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L'IBU refuse de débattre du retour de la Russie, les biathlètes russes restent exclus à l'international

Découvrez pourquoi l'IBU ne rouvrira pas le débat sur le retour de la Russie lors du Congrès de Berchtesgaden, ce que la suspension implique pour les biathlètes russes et comment l'affaire devant le TAS, l'évolution du CIO et les choix d'autres fédérations peuvent peser sur la suite

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L'IBU refuse de débattre du retour de la Russie, les biathlètes restent exclus des compétitions internationales

L'Union internationale de biathlon (IBU) ne discutera pas, lors de son 17e Congrès ordinaire à Berchtesgaden, en Allemagne, du retour des biathlètes russes dans les compétitions internationales ni du rétablissement du statut de membre à part entière de l'Union russe de biathlon (RBU). Selon les informations publiées par la partie russe le 18 août, la RBU a demandé au Comité exécutif de l'IBU d'inscrire les deux questions à l'ordre du jour du Congrès, mais la demande n'a pas été acceptée. Le responsable du service de presse de la RBU Sergei Averyanov a indiqué que la réponse de l'IBU était restée la même qu'auparavant : selon la position de la fédération internationale, les conditions qui avaient conduit à la suspension des sportifs russes et de leur fédération nationale en 2022 n'ont toujours pas disparu. Le régime actuel reste donc inchangé : les biathlètes russes n'ont pas accès aux compétitions organisées sous l'égide de l'IBU, tandis que l'adhésion de la RBU reste suspendue. Le Congrès se tiendra du 17 au 20 septembre 2026 et sera également important en raison de l'élection de la nouvelle direction de la fédération.

Cette décision signifie qu'aucun vote formel sur un éventuel retour de la Russie n'aura lieu en septembre au sein de la plus haute instance dirigeante de l'IBU, même si le cadre sportif international plus large a commencé à évoluer au cours de l'année 2026. Le Comité international olympique (CIO) a provisoirement levé, le 7 juillet, la suspension du Comité olympique russe et annoncé que ses précédentes recommandations aux fédérations internationales visant à limiter la participation des sportifs russes n'étaient plus applicables. Toutefois, cette décision n'a pas automatiquement obligé les différentes fédérations internationales à modifier leurs propres règles ou à lever les mesures adoptées par leurs instances. L'IBU s'appuie précisément sur cette autonomie institutionnelle et sur ses propres règles pour maintenir le régime actuel. Pour les biathlètes russes, cela signifie que les changements au sein du mouvement olympique au sens large n'ont jusqu'à présent pas ouvert la voie vers la Coupe du monde, l'IBU Cup ou d'autres compétitions de la fédération internationale.

La suspension dure depuis 2022

Au début du mois de mars 2022, après le début de l'invasion russe de l'Ukraine, l'IBU a d'abord interdit aux sportifs et officiels russes et biélorusses de participer à ses événements internationaux. Le Comité exécutif de la fédération a ensuite suspendu, le 29 mars, les fédérations nationales de Russie et de Biélorussie, estimant que les obligations humanitaires découlant de la Constitution de l'IBU avaient été violées et que leur adhésion active serait incompatible avec les efforts de la fédération pour appliquer de manière crédible ses propres principes. Le Congrès de l'IBU à Salzbourg, en septembre 2022, a donné à ces mesures leur poids politique et statutaire définitif. Les délégués ont alors soutenu la prolongation de la suspension de la RBU et de la Fédération biélorusse de biathlon par 40 voix contre une, tandis qu'une décision distincte interdisant la participation des sportifs et des officiels a été adoptée par 39 voix contre deux. L'IBU a toutefois laissé au Comité exécutif le pouvoir de suivre l'évolution des circonstances et, s'il estime que les conditions sont remplies, de lever provisoirement la suspension avant la prochaine décision du Congrès.

