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La Concacaf et l'UEFA accentuent la pression sur Infantino après le retrait du projet de 20 milliards de dollars

Découvrez pourquoi la Concacaf et l'UEFA disent avoir perdu confiance en Gianni Infantino après le retrait d'un projet d'investissement de 20 milliards de dollars. Retrouvez les principales accusations sur la gouvernance de la FIFA, les demandes d'audit complet et les conséquences possibles pour l'élection présidentielle de 2027

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La Concacaf accuse Infantino d'une grave défaillance de gouvernance et réclame un examen approfondi de la direction de la FIFA

Après le retrait du projet FIFA Forward Enterprise, la Concacaf a formulé l'une des critiques publiques les plus sévères à l'encontre du président de la FIFA, Gianni Infantino, depuis qu'il a pris la tête de l'organisation mondiale du football en 2016. La Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, qui réunit 41 fédérations nationales, a estimé que le projet de création d'une nouvelle société commerciale et d'implication d'investisseurs privés avait progressé en dehors des mécanismes de gouvernance établis, sans la transparence, les consultations et la procédure réglementaire nécessaires. Dans un communiqué publié le 1er août 2026, la Concacaf a déclaré qu'un projet d'une telle ampleur n'avait pas pu atteindre sa phase finale par hasard et que les événements révélaient un problème plus large dans la manière dont la FIFA était dirigée. La confédération a donc réclamé un examen complet de la responsabilité, des processus de gouvernance et de la présidence elle-même, annonçant que ses représentants soulèveraient ces questions au sein du Conseil de la FIFA et des autres organes prévus par les Statuts. Dans le même temps, l'UEFA a déclaré que la direction actuelle de la FIFA avait perdu sa confiance et qu'aucune possibilité ne devait être exclue à l'avance lors de la détermination des prochaines étapes.

Le conflit a éclaté à propos de la proposition de créer, dans le cadre de la FIFA, FIFA Forward Enterprise, abrégée FFE, une société qui regrouperait les droits commerciaux et la gestion opérationnelle des compétitions appartenant à la FIFA. Selon la présentation officielle de l'organisation mondiale, la nouvelle entreprise devait couvrir les droits de télévision et de parrainage, les licences, la vente de billets, les programmes d'hospitalité ainsi que les tâches organisationnelles liées aux Coupes du monde et aux autres tournois de la FIFA. Le plan prévoyait de lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars américains grâce à la vente de participations minoritaires sans pouvoir de contrôle, avec une valorisation initiale de l'entreprise fixée à 20 milliards de dollars. La FIFA affirmait qu'elle conserverait un contrôle total sur les règles du football, le calendrier, les compétitions et toutes les décisions réglementaires. Les opposants n'ont toutefois pas accepté l'assurance selon laquelle le maintien formel du contrôle constituerait une garantie suffisante que les capitaux privés n'influenceraient pas, à long terme, les priorités des compétitions de football les plus importantes au monde.

Le projet de 20 milliards de dollars retiré après seulement quelques jours

La FIFA a présenté publiquement la proposition le 28 juillet 2026, affirmant que FFE permettrait une forte augmentation des investissements dans le développement du football. Selon le communiqué publié alors par l'organisation, chacun des 211 membres aurait pu recevoir 20 millions de dollars par l'intermédiaire du programme FIFA Forward entre 2027 et 2030, au lieu des huit millions précédemment prévus, tandis qu'un programme distinct, FIFA Fast Forward, envisageait la possibilité de verser 20 millions de dollars supplémentaires pour des projets spéciaux. La FIFA estimait que le financement total du développement sur plusieurs cycles pourrait dépasser dix milliards de dollars. Infantino présentait le projet comme une occasion de construire des stades et des centres d'entraînement, d'améliorer les infrastructures, de développer le football féminin et de créer davantage de possibilités pour les jeunes joueurs. L'organisation soulignait également que la proposition ne serait pas mise en œuvre sans le soutien de la majorité des fédérations nationales et l'approbation du Conseil de la FIFA.

Cette explication n'a pas rassuré les confédérations. Dès le 29 juillet, la Concacaf a annoncé avoir appris les détails par des articles de presse et par un communiqué ultérieur de la FIFA, ce qu'elle a décrit comme une source de profonde préoccupation. Un jour plus tard, les présidents de ses 41 fédérations, ainsi que la direction de la confédération et les membres du Conseil de la FIFA issus de cette région, ont rejeté la proposition. Dans une déclaration commune, ils ont dénoncé l'absence de procédure régulière, un délai de décision artificiellement raccourci et le fait que les organes de gouvernance compétents n'avaient préalablement effectué aucun examen ni donné leur approbation. Ils ont également demandé pourquoi des capitaux privés étaient nécessaires après une Coupe du monde exceptionnellement réussie sur le plan financier et à un moment où la FIFA disposait d'importantes réserves.

