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Les athlètes russes reviennent sur la scène internationale tandis que l'Europe exige une stricte neutralité

Suivez l'évolution du statut des athlètes russes après l'assouplissement des restrictions du CIO. Découvrez pourquoi les institutions européennes refusent une normalisation complète, ce qu'affirme Dmitri Svishtchev et comment les règles des fédérations, les visas et la neutralité peuvent peser sur la route vers Los Angeles 2028

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Un responsable russe affirme que l'Europe tente de ralentir le retour des athlètes russes

Dmitri Svichtchev, premier vice-président de la Commission de la Douma d'État russe pour la culture physique et le sport, a accusé les pays européens de tenter de ralentir le retour des athlètes russes dans les compétitions internationales et a déclaré que le Comité international olympique, CIO, devrait maintenir son orientation actuelle malgré les pressions politiques. Ses déclarations interviennent après la décision du Comité exécutif du CIO du 7 juillet 2026, qui a provisoirement levé la suspension du Comité olympique russe et retiré les recommandations antérieures relatives à des restrictions particulières visant les athlètes et les équipes russes. Cette décision a ouvert une nouvelle phase du conflit qui dure depuis plusieurs années au sujet de la place du sport russe dans les compétitions internationales après le début de l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. Parallèlement, les institutions européennes déclarent publiquement qu'elles s'opposent à une normalisation complète de la participation russe tant qu'une paix juste et durable n'aura pas été obtenue en Ukraine. Dans les documents de l'Union européenne accessibles au public, rien ne confirme pour l'instant l'affirmation du service de renseignement russe selon laquelle l'UE aurait adopté une décision générale concernant de nouvelles interdictions de visa visant les athlètes russes en tant que groupe.

Svichtchev évoque des pressions politiques et financières

Le 11 août, Svichtchev a affirmé dans des déclarations aux médias russes que les pays européens avaient du mal à accepter le retour progressif des athlètes et des organisations sportives russes dans le système international. Selon lui, le CIO devrait résister aux tentatives de pression politique et financière et maintenir la position selon laquelle les décisions dans le sport ne devraient pas être prises sur la base de critères politiques. L'agence publique russe RIA Novosti a rapporté son appréciation selon laquelle les athlètes russes reviennent progressivement dans les compétitions de plusieurs disciplines et qu'une partie des pays européens tente d'influencer ce processus. Svichtchev a également appelé les États et les organisations sportives à respecter les décisions du CIO et des fédérations internationales. Ses affirmations représentent la position politique d'un responsable russe et ne signifient pas que l'existence d'un plan européen coordonné contre les athlètes russes ait été confirmée de manière indépendante.

Le motif immédiat de ses déclarations a été une publication du Service des renseignements extérieurs de Russie, SVR, datée du 11 août. Le SVR a affirmé que les structures politiques européennes étaient préoccupées par la décision du CIO concernant le Comité olympique russe et que des mesures supplémentaires destinées à rendre plus difficile le retour de la Russie dans le sport international étaient envisagées. Parmi les actions possibles, le service a mentionné des restrictions de visa et de nouvelles mesures ciblées contre un cercle plus large d'athlètes et de responsables sportifs russes, ainsi que des tentatives d'exercer une pression financière sur les organisations sportives autorisant une participation russe. Le SVR n'a publié, à l'appui de ces affirmations, aucune documentation permettant une vérification indépendante des plans mentionnés. La Commission européenne et les autres institutions de l'UE n'ont pas confirmé dans leurs communications officielles accessibles au public qu'un tel ensemble de mesures avait été adopté.

Ce que le CIO a réellement décidé le 7 juillet

La décision du CIO est importante parce qu'elle modifie le cadre qui était en vigueur depuis le début de la guerre, mais elle ne signifie pas automatiquement le retour complet des athlètes russes sous le drapeau national dans toutes les compétitions internationales. Le 7 juillet, le Comité exécutif du CIO a provisoirement levé la suspension du Comité olympique russe qui était en vigueur depuis le 12 octobre 2023. Le CIO a expliqué que sa Commission juridique avait constaté que le Comité olympique russe ne comptait plus parmi ses membres d'organisations sportives régionales provenant de territoires qui, selon le système olympique, relèvent de la compétence du Comité national olympique ukrainien. Le Comité olympique russe a également confirmé au CIO qu'il ne mène pas et ne mènera pas d'activités sur ces territoires. Le CIO a souligné qu'il continuerait de surveiller la situation et qu'il se réservait le droit de prendre de nouvelles mesures s'il les jugeait nécessaires.