Dans son explication officielle de 2022, l'IBU a cité parmi les conditions nécessaires à une modification du statut l'obligation pour les fédérations nationales de démontrer clairement leur attachement à l'objectif et aux principes de l'IBU. Parmi les exemples d'un tel comportement, la fédération a mentionné une prise de distance claire vis-à-vis de la guerre en Ukraine ainsi que la garantie que leurs officiels et sportifs ne sont pas activement impliqués dans les forces armées russes et ne participent pas à l'effort de guerre. Selon les informations relatives aux échanges les plus récents entre la RBU et l'IBU, la fédération internationale invoque aujourd'hui de nouveau le non-respect des conditions établies par cette décision. C'est pourquoi la question n'a pas été soumise aux délégués sous la forme d'une nouvelle proposition devant faire l'objet d'un débat et d'un vote. En pratique, le cadre juridique établi en 2022 reste en vigueur sans nouvelle décision du Congrès.

Pourquoi le statut neutre en biathlon n'est pas une solution simple

L'une des principales différences entre le biathlon et certains autres sports internationaux réside dans la manière dont sont organisées les règles de participation. En décembre 2025, après avoir été informée d'une procédure d'arbitrage devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), l'IBU a de nouveau souligné que sa Constitution ainsi que ses règles relatives aux événements et aux compétitions ne prévoyaient aucune voie permettant aux sportifs de participer sous un statut individuel neutre. Il s'agit d'un obstacle juridique et organisationnel important, car le simple fait d'autoriser des concurrents neutres nécessiterait une modification du cadre réglementaire existant ou une interprétation différente des règles. L'IBU a appliqué la même position pendant la période de qualification pour les Jeux olympiques d'hiver Milano Cortina 2026, durant laquelle seuls les sportifs éligibles aux compétitions de l'IBU et participant par l'intermédiaire de la fédération nationale appropriée pouvaient obtenir le droit de participer au biathlon. La RBU étant suspendue, les biathlètes russes ne disposaient pas de la voie de qualification habituelle par la Coupe du monde et l'IBU Cup.

Un tel modèle diffère, par exemple, de l'approche de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS). À la suite des décisions du TAS à la fin de 2025, la FIS a dû permettre aux sportifs russes et biélorusses remplissant les critères de participer en tant qu'athlètes individuels neutres. Dans ces affaires, le TAS a conclu qu'une interdiction totale fondée sur la nationalité n'était pas suffisamment justifiée au regard des règles statutaires de la FIS, et la fédération a donc mis en place une procédure de vérification de la neutralité. L'Union internationale de patinage (ISU) est allée plus loin en juin 2026 et a décidé d'autoriser de nouveau les patineurs russes et biélorusses à participer aux compétitions internationales au cours de la saison 2026/2027 sous statut neutre, sans drapeaux, hymnes ni symboles nationaux. Ces exemples montrent que les fédérations sportives suivent actuellement des trajectoires juridiques et politiques différentes, en fonction de leurs propres statuts, des décisions de leurs organes dirigeants et d'éventuelles décisions des institutions arbitrales.

La partie russe porte le litige devant le TAS

La RBU tente également de faire évoluer la situation par la voie juridique. Le 11 décembre 2025, l'IBU a officiellement confirmé avoir été informée par le TAS d'une demande d'arbitrage déposée par l'Union russe de biathlon, le Comité paralympique russe ainsi que huit biathlètes et para-biathlètes russes. La fédération internationale avait alors déclaré qu'elle maintenait la décision de son Congrès, qu'elle estimait que la suspension avait été adoptée sur de solides bases juridiques et qu'elle coopérerait pleinement avec le tribunal arbitral. La RBU, de son côté, affirme que l'interdiction constitue une discrimination fondée sur la nationalité et que le TAS devrait évaluer sa conformité avec les principes fondamentaux du mouvement olympique. Selon les informations publiquement disponibles au 23 août 2026, aucune décision définitive n'a encore été publiée dans ce litige.