La pression s'est rapidement étendue au-delà de la Concacaf. Les 55 fédérations nationales de l'UEFA ont rejeté le projet à l'unanimité, tandis que la Confédération asiatique de football a averti que les décisions susceptibles d'avoir des conséquences à long terme devaient être préparées au moyen de consultations menées en temps utile, transparentes et substantielles. Selon un rapport de l'Associated Press, les fédérations européennes étaient prêtes à boycotter les compétitions de la FIFA si le plan était poursuivi, ce qui menaçait également sa viabilité commerciale. De graves fissures sont apparues au sein même de la FIFA : le conseiller principal d'Infantino, Carlos Cordeiro, a démissionné, tandis que le directeur des opérations Kevin Lamour a affirmé publiquement qu'il s'agissait du projet d'une seule personne et a appelé les dirigeants du football à prendre les décisions appropriées. Dans ces circonstances, la FIFA a annoncé le 31 juillet que le projet n'irait pas plus loin.

Dans une déclaration officielle, Infantino a indiqué que l'objectif était de renforcer les fédérations nationales et le développement du football, en particulier dans les pays où l'aide était la plus nécessaire. Il a ajouté qu'après examen de tous les points de vue, il était devenu évident que la proposition avait provoqué des divisions qui ne servaient plus l'objectif initial. Il a annoncé un nouveau rassemblement des parties intéressées et la poursuite des discussions sur la croissance du football dans le monde entier. Cette décision a arrêté le projet, mais elle n'a pas mis fin à la crise politique, car l'UEFA et la Concacaf ont immédiatement déclaré que le simple retrait du plan ne suffisait pas et qu'il fallait déterminer comment la proposition avait pu progresser aussi loin.

La Concacaf exige des responsabilités, et pas seulement le retrait de la proposition

Dans un deuxième communiqué, publié après l'abandon du projet par la FIFA, la Concacaf a salué le retrait de FFE, mais a souligné que les événements avaient révélé un problème qui ne pouvait plus être ignoré. La confédération a affirmé que l'avenir de la Coupe du monde, qu'elle décrit comme le plus grand actif du football mondial, avait été examiné en dehors du cadre de gouvernance établi. Selon son évaluation, il s'agissait d'un acte de gouvernance unilatéral et extrêmement mauvais, s'inscrivant dans un schéma d'erreurs antérieures. La Concacaf a également insisté sur le fait que la FIFA n'était pas une entreprise privée, mais une institution confiée à des dirigeants pour être gérée dans l'intérêt du football et de ses membres, raison pour laquelle la responsabilité des personnes occupant les postes les plus élevés ne pouvait pas être facultative.

L'annonce selon laquelle les membres du Conseil de la FIFA issus de la Concacaf agiraient directement et par l'intermédiaire de cet organe afin que les questions de gouvernance, de responsabilité et de direction soient examinées conformément aux Statuts de la FIFA revêt une importance particulière. Le Conseil est le principal organe décisionnel entre les sessions du Congrès et compte 37 membres, dont le président, huit vice-présidents et 28 autres représentants. Dans son communiqué, la Concacaf n'a pas décrit de mesure institutionnelle prédéterminée ni formulé de demande précise de destitution, mais en évoquant un « règlement de comptes complet avec cette présidence », elle a clairement fait savoir qu'elle attendait bien davantage qu'une analyse technique d'un projet commercial ayant échoué. La confédération a également annoncé qu'elle chercherait un moyen de distribuer une partie des réserves de la FIFA à ses membres par l'intermédiaire du programme FIFA Forward existant, sans vendre de participations à des investisseurs privés.

Cette position relie la question de la gouvernance au débat sur la répartition de l'argent. L'UEFA affirme que la FIFA dispose de réserves supérieures à cinq milliards de dollars et qu'il n'est pas nécessaire de financer les sommes destinées au développement en vendant une partie de la structure commerciale. La confédération européenne a annoncé qu'elle collaborerait avec ses partenaires à un nouveau modèle de répartition par l'intermédiaire du programme FIFA Forward déjà existant. La Concacaf a avancé une idée similaire, demandant que les capitaux disponibles soient utilisés pour développer le football au sein de ses fédérations membres, mais sans créer d'engagements à long terme envers des investisseurs extérieurs. Le différend ne porte donc plus seulement sur la question de savoir qui connaissait FFE et à quel moment, mais aussi sur la question fondamentale de savoir si la FIFA doit financer le développement à partir de ses propres revenus et réserves ou ouvrir partiellement ses droits commerciaux aux capitaux privés.

