie que le retour des fédérations nationales parmi les membres n’implique pas automatiquement le retour des drapeaux, des hymnes et des symboles nationaux dans les compétitions européennes. Dans son document de mai, l’EFC avait déjà indiqué que la mise en œuvre de la décision sur la participation des athlètes et des officiels de Russie et de Biélorussie exigeait une modification des règles internes, et après la décision du congrès, le Comité exécutif a adopté une disposition supplémentaire permettant cette participation. Dans la pratique, les règles de l’EFC différeront donc de la politique annoncée en juin par la Fédération Internationale d’Escrime, la FIE.

La FIE a annoncé le 2 juin 2026 que son Comité exécutif avait décidé de lever les mesures de protection applicables aux athlètes et officiels titulaires d’un passeport russe ou biélorusse, à compter des championnats du monde seniors à Hong Kong, du 22 au 30 juillet 2026. Selon cette annonce, les athlètes et responsables de Russie et de Biélorussie seront autorisés à participer aux compétitions individuelles et par équipes de la FIE sous les abréviations nationales, les tenues, les drapeaux et les hymnes nationaux. La FIE a justifié cette décision par les principes de la Charte olympique, notamment la non-discrimination, l’égalité de traitement et l’universalité du sport. L’EFC a toutefois maintenu pour ses propres compétitions le modèle de participation neutre, ce qui signifie que les régimes mondial et européen de l’escrime ne coïncident pas entièrement à ce stade.

Retour après les restrictions introduites en raison de la guerre en Ukraine

La décision de l’EFC intervient après une période de plusieurs années au cours de laquelle les athlètes, officiels et fédérations nationales russes et biélorusses ont fait l’objet de diverses restrictions dans le sport international. Après le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, le Comité international olympique a recommandé aux fédérations internationales de ne pas autoriser la participation des athlètes et officiels russes et biélorusses, sauf dans des circonstances exceptionnelles et sans symboles nationaux. En mars 2022, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à une large majorité une résolution demandant à la Fédération de Russie de cesser immédiatement l’emploi de la force contre l’Ukraine et de retirer ses forces militaires. Ce contexte politique et sécuritaire plus large demeure la raison fondamentale pour laquelle les décisions sur le retour des représentants russes et biélorusses dans le sport suscitent de fortes réactions.

Dans l’escrime, les tensions ont été particulièrement visibles en 2023. Selon des rapports de l’agence dpa et du portail Inside the Games, le congrès de l’EFC à Cracovie le 24 juin 2023 a soutenu des propositions par lesquelles les athlètes et officiels russes et biélorusses ont été exclus des compétitions de l’EFC, et l’adhésion de leurs fédérations suspendue. Les décisions de l’époque ont été prises à un moment où l’escrime internationale était déjà divisée au sujet du retour des athlètes de ces pays sous conditions neutres. Entre-temps, le statut juridique des deux fédérations s’est encore compliqué car, selon l’interprétation de mai de l’EFC, elles avaient cessé d’être membres de la confédération en raison d’obligations impayées. C’est précisément pourquoi la décision la plus récente n’a pas été présentée seulement comme un revirement politique, mais comme l’achèvement d’une procédure de réadmission après satisfaction des conditions financières et procédurales.

Ce que la décision signifie pour l’escrime européenne

Le retour provisoire des fédérations russe et biélorusse au sein de l’EFC peut avoir plusieurs conséquences pour la gouvernance de l’escrime européenne. La première concerne la participation institutionnelle de ces fédérations aux travaux de la confédération, car, selon la lettre d’information de l’EFC, les mêmes droits et obligations que ceux des autres membres leur sont reconnus, sauf les restrictions liées à la participation des athlètes. La deuxième concerne le calendrier des compétitions et les organisateurs de tournois, car la mise en œuvre du statut AIN exigera des règles claires sur les inscriptions, les accréditations, les tenues, le protocole et les éventuels différends. La troisième concerne les relations entre les fédérations européennes, surtout compte tenu du fait que les décisions antérieures sur la participation russe et biélorusse se sont révélées être l’une des questions les plus sensibles du sport continental. Dans son document de mai, l’EFC a en même temps indiqué que les organisateurs ne devraient pas être sanctionnés si leurs États n’acceptent pas l’entrée de citoyens russes ou biélorusses, mais elle a encouragé les organisateurs à soutenir la délivrance de visas à tous, quelle que soit la nationalité.

