Les Samoa sous les projecteurs : le King’s Baton Relay à Apia a uni sport, culture et lutte contre les déchets plastiques
Fin janvier 2026, les Samoa ont eu une occasion rare de se montrer au public mondial au-delà des habituelles cartes postales touristiques : en accueillant le King’s Baton Relay, programme officiel en amont des Commonwealth Games Glasgow 2026. Selon la Samoa Tourism Authority, c’est la première fois que les Samoa organisent cet événement dans le cadre du plus vaste voyage international du « bâton royal », qui relie symboliquement les communautés du Commonwealth avant le sommet sportif de l’été en Écosse.
Au cœur de la séquence samoane, il n’y avait pas seulement la cérémonie et le protocole, mais aussi un message de plus en plus présent dans les grands événements sportifs mondiaux : durabilité, gestion responsable de l’environnement et implication de la communauté locale. D’après les médias samoans, les événements se sont répartis sur un programme de plusieurs jours sur l’île d’Upolu, avec Apia comme scène principale, et une action de nettoyage du littoral ainsi qu’un accent sur la réduction des déchets plastiques se sont particulièrement distingués.
Qu’est-ce que le King’s Baton Relay et pourquoi est-il important pour les Commonwealth Games
Le King’s Baton Relay est l’une des traditions les plus reconnaissables des Commonwealth Games. Selon les annonces organisationnelles de Glasgow 2026 et la Royal Commonwealth Society, le relais a été officiellement lancé le 10 mars 2025 au palais de Buckingham, lorsque le roi Charles III a placé un message dans le premier bâton à destination des pays du Commonwealth, lançant un parcours de plusieurs années qui s’achève lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux.
Pour Glasgow 2026, le relais a été « réimaginé », c’est-à-dire conçu dans un format qui donne davantage d’autonomie aux pays et territoires. Selon Commonwealth Sport, chacune des 74 membres de la Commonwealth Games Association dispose d’un espace pour façonner, chez elle et sur un nombre limité de jours, un programme combinant sport, culture et thématiques sociétales – du volontariat et de la jeunesse aux campagnes environnementales. C’est précisément ce cadre qui a donné aux Samoa la possibilité de ne pas réduire leur étape à un accueil protocolaire, mais d’en faire une plateforme pour des enjeux existentiels pour le Pacifique.
Apia hôte : cinq jours de programme et le message « Clean Oceans »
Selon le Samoa Observer, la séquence samoane du King’s Baton Relay s’est déroulée du 26 au 30 janvier 2026, avec un programme de cinq jours mêlant sport, performances culturelles et actions collectives. Si l’espace public retient surtout l’impression finale – les photos du bâton et des cérémonies –, l’organisation avait une colonne vertébrale claire : mobiliser la communauté locale et attirer l’attention sur le problème du plastique en mer.
La Samoa Tourism Authority indique que l’événement a été l’occasion de mettre en avant le patrimoine culturel et l’identité samoans, mais aussi l’ambition croissante de positionner la destination comme un exemple de tourisme responsable. Dans ce sens, des actions comme le nettoyage du littoral à Apia n’étaient pas un simple « contenu d’accompagnement », mais le cœur d’un message qui s’inscrit dans le cadre plus large des initiatives du Commonwealth liées à la protection des océans.
Pour une partie des visiteurs venus dans la capitale en raison du programme ou ayant planifié un voyage lié à la manifestation, Apia a, durant ces jours, fonctionné comme un centre naturel de déplacements, de logistique et d’événements ; les informations locales mentionnaient donc souvent aussi les besoins pratiques des voyageurs et des délégations, y compris
l’hébergement à Apia et les possibilités de séjour à proximité des lieux d’activité.
