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Thomas Partey privé de visa canadien, le Ghana conteste avant le match contre le Panama au Mondial 2026

Le Ghana prépare des démarches diplomatiques et juridiques après le refus d’entrée de Thomas Partey au Canada avant la Coupe du monde 2026. Le milieu expérimenté manquera le match contre le Panama à Toronto, tandis que la FIFA rappelle que les visas relèvent des pays hôtes. L’affaire est liée à des accusations au Royaume-Uni, que Partey nie

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Le Ghana annonce une bataille diplomatique et juridique après le refus d’entrée de Thomas Partey au Canada

Le gouvernement ghanéen a annoncé qu’il prendrait toutes les mesures diplomatiques, juridiques et administratives disponibles après que le milieu de terrain Thomas Partey s’est vu refuser l’entrée au Canada avant le premier match du Ghana à la Coupe du monde 2026. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères du Ghana, relayé par MyJoyOnline, Accra a adressé aux autorités canadiennes une note officielle de protestation et a demandé un réexamen de la décision par laquelle un visa de résident temporaire a été refusé à Partey. Cette décision signifie que le footballeur de 32 ans, joueur du club espagnol de Villarreal et l’un des éléments les plus expérimentés au milieu de terrain, ne pourra pas jouer contre le Panama à Toronto. Le match Ghana – Panama dans le groupe L est prévu le 17 juin 2026 au Toronto Stadium, selon le calendrier officiel de la FIFA. La Ghana Football Association avait auparavant confirmé que les Black Stars commenceraient la compétition contre le Panama, avant d’affronter l’Angleterre et la Croatie.

Accra affirme que la décision est disproportionnée

Le ministère des Affaires étrangères du Ghana a déclaré qu’il respecte le droit souverain du Canada à appliquer ses propres règles d’immigration, mais estime que, dans ce cas, se pose la question de l’équité et de la proportionnalité. Selon les indications du ministère rapportées par MyJoyOnline, la décision canadienne est liée aux dispositions relatives à l’interdiction de territoire prévues par la législation canadienne sur l’immigration et à la procédure pénale visant Partey au Royaume-Uni. La partie ghanéenne souligne que, selon les informations disponibles, aucune condamnation ni constatation définitive de culpabilité n’a été prononcée contre le footballeur. C’est pourquoi le gouvernement à Accra estime que le fait de s’appuyer sur des accusations qui n’ont pas encore été prouvées soulève la question du respect de la présomption d’innocence, en particulier dans le contexte d’une grande compétition sportive internationale. Le ministère a indiqué qu’il envisagerait aussi, si nécessaire, la possibilité d’un contrôle judiciaire devant la Cour fédérale du Canada.

Selon le même communiqué, le ministre des Affaires étrangères Samuel Okudzeto Ablakwa s’est entretenu avec des responsables canadiens, y compris le haut-commissaire du Canada au Ghana, afin de tenter de trouver une solution avant le début de la participation de la sélection nationale. Le Ghana a adressé la note officielle de protestation à la partie canadienne le 11 juin, quelques jours avant le match à Toronto. Le gouvernement a également souligné que l’absence de Partey a des conséquences sportives pour la sélection, car il s’agit d’un joueur doté d’une grande expérience au niveau des clubs et de l’équipe nationale. Le ministre des Sports et des Loisirs Kofi Adams, selon MyJoyOnline, a également critiqué la réaction de la FIFA, estimant que l’instance dirigeante du football doit protéger plus fermement l’égalité des participants au tournoi. Toutefois, il n’est actuellement pas officiellement confirmé que la décision des autorités canadiennes ait été retirée ou modifiée.

La FIFA invoque les compétences des pays hôtes

La FIFA, selon les informations de plusieurs médias et les éléments relayés dans des sources ghanéennes, a confirmé que Partey ne peut pas se rendre au Canada parce que sa demande de visa a été refusée par le gouvernement canadien. L’organisation mondiale du football a souligné qu’elle ne décide pas des procédures d’immigration des pays hôtes, y compris la délivrance de visas et l’autorisation d’entrée. Une telle position de la FIFA est particulièrement sensible dans une édition de la Coupe du monde qui se joue pour la première fois dans trois pays hôtes, car les sélections, les responsables, les médias et les supporters peuvent être soumis à différents régimes d’immigration au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Dans le cas du Ghana, cela est particulièrement important, car le premier match se joue au Canada, tandis que les autres matches de groupe sont prévus aux États-Unis. Selon les informations disponibles, Partey a déjà séjourné avec la sélection dans le camp de préparation américain et, pour l’instant, il reste possible qu’il soit disponible pour les matches disputés sur le territoire américain.