La suspension d'octobre 2023 était liée à la décision du Comité olympique russe d'intégrer parmi ses membres des organisations sportives de Donetsk, Kherson, Louhansk et Zaporijjia, territoires que le CIO considère comme relevant de la compétence du comité olympique national ukrainien. Le CIO avait alors estimé que cela constituait une violation de la Charte olympique et de l'intégrité territoriale du comité olympique ukrainien. La décision de juillet 2026 a donc été officiellement justifiée par le changement précisément des circonstances sur lesquelles reposait la suspension. Elle n'a pas été présentée comme une appréciation politique de la guerre ni comme un abandon par le CIO de son soutien à la communauté olympique ukrainienne. Dans la même publication, le CIO a de nouveau souligné sa solidarité avec les athlètes et les institutions sportives ukrainiennes.

Par la même décision, le CIO a retiré les conditions recommandées de février 2022 et de mars 2023 dans la partie concernant les athlètes et les équipes russes. Après le début de l'invasion en 2022, le CIO avait recommandé aux fédérations internationales et aux organisateurs de ne pas autoriser les athlètes et les responsables russes et biélorusses à participer aux compétitions internationales, tandis qu'en 2023 il avait élaboré un modèle de participation individuelle sous statut neutre et soumis à des conditions particulières. Le retrait de ces recommandations en 2026 signifie qu'il n'existe plus le même cadre politique général du CIO recommandant aux fédérations des restrictions particulières sur cette seule base. Toutefois, les fédérations sportives et les organisateurs continuent de gérer leurs propres compétitions, règles de qualification et programmes antidopage, de sorte que les règles pratiques peuvent différer d'un sport à l'autre. Le retour n'est donc pas un événement unique et uniforme, mais un processus qui se déroule à travers les décisions de différents organismes sportifs.

Le retour n'est pas sans conditions

Dans sa décision de juillet, le CIO a particulièrement souligné que les athlètes russes revenant dans les compétitions internationales devaient satisfaire aux exigences antidopage pertinentes. La publication indique que les athlètes de retour doivent faire l'objet de contrôles appropriés avant de reprendre la compétition et que les fédérations internationales doivent convenir, en coopération avec l'Agence internationale de contrôles, de l'étendue et du calendrier des contrôles. De cette manière, le CIO tente de séparer la question des restrictions politiques de celle de l'intégrité des compétitions et de la fiabilité du dispositif antidopage. Il a également clairement indiqué que la levée provisoire de la suspension du Comité olympique russe n'effaçait pas les autres questions qui se posent depuis des années concernant le système antidopage russe. Pour les athlètes, cela signifie que l'assouplissement formel d'un ensemble de restrictions ne supprime pas l'obligation de satisfaire individuellement aux critères antidopage et de qualification.

Plus important encore, le 7 juillet, le CIO n'a pas décidé à l'avance que le drapeau russe, l'hymne et les autres symboles nationaux seraient automatiquement rétablis dans leur intégralité lors des Jeux olympiques de Los Angeles 2028. La publication officielle indique que la décision concernant l'affichage du drapeau russe, de l'hymne, des couleurs et d'autres signes d'identification lors des Jeux olympiques sera prise au moment approprié. Le CIO a également déclaré qu'il n'organiserait pas ses propres événements en Russie et n'inviterait pas de représentants de l'État ou du gouvernement russes à ses événements. Il convient donc de distinguer les affirmations russes concernant un retour complet sur la scène olympique de ce que le CIO a déjà officiellement décidé. Le statut pour Los Angeles 2028 n'est pas encore réglé dans tous ses éléments.