Dans sa déclaration la plus récente, Sergei Averyanov affirme que la partie russe attend une décision arbitrale précisément sur la question de l'effet discriminatoire de l'interdiction et de sa conformité avec la Charte olympique. Cette affirmation représente l'argument de la RBU dans la procédure et ne doit pas être assimilée à une conclusion juridique déjà établie. L'IBU, au contraire, a souligné dans ses publications officielles que son action se fondait sur les décisions du Congrès, la sécurité des participants, l'intégrité des compétitions et les règles applicables à l'adhésion des fédérations nationales. L'issue de la procédure devant le TAS pourrait donc être plus importante que la session du Congrès de septembre elle-même pour les perspectives à court terme des biathlètes russes. Si le tribunal arbitral accepte les principaux arguments de la partie russe, l'IBU pourrait être confrontée à la nécessité d'adapter ses règles ou de réexaminer l'interdiction ; s'il les rejette, le cadre actuel recevrait une confirmation juridique supplémentaire.

Le changement de cap du CIO ne s'impose pas automatiquement à l'IBU

Le changement de position du Comité international olympique exerce une pression supplémentaire sur la politique actuelle de l'IBU. Le 7 juillet 2026, le CIO a provisoirement levé la suspension du Comité olympique russe, en vigueur depuis octobre 2023, après avoir estimé que le ROC ne comptait plus parmi ses membres des organisations sportives régionales provenant de territoires relevant de la juridiction du Comité olympique ukrainien. Dans le même temps, le CIO a annoncé que les conditions précédemment recommandées pour la participation des sportifs et des équipes russes n'étaient plus applicables. Les fédérations internationales conservent néanmoins leur compétence concernant les règles de leurs propres compétitions, les systèmes de qualification, les relations statutaires avec leurs membres et les évaluations de sécurité. C'est pourquoi la décision du CIO ne lève pas, à elle seule, la suspension votée par le Congrès de l'IBU.

Les différences entre les fédérations sont déjà visibles. L'ISU a ouvert la porte aux sportifs russes et biélorusses neutres pour la saison 2026/2027, tandis que la FIS a instauré son modèle neutre à la suite d'une décision du TAS. D'autres organismes sportifs, en revanche, ont conservé des mesures plus strictes ou les lèvent progressivement. Cette fragmentation montre que le sport international ne revient pas du jour au lendemain à un modèle unique. Pour le biathlon, il est particulièrement important que l'IBU ne doive pas seulement prendre une décision politique : si elle souhaitait instaurer un statut neutre, elle devrait également régler les questions liées à ses propres règles de compétition, au statut des fédérations suspendues, à l'attribution des points, aux inscriptions et aux critères d'éligibilité.

Le Congrès de Berchtesgaden entraînera un important changement de direction

Bien que le retour de la Russie ne figure pas à l'ordre du jour, le Congrès de septembre sera l'un des événements de gouvernance les plus importants de l'IBU de ces dernières années. Selon l'annonce officielle de la fédération, le 17e Congrès ordinaire se tiendra du 17 au 20 septembre 2026 à Berchtesgaden, et les délégués éliront le président, le vice-président, le trésorier, les membres du Comité exécutif et les membres du Comité technique. Le Slovène Tim Farčnik est le seul candidat à la présidence de l'IBU. Le président actuel, le Suédois Olle Dahlin, quitte ses fonctions après avoir atteint le nombre maximal de mandats autorisés : trois mandats de quatre ans au Comité exécutif et deux mandats de quatre ans à la tête de la fédération. La Suédoise Sofia Domeij est candidate au poste de vice-présidente sans adversaire, tandis que l'Autrichien Christian Scherer est le seul candidat à un nouveau mandat de trésorier.