Une telle formulation montre une tentative d’équilibrer l’inclusion sportive, l’égalité juridique des membres et les restrictions politico-sécuritaires que certains États peuvent appliquer. Pour les athlètes de Russie et de Biélorussie, la décision signifie la possibilité d’un retour plus large dans le système européen de compétition, mais pas sous les symboles nationaux dans le cadre de l’EFC. Pour les autres fédérations européennes, la décision pose la question de savoir comment le statut neutre sera appliqué en pratique et si une norme identique de contrôle et de protocole sera respectée dans tous les tournois. Pour l’escrime ukrainienne et la communauté sportive au sens large, la décision rouvrira probablement le débat sur l’endroit où s’arrête l’autonomie du sport et où commence la responsabilité des organisations sportives face aux conséquences de la guerre. Au 29 juin 2026, il n’était pas clair si des objections formelles ou des réactions politiques supplémentaires suivraient le dernier geste de l’EFC.

Statut provisoire jusqu’au prochain congrès

La dernière décision de l’EFC n’est pas définitive au plein sens du terme, car l’adhésion provisoire doit être confirmée par le prochain congrès de la confédération. Cela signifie que la question de l’adhésion russe et biélorusse pourrait de nouveau faire l’objet de discussions entre les fédérations nationales. Selon les documents de l’EFC, la procédure est actuellement organisée de telle sorte que les fédérations ont été réadmises après vérification de la documentation et des obligations financières, tandis que la participation compétitive de leurs athlètes est séparée et régie par le statut neutre. Une telle séparation entre l’adhésion institutionnelle et la représentation sportive symbolique sera probablement le point central des discussions futures. Au cours de la prochaine période, l’EFC devra montrer si elle peut mettre en œuvre ce modèle sans nouveaux litiges juridiques, divisions politiques et problèmes organisationnels lors des tournois.

Dans le contexte international plus large, l’escrime n’est pas un cas isolé. Différentes fédérations sportives ont pris, après 2022, des décisions différentes concernant les athlètes russes et biélorusses, allant des interdictions totales à la participation neutre et au retour partiel ou complet des symboles nationaux. Par son initiative de juin, la FIE a annoncé le retour des représentants russes et biélorusses sous des désignations nationales dans les compétitions mondiales, tandis que l’EFC a décidé de maintenir un cadre neutre au niveau européen. C’est précisément cette différence qui montre qu’il n’existe plus de réponse sportive unique et que les décisions sont de plus en plus souvent prises à travers une combinaison de statuts, d’avis juridiques, de circonstances politiques et d’évaluation du risque organisationnel. Pour l’escrime européenne, le prochain test ne sera pas seulement la confirmation de l’adhésion au congrès, mais aussi la mise en œuvre de la décision dans les compétitions où l’on verra si le modèle neutre peut fonctionner dans la pratique.

Sources :
- European Fencing Confederation – lettre d’information n° 19/2026 sur la réadmission provisoire des fédérations biélorusse et russe d’escrime (lien)
- European Fencing Confederation – position du Comité exécutif du 8 mai 2026 sur la procédure de réadmission, les obligations financières et le statut AIN (lien)
- Fédération Internationale d’Escrime – annonce de la décision du Comité exécutif concernant les athlètes et officiels biélorusses et russes du 2 juin 2026 (lien)
- International Olympic Committee – questions et réponses sur la solidarité avec l’Ukraine, les sanctions contre la Russie et la Biélorussie et le statut des athlètes de ces pays (lien)
- United Nations Meetings Coverage and Press Releases – rapport sur la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies demandant la cessation de l’emploi de la force russe en Ukraine et le retrait des forces militaires (lien)
- Radio Free Europe/Radio Liberty / dpa – rapport sur la décision de l’EFC de juin 2023 concernant la suspension de la Russie et de la Biélorussie (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

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