Sports

Bryson DeChambeau pénalisé de deux coups à The Open après une action controversée dans le rough de Royal Birkdale

Découvrez comment Bryson DeChambeau a reçu deux coups de pénalité après son deuxième tour à The Open pour avoir involontairement amélioré les conditions de son mouvement arrière dans un rough épais. Comprenez pourquoi son bogey est devenu un triple bogey et comment cette décision a bouleversé la lutte en tête

· 13 min de lecture
Partager
illustration IA: Bryson DeChambeau pénalisé de deux coups à The Open après une action controversée dans le rough de Royal Birkdale Karlobag.eu / illustration IA

illustration IA — cette image n'est pas une photographie réelle et ne représente pas un événement réel. Que signifie illustration IA ?

Bryson DeChambeau pénalisé de deux coups à The Open : son bogey transformé en triple bogey après une situation controversée dans le rough

Bryson DeChambeau a subi un sérieux revers au classement lors de la 154e édition de The Open Championship après que le R&A lui a infligé, à l'issue du deuxième tour, une pénalité de deux coups pour avoir involontairement amélioré les conditions affectant son swing au cinquième trou de Royal Birkdale. L'Américain avait inscrit un bogey sur le parcours, soit cinq coups sur ce court par 4, mais son score a ensuite été transformé en triple bogey, soit sept coups. Son tour de 66 a ainsi été corrigé à 68 coups, tandis que son score total après 36 trous est passé de sept sous le par à cinq sous le par. Au lieu d'occuper seul la deuxième place à seulement un coup du leader Lucas Herbert, DeChambeau a abordé la phase décisive du tournoi avec trois coups de retard sur la tête. La décision a provoqué une discussion longue et tendue avec les officiels, mais le R&A a souligné que la Règle 8.1 s'appliquait même lorsqu'un joueur n'avait pas l'intention d'obtenir un avantage.

Une décision prise seulement après la fin du deuxième tour

DeChambeau a terminé son deuxième tour le vendredi 17 juillet en pensant avoir joué 66 coups, soit quatre sous le par. Après un premier tour en 67, ce résultat l'aurait porté à un total de sept sous le par, juste derrière Herbert. Il a terminé son tour avec une force particulière, grâce à des birdies aux 17e et 18e trous, si bien qu'en quittant le dernier green, il semblait être l'un des grands gagnants de la journée. Cependant, peu après avoir rendu sa carte de score, il a été convoqué pour une discussion avec les officiels chargés des règles en raison d'images enregistrées au cinquième trou. Selon les informations de Golf Channel et Sky Sports, plus de 70 minutes se sont écoulées entre la fin de son tour et la décision définitive.

La discussion ne s'est pas limitée à la zone de remise des scores. DeChambeau est retourné en véhicule sur les lieux avec des représentants du R&A afin qu'ils puissent examiner de nouveau la position de la balle, les hautes herbes et le chemin qu'il avait emprunté avant son deuxième coup. Les caméras de télévision ont enregistré une conversation très émotionnelle au cours de laquelle l'Américain a défendu ses actions et affirmé qu'il n'avait pas consciemment amélioré la position. Les officiels ont toutefois conclu que ses déplacements dans les hautes herbes avaient modifié la zone de son swing prévu. Il a ensuite dû signer une carte affichant 68, et le bogey du cinquième trou est officiellement devenu un triple bogey.

Ce qui s'est passé au cinquième trou de Royal Birkdale

Le cinquième trou de Royal Birkdale est un court par 4 de 321 yards, soit environ 294 mètres, entièrement redessiné pour l'édition 2026 de The Open. Le guide officiel du parcours le décrit comme un trou classique de prise de risque et de récompense : les joueurs peuvent placer leur balle à environ 200 yards et se laisser une courte approche, ou tenter d'attaquer le green de manière plus agressive. DeChambeau, l'un des frappeurs les plus longs du golf professionnel, a envoyé son coup de départ très à droite, dans une végétation naturelle dense. Comme il n'était initialement pas certain que la balle puisse être retrouvée, il a également joué une balle provisoire. La balle d'origine a néanmoins été localisée profondément dans les hautes herbes.

Avant son deuxième coup, DeChambeau s'est déplacé autour de la balle en essayant d'évaluer ses possibilités et de trouver une manière d'effectuer son swing. Ce sont précisément ces mouvements qui ont fait l'objet de l'examen. Le R&A n'a pas affirmé que l'Américain avait délibérément piétiné l'herbe afin d'ouvrir un passage à son club, mais qu'il avait, même involontairement, amélioré la zone dans laquelle il comptait ramener le club vers l'arrière. Après avoir frappé depuis cette position difficile, la balle a terminé derrière le green et il a bouclé le trou en cinq coups. La pénalité générale de deux coups ajoutée par la suite a porté son score à sept.

