Dalić teste contre la Belgique le système pour l’Angleterre : la Croatie démarre à Rijeka avec trois défenseurs
La veille du match amical contre la Belgique, le 01 juin 2026, Zlatko Dalić a clairement indiqué ce qu’il veut obtenir du premier dernier test de l’équipe nationale croate de football avant le départ pour la Coupe du monde au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Selon l’annonce de la Fédération croate de football, la Croatie et la Belgique joueront le mardi 02 juin 2026, à partir de 18 heures au Stade HNK Rijeka, et ce duel servira à Dalić de test tactique sérieux pour l’ouverture du tournoi contre l’Angleterre. Le sélectionneur a annoncé que la Croatie débutera contre la Belgique dans un système en 3-4-2-1, un modèle qui pourrait être important pour les matches contre les adversaires les plus forts. Une telle décision confirme que la partie finale des préparatifs ne se réduit pas seulement à vérifier la forme, mais aussi à roder des mécanismes qui pourraient déterminer le visage de la sélection à Dallas. Dalić a, selon le HNS, souligné que la rencontre avait un caractère amical, mais aussi que le résultat était important, car la Croatie veut voir où elle se situe immédiatement avant le début de la Coupe du monde.
La Belgique comme miroir pour le duel avec l’Angleterre
La Belgique a été choisie comme adversaire capable d’offrir précisément ce que le staff technique recherche avant le match contre l’Angleterre : une grande qualité individuelle, de fortes menaces offensives et suffisamment de puissance athlétique pour que la Croatie doive rester concentrée en défense de la première à la dernière minute. Dalić a, selon le compte rendu du HNS de la conférence de presse, décrit la sélection belge comme un adversaire avec plusieurs joueurs très dangereux et estimé que le match à Rijeka montrera à quel point l’équipe est prête pour ce qui l’attend. Mario Pašalić a également, selon le HNS, déclaré que la Belgique représentait un bon test pour le premier match contre l’Angleterre, soulignant que les internationaux avaient effectué plusieurs entraînements tactiques et qu’après cette vérification il resterait encore environ deux semaines pour les corrections. Dans ce cadre, l’affrontement avec la Belgique a une double importance : d’un côté, il apporte un rythme compétitif, et de l’autre, il permet d’évaluer dans quelle mesure la nouvelle disposition des joueurs peut se traduire par une performance stable. Contre la Belgique, la Croatie ne cherchera pas seulement un résultat, mais aussi la confirmation que le système avec trois défenseurs peut résister à la pression d’un adversaire qui possède vitesse et qualité dans le dernier tiers.
Selon les informations issues des préparatifs, quatre joueurs se distinguent comme des choix sûrs pour débuter : Dominik Livaković devrait commencer dans les buts, tandis que Joško Gvardiol, Luka Modrić et Mateo Kovačić sont attendus dès la première minute. Une telle ossature est logique dans le contexte d’un match où Dalić veut combiner sécurité, expérience et contrôle de la possession. Livaković apporte de la continuité au poste de gardien, Gvardiol est essentiel pour ressortir depuis la dernière ligne et défendre les grands espaces, tandis que Modrić et Kovačić restent les joueurs centraux pour l’organisation du jeu. Le sélectionneur n’a toutefois pas publiquement verrouillé les onze places dans la composition, et selon l’analyse de Sportske novosti, une disposition avec trois défenseurs centraux et un bloc de milieu renforcé est travaillée à Rijeka. Cela signifie que le match contre la Belgique ne sera pas seulement l’essai d’une formation sur le papier, mais aussi une vérification des relations entre la dernière ligne, les joueurs de côté et les deux milieux offensifs derrière l’attaquant.
Ce qu’apporte le système 3-4-2-1
Le système 3-4-2-1 peut apporter à la Croatie une plus grande protection de l’espace central et un joueur supplémentaire dans la dernière ligne, ce qui est particulièrement important contre des sélections qui attaquent avec une transmission rapide du ballon et des courses verticales venues de la deuxième ligne. Dans une telle disposition, le trio défensif doit être suffisamment solide dans la défense de la surface de réparation, mais aussi suffisamment calme dans la première phase de construction. Les joueurs de côté ont un rôle très exigeant, car ils doivent fermer la largeur sans ballon, tout en se joignant à l’attaque lorsque la Croatie installe sa possession. Les deux milieux de terrain dans l’axe, surtout s’il s’agit de Modrić et Kovačić, reçoivent la mission de maintenir le rythme du jeu et d’empêcher l’équipe de devenir trop longue entre les lignes. Les deux joueurs derrière l’attaquant le plus avancé doivent relier le milieu et la finition, mais aussi aider au pressing, ce qui est l’une des conditions clés pour que le système ne devienne pas trop bas et trop passif.