Les institutions canadiennes ont averti à plusieurs reprises, avant la Coupe du monde, que la participation au tournoi ou la possession d’un billet pour un match ne garantit pas l’entrée dans le pays. Immigration, Refugees and Citizenship Canada indique sur sa page officielle consacrée à la Coupe du monde que les joueurs de la FIFA et les membres des équipes n’ont pas besoin d’un permis de travail, mais que, selon leur nationalité et leur mode de voyage, ils peuvent toujours avoir besoin d’un visa de visiteur ou d’une autorisation de voyage électronique. La même source souligne expressément qu’il n’existe pas de visa spécial pour la Coupe du monde et que chaque demande est vérifiée conformément aux règles canadiennes. Le gouvernement canadien indique également qu’un agent d’immigration décide si une personne peut entrer au Canada lors d’une demande de visa ou lors de son arrivée à la frontière. Selon un rapport de CBS Sports, la partie canadienne a déclaré que l’organisation de grands événements ne modifie pas les lois canadiennes sur l’immigration et que chaque personne est évaluée individuellement.

Accusations au Royaume-Uni et présomption d’innocence

La raison centrale pour laquelle l’affaire est devenue juridiquement et politiquement sensible réside dans les procédures pénales visant Partey à Londres. Le Crown Prosecution Service a annoncé le 4 juillet 2025 qu’il avait autorisé la Metropolitan Police à inculper Partey de cinq chefs de viol et d’un chef d’agression sexuelle. Selon le communiqué du CPS, les accusations de l’époque concernaient trois femmes et des faits présumés survenus entre 2021 et 2022. Dans un communiqué séparé, la Metropolitan Police a indiqué que l’enquête avait commencé en février 2022, après que la police avait reçu pour la première fois un signalement de viol. Le parquet britannique a rappelé dans le même communiqué que la procédure pénale est active et que l’accusé a droit à un procès équitable.

L’évolution de l’affaire s’est poursuivie en 2026. Sky Sports a rapporté en mai que Partey faisait entre-temps face à un total de sept chefs d’accusation pour viol et un pour agression sexuelle, après l’ajout de deux autres accusations concernant des faits présumés de décembre 2020. Selon ce rapport, les accusations concernent quatre femmes et des événements survenus entre 2020 et 2022. Partey, selon les comptes rendus judiciaires disponibles, a plaidé non coupable de tous les chefs d’accusation. Le procès devant le Southwark Crown Court de Londres, qui avait initialement été prévu plus tôt, a été reporté et, selon la décision du tribunal, devrait commencer le 8 juin 2027. Le footballeur est en liberté sous caution, et l’une des mesures comprend l’interdiction de contacter les victimes présumées, a rapporté Sky Sports.

En raison de la nature des accusations, l’affaire exige une couverture particulièrement prudente. Selon les règles juridiques britanniques, les personnes qui signalent des infractions sexuelles ont droit à l’anonymat, et le Crown Prosecution Service a averti le public et les médias de ne pas publier de contenus qui pourraient affecter un procès équitable. Partey a rejeté toutes les accusations, et la procédure judiciaire n’est pas terminée. Les autorités canadiennes, de leur côté, ne décident pas de la culpabilité pénale dans les procédures d’immigration, mais de la question de savoir si une personne remplit les conditions d’entrée dans le pays. C’est précisément cet écart entre la procédure pénale et l’évaluation migratoire qui se trouve au cœur du différend entre le Ghana et le Canada.

Les règles canadiennes laissent une large marge d’appréciation

La législation canadienne sur l’immigration prévoit plusieurs motifs pour lesquels une personne peut se voir refuser l’entrée, notamment des motifs de sécurité, des motifs de santé, le crime organisé et la commission d’une infraction pénale. Selon les informations officielles du gouvernement canadien, une personne déclarée interdite de territoire peut se voir refuser un visa ou une autorisation de voyage électronique, se voir refuser l’entrée à la frontière ou être renvoyée du pays. La Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés, dans la section qui concerne la grande criminalité, indique qu’un ressortissant étranger peut être interdit de territoire s’il a commis à l’extérieur du Canada un acte qui, s’il avait été commis au Canada, constituerait une infraction punissable d’une peine d’emprisonnement maximale d’au moins dix ans. Les règles distinguent également les fondements juridiques liés aux condamnations et ceux liés à la simple commission d’un acte, ce qui donne aux agents d’immigration une marge d’appréciation autonome. Cela ne signifie pas que la personne est pénalement responsable, mais que son entrée peut être limitée pour des raisons d’immigration.

C’est précisément en raison de cette structure du droit canadien que la décision concernant la demande de Partey peut être légale du point de vue des règles d’immigration et, en même temps, contestée du point de vue de l’égalité sportive et de la présomption d’innocence, comme l’affirme le Ghana. Le gouvernement ghanéen tente de faire valoir qu’un événement sportif international devrait disposer de mécanismes de protection plus clairs pour les joueurs inscrits, surtout lorsque la procédure les visant n’est pas terminée. Le Canada, selon les directives officielles de l’IRCC, souligne que personne ne peut garantir un visa ou l’entrée dans le pays, même dans le contexte de la Coupe du monde. Dans de tels cas, la FIFA se retranche derrière la position selon laquelle les hôtes conservent une compétence complète sur les frontières et les visas. C’est pourquoi l’affaire Partey est passée d’un problème sportif à une question plus large portant sur la relation entre les obligations sportives internationales et la souveraineté nationale dans le domaine de l’immigration.