Cette différence n'était pas qu'une simple formalité. Dans un tournoi majeur, où un seul coup détermine souvent les groupes du dernier tour ou le vainqueur du trophée, deux coups supplémentaires peuvent complètement modifier la stratégie du week-end. DeChambeau est passé du statut de joueur qui aurait commencé le samedi dans la dernière partie à celui de membre d'un groupe plus large de poursuivants. Au lieu de mettre directement la pression sur le leader à un coup de distance, il devait combler trois coups tout en surveillant plusieurs joueurs placés entre lui et le sommet du classement.

Pourquoi la Règle 8.1 a été appliquée

Le R&A a fondé sa décision sur la Règle 8.1, l'une des règles fondamentales protégeant le principe selon lequel le parcours doit être joué tel qu'il est trouvé. La règle limite les actions par lesquelles un joueur peut améliorer la position de la balle, la zone de son stance prévu, la zone de son swing prévu, la ligne de jeu ou la zone de dégagement dans laquelle il laissera tomber ou placera une balle. Un joueur est autorisé à rechercher raisonnablement sa balle, à s'en approcher et à prendre son stance, même lorsque ces mouvements nécessaires affectent quelque peu l'environnement. Toutefois, le texte officiel de la règle précise qu'un joueur n'a pas droit à un stance normal ou à un swing totalement libre dans toutes les situations et qu'il doit choisir la manière la moins intrusive d'approcher la balle.

Grant Moir, arbitre en chef du R&A, a expliqué que DeChambeau avait été pénalisé parce qu'il avait involontairement amélioré la zone de son backswing prévu avant son deuxième coup. Selon son interprétation, la question essentielle n'était pas de savoir si le joueur voulait obtenir un avantage, mais si les conditions avaient été modifiées de manière à créer un avantage possible pour le coup à venir. Le R&A a particulièrement souligné que cette norme s'appliquait également lorsque l'action était accidentelle. En stroke play, la pénalité générale pour une infraction à la Règle 8.1 est de deux coups, ce qui, dans ce cas, a directement fait passer le score du trou de cinq à sept.

Une telle application de la règle suscite souvent des débats, car la frontière entre une approche raisonnable de la balle et une amélioration interdite des conditions n'est pas toujours évidente pour les spectateurs, ni même pour les joueurs. Les hautes herbes peuvent se plier sous l'effet d'un simple pas, et le joueur doit trouver un équilibre entre la prise de position en toute sécurité et l'obligation de ne pas créer un passage plus favorable à son club. C'est pourquoi les images vidéo, le positionnement des pieds et l'évaluation du swing possible sont devenus décisifs dans ce cas. Le R&A a conclu que DeChambeau n'avait pas choisi la manière la moins intrusive de se déplacer autour de la balle, tout en acceptant qu'il n'avait pas agi avec l'intention de tricher.

Discussion animée, doute sur la poursuite et confirmation de sa participation

DeChambeau a visiblement contesté la décision pendant son entretien avec les officiels. Selon les images et les informations provenant du parcours, il a suggéré à un moment qu'il pourrait ne pas poursuivre le tournoi si la pénalité était maintenue. Son agent Brett Falkoff a ensuite déclaré aux journalistes que le golfeur estimait avoir été injustement sanctionné, tout en rejetant toute suggestion selon laquelle il aurait tenté de tricher. DeChambeau n'a pas immédiatement participé à son entretien habituel avec les médias, mais s'est rendu sur la zone d'entraînement après cette longue procédure et a continué à travailler son swing.

L'incertitude a duré jusqu'à une heure avancée de la soirée, mais DeChambeau a ensuite confirmé sur le réseau social X qu'il jouerait pendant le week-end. Il a déclaré qu'il était déçu et qu'il n'était pas d'accord avec la décision, mais aussi que l'ensemble de la situation l'avait davantage motivé. Cela a écarté la possibilité d'un retrait qui aurait encore approfondi la controverse lors du dernier majeur masculin de la saison. Le programme du troisième tour prévoyait son départ le samedi 18 juillet à 15 h 30, heure locale, aux côtés de Sam Burns.

Bien que la discussion ait été animée, rien n'indique officiellement que le R&A ait accusé DeChambeau de fraude intentionnelle. Au contraire, l'explication de l'organisateur indique explicitement que l'amélioration était involontaire. Le différend ne porte donc pas sur le motif, mais sur l'évaluation de la question de savoir si son déplacement a physiquement modifié la zone protégée et permis un swing potentiellement plus facile. Cette distinction est essentielle pour comprendre la décision : selon les Règles de golf, l'absence d'intention ne supprime pas automatiquement la pénalité lorsqu'un avantage possible a été créé.

Deux coups ont complètement changé la situation en tête

Le classement officiel après deux tours plaçait Lucas Herbert en tête avec huit coups sous le par. L'Australien a joué 62 le vendredi, égalant le score le plus bas sur un tour dans l'histoire de The Open, tandis qu'un court putt manqué pour le par au 18e trou l'a empêché de devenir le premier golfeur à jouer 61 dans un majeur masculin. Jackson Suber, Cameron Young et Ryan Gerard étaient à égalité à six sous le par. Après la pénalité, DeChambeau est retombé à cinq sous le par, aux côtés de Sam Burns et Si Woo Kim.