L’intention de Dalić d’essayer le 3-4-2-1 contre la Belgique ne signifie pas que la Croatie jouera à la Coupe du monde dans une seule disposition. Selon le compte rendu de gol.hr, le sélectionneur a annoncé qu’il utiliserait un autre système contre la Slovénie et que l’équipe devait être prête pour les deux options. Sportske novosti indique qu’une approche plus offensive est envisagée pour les matches contre le Panama et le Ghana, ce qui est compréhensible car, dans ces duels, on attendra de la Croatie davantage d’initiative et un plus grand nombre de joueurs dans la phase de finition. En ce sens, la Belgique est un adversaire pour tester une variante plus solide et plus prudente, tandis que le dernier match amical contre la Slovénie pourrait servir à une autre disposition et à une répartition différente des rôles offensifs. La flexibilité a souvent été importante pour la Croatie lors des précédents grands tournois, et dans le nouveau format de la Coupe du monde, avec trois matches de groupe et une phase à élimination directe élargie, la capacité d’adaptation pourrait avoir encore plus de poids.
Gvardiol, Modrić et Kovačić comme fondement de l’équilibre
Le retour et l’état de Joško Gvardiol sont particulièrement importants pour le plan de Dalić, car un système avec trois défenseurs exige un stoppeur capable de défendre les grands espaces, de sortir au duel loin de son propre but et de lancer l’attaque avec qualité. Selon le HNS, Dalić a parlé dans l’annonce du match de l’importance de Gvardiol et de Kovačić, soulignant qu’ils comptent beaucoup pour la Croatie et que le staff compte sur eux pour encore élever leur niveau dans les jours restants. Le rôle de Gvardiol peut aussi être décisif parce que, dans la formation 3-4-2-1, le défenseur central gauche devient souvent le premier créateur de l’attaque lorsque l’adversaire recule, mais aussi le joueur qui doit fermer à temps l’espace derrière le joueur de côté. Kovačić, de son côté, est important dans la progression du ballon sous pression et dans le maintien du contrôle lorsque l’adversaire remonte ses lignes. Avec Modrić, qui reste toujours la figure centrale de l’organisation du jeu, la Croatie obtient une paire de milieux capable de changer le rythme du match, de le ralentir lorsque c’est nécessaire et de l’accélérer quand l’espace s’ouvre entre les lignes adverses.
C’est précisément contre la Belgique que l’on verra à quel point un tel équilibre peut fonctionner face à une équipe qui possède la qualité individuelle pour punir chaque erreur. Si la Croatie, avec trois défenseurs, réussit à maintenir sa compacité tout en ne perdant pas la possibilité de sortir vers l’avant, Dalić obtiendra un argument important pour le même modèle ou un modèle similaire contre l’Angleterre. Si, toutefois, il apparaît que les écarts entre les lignes sont trop grands ou que les positions latérales restent surchargées, le staff technique aura suffisamment de temps pour des corrections avant le 17 juin. C’est pourquoi la rencontre avec la Belgique est précieuse indépendamment du résultat, même si Dalić a clairement déclaré qu’il ne considère pas le résultat comme insignifiant dans un tel match. Le sélectionneur a besoin d’une prestation qui montrera que la Croatie peut être solide, mais aussi suffisamment courageuse avec le ballon.
Le calendrier de la Croatie à la Coupe du monde
Selon le calendrier officiel de la FIFA et les données du HNS, la Croatie ouvrira sa participation à la Coupe du monde le 17 juin 2026 contre l’Angleterre à Dallas. Dans le groupe L suivra ensuite le match contre le Panama à Toronto le 23 juin, tandis que le duel avec le Ghana est programmé le 27 juin à Philadelphie. Le HNS a annoncé après le tirage au sort que les deux sélections les mieux classées de chaque groupe ainsi que les huit meilleures équipes troisièmes se qualifieront pour la phase à élimination directe, ce qui rend le groupe différent des éditions précédentes du tournoi. Le premier match contre l’Angleterre a donc un poids particulier, car il peut déterminer le cadre psychologique et comptable de tout le groupe. Le staff de Dalić est conscient qu’un bon résultat lors de l’ouverture peut faciliter la suite de la compétition, tandis qu’une mauvaise entrée dans le tournoi augmenterait la pression avant les duels avec le Panama et le Ghana.
La Croatie a, selon le HNS, choisi Rijeka pour les préparatifs finaux, où la sélection s’est rassemblée le 25 mai et où elle effectue la partie clé du travail avant le voyage vers les États-Unis. Après la Belgique, il y aura un match amical contre la Slovénie le 07 juin à Varaždin, et le HNS a annoncé que le départ vers Washington est prévu deux jours plus tard. Dalić a publié le 18 mai la liste préliminaire des joueurs pour la Coupe du monde, sur laquelle figurent des cadres expérimentés comme Modrić, Kovačić, Gvardiol, Perišić, Kramarić et Livaković, mais aussi de plus jeunes joueurs qui tentent de s’imposer dans le choix final des rôles. Ce mélange d’expérience et de nouvelles solutions sera important précisément dans des matches comme celui-ci contre la Belgique, où le sélectionneur doit trouver l’équilibre entre des automatismes éprouvés et la fraîcheur apportée par des joueurs qui entrent seulement dans de plus grandes responsabilités en sélection.