Pourquoi la question du plastique est particulièrement sensible pour les États du Pacifique
Pour les États insulaires du Pacifique, le problème des déchets plastiques n’est pas un débat mondial abstrait, mais une réalité quotidienne qui affecte directement la pêche, le tourisme, la santé et les écosystèmes côtiers. Dans ses documents liés au relais, la Royal Commonwealth Society met en avant une campagne centrée sur le problème du plastique dans les océans, visant à encourager la visibilité publique et l’engagement des communautés. Les Samoa se sont naturellement inscrites dans ce récit : le nettoyage du littoral à Apia avait une valeur à la fois symbolique et pratique, car il s’agit d’un espace à la fois public, touristique et écologiquement sensible.
C’est précisément pour cela que les organisateurs, dans plusieurs pays, utilisent le relais comme un « déclencheur » d’activités socialement utiles. Selon Commonwealth Sport, un format où chaque pays dispose de sa propre fenêtre temporelle permet d’organiser des thèmes pertinents localement, plutôt qu’un protocole unique dicté au centre. Les Samoa ont saisi cette possibilité pour mettre l’océan au premier plan – une ressource clé à la fois pour l’identité et l’économie.
Le rôle de la Samoa Tourism Authority et le message du tourisme responsable
Selon la publication officielle de la Samoa Tourism Authority, l’institution était partenaire de l’événement et a soutenu le programme avec un accent sur la présentation culturelle et la durabilité. Dans sa communication au public, la STA décrit le relais comme une opportunité de « global spotlight », c’est-à-dire un moment où l’on parle des Samoa à travers le prisme des valeurs, et pas seulement des motifs exotiques.
C’est un détail important pour comprendre la stratégie plus large : le tourisme dans le Pacifique s’appuie de plus en plus sur un récit de préservation de la nature, d’authenticité et d’inclusion des communautés locales, car ce sont précisément les éléments qui distinguent les destinations insulaires dans la concurrence mondiale. Dans la pratique, cela signifie que le « tourisme responsable » ne se mesure pas seulement au nombre d’arrivées, mais aussi à la manière dont sont gérés les déchets, l’énergie, les infrastructures et la pression sur le littoral.
L’événement à Apia a également eu un effet supplémentaire : il a réuni des acteurs qui, au quotidien, ne se croisent pas forcément sur un même projet – organisations sportives, administration publique, écoles et base de volontaires, ainsi qu’une partie du secteur touristique. Pour les visiteurs et les accompagnants se déplaçant entre les lieux d’activité,
l’hébergement près des sites du programme à Apia a aussi été important, rappelant que les grands événements, même courts, génèrent des besoins concrets et des micro-effets à court terme sur l’économie locale.
De la cérémonie à la communauté : comment le relais devient un « projet local »
Dans la conception classique, le relais est un événement protocolaire à hiérarchie claire : le bâton voyage, des invités l’accueillent, puis viennent le programme solennel, les messages et les photos. Mais le cadre Glasgow 2026 met fortement l’accent sur l’inclusion et la flexibilité. Glasgow 2026 souligne dans ses communications que le relais a été réimaginé et que l’un des objectifs est d’encourager l’appropriation locale du programme, tout en conservant la symbolique du message du roi.
Les Samoa ont transformé cela en contenu concret : des séquences culturelles présentant le patrimoine, des éléments sportifs s’appuyant sur l’idée de communauté, et une action environnementale comme « livraison » visible de la promesse. Selon le Samoa Observer, le programme combinait sport, culture et composante écologique, et un tel mélange crée plus facilement dans l’opinion le sentiment qu’il ne s’agit pas d’un projet international lointain, mais d’un événement qui a du sens dans chaque contexte local.
Glasgow 2026 : date, cadre et contexte plus large des Jeux
Les Commonwealth Games Glasgow 2026 auront lieu du 23 juillet au 2 août 2026, selon les informations des organisateurs et des partenaires impliqués dans la promotion de l’événement en Écosse. Ce cadre calendaire est également important pour le relais, car son point d’arrivée est traditionnellement lié à la cérémonie d’ouverture des Jeux.
En amont des Jeux, le relais sert de « prélude » reliant 74 pays et territoires, mais aussi de pont de communication : à travers le bâton, on parle des valeurs du Commonwealth, du sport comme outil de cohésion sociale, et de thèmes qui dépassent le sport – notamment l’environnement et la durabilité. Les Samoa se sont inscrites dans ce cadre en mettant en avant l’océan et le plastique, plaçant ainsi une préoccupation locale dans une histoire globale.