Le changement de président signifie que le débat sur les relations à long terme avec les membres suspendus passera très rapidement également à la nouvelle direction. Même si le Congrès de septembre n'abordera pas la question de la Russie comme un point distinct de l'ordre du jour, le Comité exécutif conserve, conformément à la décision antérieure, la mission de suivre le respect des conditions liées à la suspension. Le futur président et la nouvelle composition du comité hériteront donc d'un dossier ayant simultanément une importance sportive, juridique et géopolitique. En outre, le Congrès statuera sur d'autres questions importantes, notamment le choix de la ville hôte des Championnats du monde 2031, pour lesquels Kontiolahti en Finlande et Östersund en Suède ont présenté leur candidature. Berchtesgaden sera ainsi le lieu de décisions majeures pour l'avenir du biathlon, même sans débat formel sur le retour des concurrents russes.

Ce que la décision signifie pour les biathlètes russes

La conséquence la plus directe de la position actuelle de l'IBU est la poursuite de l'absence, depuis plusieurs années, des sportifs russes du système international du biathlon. Sans modification du statut de la RBU, changement des règles ou décision du TAS exigeant une approche différente, il n'existe aucun mécanisme clair permettant aux biathlètes russes de revenir à court terme dans les compétitions de l'IBU. Cela ne signifie pas que la question soit définitivement close : la décision de 2022 prévoyait elle-même la possibilité pour le Comité exécutif d'évaluer l'évolution des circonstances et de réagir s'il estimait que les conditions étaient remplies. Toutefois, le refus d'inscrire le sujet à l'ordre du jour du Congrès de septembre montre que l'IBU ne considère actuellement pas que le moment d'un tel changement soit venu. La partie russe accorde donc une importance croissante à la procédure arbitrale et aux changements plus larges de politique au sein du mouvement olympique.

Pour le biathlon international, ce litige reste un test des rapports entre l'autonomie des fédérations sportives, le principe de non-discrimination et le droit des organes dirigeants à introduire des mesures qu'ils jugent nécessaires pour la sécurité et l'intégrité des compétitions. Les décisions de la FIS, de l'ISU et du CIO créent un contexte différent de celui de 2022, mais elles ne produisent pas automatiquement le même résultat juridique dans chaque sport. Pour l'instant, l'IBU reste parmi les fédérations qui maintiennent l'interdiction et n'ouvrent aucune voie neutre permettant le retour des sportifs russes. Tant que le TAS n'aura pas rendu sa décision ou que l'IBU elle-même n'aura pas modifié ses règles et sa position politique, les biathlètes russes resteront exclus des compétitions internationales organisées sous son égide.

Sources :
- Kommersant – rapport du 18 août 2026 sur la demande de la RBU visant à inscrire le retour des sportifs et le statut de la fédération à l'ordre du jour du Congrès, ainsi que sur la réponse de l'IBU (lien)
- International Biathlon Union – informations officielles sur le 17e Congrès ordinaire de l'IBU à Berchtesgaden et les échéances pour 2026 (lien)
- International Biathlon Union – décisions du Congrès de 2022 sur le maintien de la suspension de la Russie et de la Biélorussie ainsi que sur l'interdiction de participation de leurs sportifs et officiels (lien)
- International Biathlon Union – confirmation de la demande d'arbitrage de la RBU, du Comité paralympique russe et de huit sportifs devant le TAS en décembre 2025 (lien)
- International Biathlon Union – liste des candidats confirmés aux élections de 2026 et confirmation du départ du président Olle Dahlin (lien)
- International Skating Union – décision du 30 juin 2026 concernant le retour des patineurs russes et biélorusses sous statut neutre pendant la saison 2026/2027 (lien)
- International Ski and Snowboard Federation – mise en œuvre de la décision du TAS concernant la participation des sportifs russes et biélorusses en tant qu'athlètes individuels neutres (lien)
- Comité international olympique – levée provisoire de la suspension du Comité olympique russe et fin de l'application des restrictions précédemment recommandées aux sportifs russes le 7 juillet 2026 (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

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