La Belgique réveille les souvenirs du Qatar
La Croatie et la Belgique se sont rencontrées pour la dernière fois lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, lorsque le match s’est terminé sans but et que la Croatie a obtenu grâce à ce résultat sa qualification pour les huitièmes de finale. Dans son rapport sur cette rencontre, la FIFA a souligné la pression belge en fin de match et plusieurs grandes occasions de Romelu Lukaku, tandis que le HNS avait alors annoncé que la Croatie avait assuré la suite de la compétition grâce au match nul. Ce duel est resté une partie importante de l’histoire récente de la sélection, car il a montré à quel point les détails dans les matches contre des adversaires de haut niveau peuvent décider de la sortie du groupe. Dalić est également revenu avant la nouvelle rencontre sur Lukaku, soulignant selon le HNS qu’il s’agit d’un grand joueur, physiquement puissant, et que la Croatie n’est pas passée au Qatar à cause des ratés belges, mais grâce à sa propre réaction dans les moments clés. Une telle approche s’inscrit bien dans les préparatifs actuels : le sélectionneur veut que l’équipe contrôle ce qu’elle peut contrôler, de la disposition sur le terrain à la concentration en défense.
La Belgique à Rijeka ne sera pas la même équipe qu’au Qatar, mais elle reste un adversaire capable de tester les faiblesses croates. Dalić a, selon le HNS, déclaré que la Belgique revenait après une chute vers le sommet mondial et a mis en avant de nouveaux joueurs qui apportent vitesse et énergie. Pour la Croatie, c’est utile, car l’Angleterre, premier adversaire à la Coupe du monde, s’appuie elle aussi sur une forte intensité, des attaquants rapides et une qualité individuelle dans la finition. La comparaison entre la Belgique et l’Angleterre n’est pas complète, mais elle est suffisamment pertinente pour la préparation tactique : les deux sélections peuvent punir une perte de balle au milieu, attaquer l’espace derrière les joueurs de côté et créer des problèmes si la Croatie n’est pas compacte. C’est précisément pourquoi Dalić insiste sur un modèle qui devrait réduire le risque en défense, tout en laissant assez d’espace à la créativité de Modrić, Kovačić et des joueurs entre les lignes.
Un match amical qui a un poids compétitif
Même s’il s’agit d’une rencontre amicale, le contexte lui donne un poids compétitif. La Croatie entre dans la phase finale de préparation avec un nombre limité d’entraînements et de matches, ce qui signifie que chaque décision concernant le système, les rôles et la charge des joueurs a une influence directe sur la Coupe du monde. Dalić a, selon le HNS, annoncé la possibilité d’un plus grand nombre de changements contre la Belgique, mais a aussi souligné qu’il ne voulait pas que le match perde de son intensité. Cela montre que le sélectionneur doit équilibrer le besoin de voir le plus de joueurs possible et celui de jouer au moins une partie de la rencontre dans un rythme aussi proche que possible d’un match de compétition. Dans un tel plan, ceux qui ne commenceront pas dès la première minute sont également importants, car la hiérarchie finale se forme souvent précisément à travers les réactions dans les derniers tests. Pour les joueurs aux portes du onze de départ, le duel belge peut être une occasion de montrer comment ils s’intègrent dans le système avec trois défenseurs ou dans une éventuelle autre variante qui suivra contre la Slovénie.
Dalić a envoyé avant le match le message que la Croatie veut être prête pour plusieurs scénarios. Le système 3-4-2-1 à Rijeka doit donc être lu comme une tentative de préparer pour le match contre l’Angleterre une version plus stable et défensivement plus solide de l’équipe, et non comme un abandon définitif des modèles de jeu précédents. Si la Belgique montre où se trouvent les fissures, les préparatifs auront rempli leur objectif, car le staff technique obtiendra du matériel concret pour les corrections. Si la Croatie confirme en même temps qu’elle peut contrôler le match et créer une menace vers l’avant, Dalić aura, avant le voyage vers les États-Unis, une image plus claire de la composition et du style de jeu pour Dallas. Dans tous les cas, le duel à Rijeka devient l’un des points clés des préparatifs croates : le résultat sera important pour l’état d’esprit, mais plus importante encore sera la réponse à la question de savoir si le modèle annoncé peut devenir une véritable solution pour l’entrée la plus exigeante dans le groupe.
Sources :
- Fédération croate de football – déclaration de Zlatko Dalić avant le match amical contre la Belgique et annonce du système 3-4-2-1 (lien)
- Fédération croate de football – déclarations de Mario Pašalić sur la Belgique comme test pour l’Angleterre et les préparatifs de la sélection (lien)
- Fédération croate de football – liste préliminaire des joueurs croates pour la Coupe du monde 2026 et plan des matches de préparation (lien)
- Fédération croate de football – données sur le groupe L, le format de la compétition et le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 (lien)
- FIFA – calendrier officiel des matches de la Coupe du monde 2026 et dates des matches du groupe L (lien)
- Sportske novosti – analyse tactique du plan croate avec trois défenseurs avant les matches contre la Belgique et l’Angleterre (lien)
- gol.hr – informations sur l’heure du match Croatie – Belgique, la diffusion et l’annonce par Dalić des systèmes de préparation (lien)
- FIFA – rapport sur le match Croatie – Belgique 0:0 à la Coupe du monde 2022 au Qatar (lien)