Un coup dur pour le Ghana dans un groupe avec l’Angleterre et la Croatie

D’un point de vue purement sportif, l’absence de Partey complique la préparation du sélectionneur Carlos Queiroz pour le match d’ouverture. La Ghana Football Association a inscrit Partey parmi les milieux de terrain dans la liste pour la Coupe du monde, aux côtés d’Elisha Owusu, Kwasi Sibo, Augustine Boakye, Caleb Yirenkyi, Abdul Fatawu Issahaku et Kamaldeen Sulemana. Dans le même communiqué, la GFA a souligné que Thomas Partey, Jordan Ayew, Iñaki Williams, Antoine Semenyo et plusieurs autres joueurs font partie de ceux qui ont déjà l’expérience de la Coupe du monde. Son absence contre le Panama n’affecte donc pas seulement le choix du onze de départ, mais aussi l’équilibre du milieu de terrain, l’organisation du pressing et la transmission du ballon vers les joueurs offensifs. Le Ghana devra trouver une solution qui préserve la stabilité de l’équipe dans un match qui pourrait être important pour le classement du groupe L.

Le groupe L réunit l’Angleterre, la Croatie, le Ghana et le Panama, ce qui rend l’ouverture contre le Panama particulièrement importante pour les deux sélections. Dans le nouveau format de la Coupe du monde, 48 sélections participent, réparties en 12 groupes de quatre équipes, et la qualification pour la phase à élimination directe sera obtenue par les deux meilleures équipes de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs troisièmes. Cela augmente le nombre de scénarios possibles, mais, en même temps, chaque point lors des premières rencontres peut avoir un poids considérable. Pour le Ghana, une victoire contre le Panama signifierait une entrée plus sereine dans les matches face aux adversaires européens, tandis que l’absence de l’un des joueurs les plus expérimentés pourrait accroître la pression sur les jeunes milieux de terrain. Selon les informations disponibles, Partey, s’il reste dans l’effectif et si les autorités américaines lui permettent de poursuivre son séjour, pourrait être disponible pour les autres matches de groupe aux États-Unis.

Une affaire qui ouvre une question plus large pour les grandes compétitions

L’affaire Partey a encore accentué la complexité organisationnelle de la Coupe du monde 2026, qui se déroule du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Contrairement aux tournois avec un seul pays hôte, les sélections et les participants accrédités doivent désormais respecter trois systèmes différents d’entrée, de contrôle et de séjour. L’IRCC canadien indique dans un communiqué officiel que des athlètes, entraîneurs, officiels, bénévoles et supporters du monde entier sont attendus pour le tournoi et que le contrôle de l’immigration est effectué afin que l’événement soit sûr et bien organisé. Dans le même communiqué, le Canada a expressément averti qu’un billet pour un match n’est pas un billet pour le Canada et que la décision finale concernant l’entrée est prise par les agents frontaliers. Ce principe s’est désormais révélé pertinent aussi pour un joueur enregistré d’une sélection nationale.

Pour le Ghana, l’objectif immédiat est d’essayer d’obtenir une modification de la décision avant le match contre le Panama, même si le temps joue contre la sélection. Pour le Canada, cette affaire est un test de cohérence dans l’application de ses propres règles d’immigration pendant l’un des plus grands événements sportifs de l’histoire du pays. Pour la FIFA, c’est un rappel que l’attribution d’un tournoi à plusieurs hôtes comporte des risques qui ne se règlent pas uniquement par les règlements sportifs et le calendrier des matches. Selon les informations disponibles jusqu’au 13 juin 2026, Partey n’a toujours pas l’autorisation d’entrer au Canada, et le Ghana s’appuie sur les canaux diplomatiques et d’éventuels mécanismes juridiques pour contester la décision. Si rien ne change, les Black Stars commenceront le tournoi à Toronto sans un joueur autour duquel se croisent désormais des intérêts footballistiques, juridiques et diplomatiques.

Sources :
- MyJoyOnline – rapport sur la protestation du ministère des Affaires étrangères du Ghana et les mesures diplomatiques, juridiques et administratives annoncées (lien)
- MyJoyOnline – rapport sur la réaction du ministre des Sports Kofi Adams et la critique de la réponse de la FIFA (lien)
- CBS Sports – rapport sur la décision des autorités canadiennes de l’immigration, la position de la FIFA et la réaction des autorités ghanéennes (lien)
- FIFA – données officielles sur le match Ghana – Panama dans le groupe L de la Coupe du monde 2026 (lien)
- Ghana Football Association – liste officielle de la sélection du Ghana et calendrier des matches de groupe (lien)
- Immigration, Refugees and Citizenship Canada – informations officielles sur l’entrée au Canada pour les participants et visiteurs de la Coupe du monde 2026 (lien)
- Government of Canada – explication officielle des motifs d’interdiction de territoire au Canada (lien)
- Justice Laws Website Canada – article 36 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés relatif à la criminalité et à la grande criminalité (lien)
- Crown Prosecution Service – communiqué sur l’autorisation des accusations contre Thomas Partey de juillet 2025 (lien)
- Metropolitan Police – communiqué de police sur les accusations et le déroulement de l’enquête (lien)
- Sky Sports – rapport sur le report du procès à juin 2027 et le nombre total d’accusations (lien)

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