Pour une partie des suiveurs internationaux, des délégations sportives et des invités qui suivront durant l’année le voyage du bâton puis les Jeux à Glasgow, les Samoa se sont positionnées grâce à cet événement comme une destination qui veut marquer par le contenu, et pas seulement par un slogan. Dans ce contexte, il n’est pas surprenant que les plans de voyage recherchent de plus en plus des informations pratiques, de la logistique à
l’hébergement pour les visiteurs à Apia, surtout lorsque le programme se déroule sur plusieurs sites et dure plusieurs jours.
Réactions et attentes : ce que les Samoa gagnent, et ce qu’elles doivent prouver
Le principal gain de ce type d’événements est souvent réputationnel : un pays obtient une visibilité internationale, une occasion de récit positif et du contenu qui se diffuse via les canaux sportifs et touristiques. La Samoa Tourism Authority souligne précisément cet aspect – l’attention mondiale et la mise en avant de la singularité culturelle. Mais la réputation se construit sur la durée par la crédibilité : lorsqu’on parle de durabilité, le public attend de la continuité, pas seulement des actions ponctuelles.
Dans ce sens, le nettoyage du littoral à Apia a du poids, mais il fixe aussi des attentes. Si le public a l’impression qu’il s’agit d’une opération de relations publiques de courte durée, l’effet s’affaiblit. Si, au contraire, les actions se poursuivent via des programmes locaux, des écoles, des systèmes municipaux et des partenariats avec des associations, le relais peut constituer un point de départ vers un changement de comportement plus large. À ce stade, il n’est pas clair dans quelle mesure le programme se poursuivra via des politiques formelles, mais le fait même que le thème ait été mis en avant dans un événement international augmente la pression pour des résultats mesurables.
D’Apia au monde : la symbolique du bâton et l’impact réel sur l’océan
Lorsque le relais traverse de petits États insulaires, la symbolique est renforcée : des communautés géographiquement éloignées obtiennent une visibilité à l’égal des grands États. Commonwealth Sport souligne dans la description de la route que chaque membre dispose d’un espace pour son propre programme, ce qui est particulièrement important pour les Samoa, car leur voix dans les débats mondiaux ne se fait souvent entendre que lorsqu’elles parlent de changement climatique ou de catastrophes.
Ici, le message était différent : les Samoa sont apparues de manière proactive, par l’action et la présentation culturelle, en soulignant que la protection de l’environnement peut être liée au tourisme et à la communauté, et pas seulement à la crise. Sur le plan public, c’est un passage du rôle de « victime d’un Pacifique vulnérable » à celui d’un acteur proposant des solutions et des modèles de comportement.
Au final, le King’s Baton Relay à Apia a été un événement de courte durée, mais avec une résonance potentiellement durable : si des thèmes comme le plastique dans les océans continuent d’être traités comme une priorité après que les projecteurs se sont déplacés vers les prochaines destinations du relais, les Samoa peuvent capitaliser sur ce moment comme point de départ d’un positionnement social et touristique plus large – mesuré par des rivages plus propres, des communautés plus fortes et des récits plus crédibles sur la durabilité.
Sources :- Samoa Tourism Authority – publication officielle sur l’accueil du King’s Baton Relay et l’accent mis sur la durabilité (link)- Commonwealth Sport – route internationale et format du King’s Baton Relay pour Glasgow 2026 (link)- Glasgow 2026 – publication officielle sur le lancement du King’s Baton Relay (10 mars 2025) (link)- Royal Commonwealth Society – contexte du lancement du relais et campagnes axées sur le plastique dans les océans (link)- Samoa Observer – reportage sur le programme aux Samoa (26–30 janvier 2026) et le focus environnemental (link)- Visit Glasgow – dates confirmées des Commonwealth Games Glasgow 2026 (23 juillet – 2 août 2026) (link)
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