L'Union européenne est ouvertement opposée à une normalisation complète

Bien qu'il n'existe aucune confirmation publique des affirmations du SVR concernant un nouveau paquet général de mesures de visa visant les athlètes, l'opposition politique des institutions européennes à la normalisation complète de la participation russe n'est pas dissimulée. Dans les conclusions de sa réunion des 18 et 19 juin 2026, le Conseil européen a explicitement indiqué que, tant qu'une paix juste et durable n'aura pas été obtenue en Ukraine, il ne devrait pas y avoir de normalisation de la participation russe aux événements sportifs et culturels internationaux. Il s'agit de la position politique officielle des chefs d'État et de gouvernement de l'UE, et la Commission européenne a confirmé après la décision du CIO de juillet qu'elle était alignée sur cette position. Lors d'un point de presse régulier le 9 juillet, la porte-parole de la Commission Anna-Kaisa Itkonen a qualifié la décision du CIO d'évolution préoccupante et a de nouveau souligné la solidarité de l'UE avec l'Ukraine.

La Commission avait déjà souligné, dans un document préparé pour la discussion des ministres des Sports de l'UE en mai 2026, que si la participation russe et biélorusse était autorisée, elle devrait, selon elle, rester soumise à des conditions strictement neutres, sans symboles d'État ni représentation politique. Dans le même document, la Commission avait averti que l'utilisation de drapeaux, d'hymnes et de tenues officielles pourrait contribuer à donner une impression de normalisation des relations alors que la guerre se poursuit. Cela montre qu'il existe un véritable différend politique documenté entre certaines institutions européennes et l'orientation vers un retour plus large du sport russe. Toutefois, cette position exprimée publiquement n'est pas la même chose qu'une preuve que toutes les mesures concrètes mentionnées par le SVR dans sa publication ont été adoptées.

La distinction est également importante en raison de la manière dont le sport international est organisé. Le CIO fixe le cadre olympique et émet des recommandations, mais les fédérations internationales disposent de leurs propres statuts, systèmes de qualification et règles disciplinaires. De son côté, l'Union européenne ne dispose pas d'une compétence unique lui permettant de décider simplement qui peut participer à chaque compétition sportive internationale. Les pays hôtes peuvent avoir leurs propres règles en matière de sécurité et de migration, les fédérations sportives déterminent les conditions de participation, et le CIO gère les questions liées aux Jeux olympiques et au mouvement olympique. Les décisions politiques, les questions de visa, les règles sportives et le statut olympique se recoupent donc souvent, mais ne constituent pas la même catégorie juridique ou institutionnelle.

Pourquoi le différend s'est de nouveau intensifié

Le calendrier du nouveau débat est particulièrement sensible car les processus de qualification liés aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028 ont déjà commencé. Dans son explication de la décision de juillet, le CIO a souligné la nécessité de garantir aux athlètes de tous les comités nationaux olympiques un accès égal aux compétitions de qualification, dans le respect des règles pertinentes. Pour les athlètes russes, cela ouvre davantage de possibilités de retour dans les sports dont ils avaient auparavant été exclus ou dans lesquels ils avaient été soumis à des restrictions, sans pour autant supprimer les différences entre les différentes fédérations. Pour les gouvernements européens qui souhaitent maintenir la pression politique sur Moscou, le sport reste un domaine dans lequel se pose la question de savoir si une participation sous l'ensemble des symboles nationaux peut être dissociée du contexte plus large de la guerre. C'est précisément sur cette différence que repose le conflit actuel entre les appels russes à la dépolitisation du sport et les affirmations européennes selon lesquelles une normalisation complète aurait des conséquences politiques.

Svichtchev présente la position russe comme une défense du principe selon lequel le sport doit rester en dehors de la politique. Les institutions européennes partent cependant publiquement d'un autre argument : le sport international ne peut pas être complètement séparé d'une guerre en cours ni des questions de symboles d'État, de sécurité et de représentation politique. La Commission ne préconise pas nécessairement l'exclusion de chaque individu russe de chaque compétition, mais elle a soutenu dans ses documents la possibilité d'une participation dans des conditions strictement neutres. Ce détail est important car il montre que le différend ne porte pas uniquement sur la question binaire de l'autorisation ou de l'interdiction, mais également sur le statut sous lequel les athlètes russes peuvent participer. En juillet, le CIO a assoupli son cadre précédent, mais cela n'a pas supprimé le désaccord politique.