Sans la pénalité, l'Américain aurait occupé seul la deuxième place à sept sous le par et aurait joué avec Herbert dans la dernière partie du samedi. Après la correction, il a dû partir 20 minutes plus tôt avec Burns et a abordé la lutte pour la tête derrière trois joueurs à six sous le par. Sur le plan numérique, son retard n'est passé que d'un à trois coups, mais la structure de la compétition a également changé : il ne pouvait plus contrôler la situation en jouant aux côtés du leader, mais devait exercer une pression depuis un groupe parti plus tôt et surveiller les résultats de ses adversaires évoluant après lui.

Burns a encore renforcé le caractère inhabituel du vendredi à Birkdale. À peine une vingtaine de minutes après le 62 de Herbert, l'Américain a lui aussi terminé son tour en 62 coups, avec notamment un birdie depuis un bunker sur le dernier trou. Selon les données officielles de The Open, Herbert est devenu le cinquième homme à jouer 62 dans un majeur et Burns le sixième, tandis que Xander Schauffele a réalisé ce score à deux reprises. Avant eux, seul Branden Grace avait joué 62 à The Open, précisément à Royal Birkdale en 2017. Les scores historiques ont ainsi partagé les gros titres avec une décision réglementaire qui a directement affecté l'un des principaux prétendants au titre.

Un trou conçu pour le risque est devenu le centre du championnat

Royal Birkdale, parcours de type links situé à Southport, dans le nord-ouest de l'Angleterre, accueille The Open pour la onzième fois en 2026. Selon les données officielles des organisateurs, seul St Andrews a accueilli plus souvent le plus ancien grand championnat de golf depuis que Birkdale l'a organisé pour la première fois en 1954. Le parcours est connu pour ses dunes, ses couloirs étroits, ses bunkers profonds et son vent, qui peut rapidement modifier la valeur de chaque coup. Le cinquième trou, rénové sous la forme d'un court par 4, devait poser aux joueurs une question tactique entre un placement prudent et une attaque directe du green. Dans le cas de DeChambeau, il est devenu l'endroit où le tournoi a changé sans coup de club supplémentaire.

Le guide officiel de Royal Birkdale avertit qu'un coup agressif au cinquième trou peut offrir une occasion de birdie, mais aussi laisser le joueur dans un rough extrêmement profond ou derrière le green. C'est précisément ce risque qui s'est concrétisé après le coup de DeChambeau vers la droite. Sa puissance, habituellement un avantage majeur sur les courts par 4, n'a pas pu neutraliser ici la difficulté de la position ni les exigences des règles. L'incident a montré que le golf sur links ne sanctionne pas seulement une mauvaise distance ou une mauvaise direction, mais aussi la manière dont un joueur gère la situation après que sa balle a terminé hors de la surface préparée.

Pour DeChambeau, double vainqueur de majeur, la tâche sportive reste néanmoins claire. Un retard de trois coups après 36 trous n'est pas insurmontable, surtout sur un parcours où le vent, les positions des drapeaux et les rebonds de la balle peuvent modifier l'ordre en quelques minutes. Cependant, la pénalité lui a retiré toute marge d'erreur et l'a contraint à attaquer sans perdre sa discipline. Chacune de ses prochaines tentatives pour sortir du rough sera observée avec une attention particulière, et sa réaction pendant le week-end est devenue une histoire aussi importante que la décision elle-même.

La controverse du cinquième trou restera un exemple de la manière dont le score et les règles sont indissociables au plus haut niveau du golf. Le R&A a reconnu que l'amélioration n'était pas intentionnelle, mais a conclu qu'un avantage potentiel avait été créé et a appliqué la pénalité générale prescrite. DeChambeau n'est pas d'accord avec cette évaluation, mais il a décidé de rester dans le tournoi et de tenter de récupérer par son jeu les deux coups perdus. À Royal Birkdale, où des records historiques ont été battus et égalés le même jour, une seule situation dans les hautes herbes a modifié la position de l'un des favoris et ajouté un nouveau niveau de tension à la lutte pour le Claret Jug.

Sources :
- R&A – texte officiel de la Règle 8.1 sur les actions améliorant les conditions affectant le coup (lien)
- Sky Sports – compte rendu de la pénalité, explication de l'arbitre Grant Moir et réaction de Bryson DeChambeau (lien)
- Golf Channel – chronologie de l'incident, retour au cinquième trou et confirmation de sa participation au troisième tour (lien)
- The Open – classement officiel et positions après deux tours à Royal Birkdale (lien)
- The Open – guide officiel de Royal Birkdale et description du cinquième trou redessiné (lien)
- The Open – compte rendu officiel des tours en 62 de Lucas Herbert et Sam Burns (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

Étiquettes Bryson DeChambeau The Open Royal Birkdale golf deux coups de pénalité règles du golf rough R&A

Newsletter — événements phares de la semaine

Un email par semaine: événements phares, concerts, matchs sportifs, alertes baisse de prix. Rien de plus.

Pas de spam. Désabonnement en un clic. Conforme RGPD.