Les restrictions de visa restent le point le plus sensible des affirmations russes

Parmi les éventuelles mesures européennes, le SVR a particulièrement mis en avant les interdictions de visa et les restrictions ciblées contre les athlètes et les responsables sportifs. De telles affirmations ont un poids pratique, car même un athlète qui obtient le droit de participer en vertu des règles d'une fédération internationale doit pouvoir entrer dans le pays où se déroule la compétition. Pourtant, au 16 août 2026, les institutions européennes n'avaient annoncé publiquement aucune décision générale introduisant une nouvelle interdiction d'entrée uniforme visant les athlètes russes en tant que catégorie uniquement en raison de leur statut sportif. Les régimes de sanctions existants de l'UE peuvent viser des personnes soumises à des interdictions de voyager, mais il s'agit d'un mécanisme différent d'une interdiction sportive générale. Les affirmations concernant de futures mesures de visa doivent donc être considérées comme non confirmées jusqu'à la publication d'actes juridiques officiels ou de décisions des institutions compétentes.

Los Angeles 2028 devient le point central du débat

Le plus grand test de la nouvelle relation entre le CIO, la Russie et les pays européens sera la route vers les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Le retour provisoire du Comité olympique russe signifie qu'un obstacle institutionnel important a été supprimé, tandis que le retrait des anciennes recommandations donne aux fédérations internationales davantage de marge pour adapter leurs propres règles au nouveau cadre. Néanmoins, le CIO a laissé ouvertes les questions relatives aux symboles nationaux, tandis que les athlètes restent soumis aux conditions antidopage, de qualification et à d'autres exigences. Dans le même temps, le Conseil européen a adopté la position politique selon laquelle la normalisation complète de la participation russe ne devrait pas intervenir avant l'établissement d'une paix juste et durable en Ukraine. Ces deux positions ne s'excluent pas dans tous leurs détails, mais elles montrent clairement que le différend n'est pas terminé.

Le message de Svichtchev selon lequel le CIO doit résister à la pression européenne doit donc être replacé dans le conflit plus large autour de la signification de la neutralité dans le sport. Pour Moscou, la levée progressive des restrictions est la preuve que le sport russe revient dans les structures internationales. Pour les institutions de l'UE, la question du retour est liée à la guerre, aux symboles de l'État et au risque que la normalisation sportive soit interprétée comme une normalisation politique des relations avec la Russie. Le CIO, quant à lui, tente d'établir un cadre dans lequel les athlètes peuvent de nouveau accéder aux compétitions sous réserve de conditions antidopage et autres, tout en maintenant certaines réserves politiques et protocolaires. À mesure que les qualifications pour 2028 s'étendront à un nombre croissant de sports, les décisions pratiques des fédérations internationales et des pays hôtes montreront dans quelle mesure la décision de juillet du CIO se traduira réellement par un retour complet des athlètes russes.

Sources :
- Comité international olympique - décision du 7 juillet 2026 concernant la levée provisoire de la suspension du Comité olympique russe et le retrait des conditions recommandées antérieurement (lien)
- Commission européenne - point de presse du 9 juillet 2026 sur la décision du CIO et la position opposée à la normalisation de la participation russe tant que la guerre se poursuit (lien)
- Conseil européen - conclusions de la réunion des 18 et 19 juin 2026 indiquant qu'il ne devrait pas y avoir de normalisation de la participation russe aux événements sportifs et culturels internationaux sans une paix juste et durable en Ukraine (lien)
- Conseil de l'Union européenne / Commission européenne - document sur la participation des athlètes russes et biélorusses et sur la position en faveur de conditions strictement neutres (lien)
- Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie, SVR - publication du 11 août 2026 contenant des affirmations concernant d'éventuelles restrictions européennes en matière de visas et d'autres mesures (lien)
- RIA Novosti - déclarations de Dmitri Svichtchev du 11 août 2026 concernant de prétendues pressions européennes sur le CIO et le retour des athlètes russes (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

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