L'UEFA annonce avoir perdu confiance dans la direction actuelle

Le 1er août, l'UEFA a salué l'abandon de la vente de participations dans les compétitions de la FIFA, mais a déclaré que la confiance dans la direction actuelle avait été gravement ébranlée. Dans un communiqué officiel, elle a affirmé que le football mondial ne pouvait pas être dirigé au moyen de plans secrets, de délais accélérés et d'un cercle obscur de personnes impliquées dans leur préparation. Elle a demandé l'identification des responsables et un examen approfondi de la manière dont toute l'affaire avait vu le jour, ajoutant qu'aucune possibilité ne devait être exclue de cet examen. L'UEFA a déclaré que la direction actuelle de la FIFA avait perdu non seulement la confiance de la confédération européenne, mais également celle de nombreux autres membres de la communauté internationale du football.

L'organisation européenne a notamment rappelé les promesses faites par Infantino en 2016, lorsque, pendant sa campagne présidentielle, il parlait de transparence et soulignait que l'argent de la FIFA appartenait aux fédérations nationales. L'UEFA affirme désormais que ces promesses n'ont pas été tenues. Elle a décrit le projet comme un accord opaque préparé à huis clos et a déclaré que son retrait constituait une victoire pour le football, mais pas la fin de l'histoire. Selon elle, la prochaine tâche consiste à rétablir la confiance dans la FIFA et à créer des mécanismes qui empêcheront la répétition d'une procédure similaire.

Les critiques sont également venues de certaines fédérations nationales. Reuters a rapporté que la fédération néerlandaise avait évoqué une atteinte fondamentale à la confiance, tandis que le président de la Fédération allemande de football, Bernd Neuendorf, avait accusé Infantino d'agir de manière unilatérale et opaque. Le président de la Liga espagnole, Javier Tebas, est allé plus loin en réclamant la démission d'Infantino, affirmant que le problème ne résidait pas seulement dans une proposition, mais dans un modèle de gouvernance qui concentre le pouvoir et affaiblit les mécanismes de contrôle. D'autre part, le soutien au président de la FIFA n'a pas complètement disparu : selon Reuters, des responsables du Qatar et du Maroc ont salué le retrait du projet, mais ont de nouveau exprimé leur soutien à Infantino. Il n'est donc pas encore possible de déterminer dans quelle mesure les critiques des confédérations pourront se transformer en la majorité nécessaire à un changement politique.

La crise survient à l'approche de l'élection présidentielle de 2027

Le moment où le conflit a éclaté est particulièrement sensible, car la FIFA se prépare à une élection présidentielle. Lors du Congrès de Vancouver, le 30 avril 2026, Infantino a officiellement annoncé sa candidature à un nouveau mandat. L'élection se tiendra le 18 mars 2027 lors du 77e Congrès de la FIFA à Rabat, et la date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre 2026, exactement quatre mois avant le vote. Chacun des 211 membres de la FIFA dispose d'une voix et, en présence de plusieurs candidats, il faudrait au moins 106 voix pour obtenir la majorité. Après sa première élection en 2016, Infantino a été réélu sans adversaire en 2019 et en 2023, de sorte qu'un nouveau mandat était encore récemment considéré comme très probable.

Pour la première fois à l'approche de l'échéance des candidatures, la crise actuelle soulève la question de savoir si un adversaire crédible va se présenter. La Concacaf n'a pas annoncé que son président Victor Montagliani ou tout autre dirigeant avait l'intention d'entrer dans la course, de sorte que ces possibilités restent pour l'instant des hypothèses politiques et non des candidatures officielles. Toutefois, l'opposition publique de la Concacaf et de l'UEFA modifie l'équilibre, car les deux confédérations regroupent ensemble un grand nombre de fédérations et de marchés influents. Le fait que la confédération asiatique, qui avait auparavant souvent soutenu les initiatives d'Infantino, se soit également jointe aux critiques leur confère un poids supplémentaire. Si la confiance n'est pas rétablie avant novembre, la procédure de dépôt des candidatures pourrait devenir le premier indicateur concret de l'ampleur de la révolte au sein de la FIFA.

Dans le même temps, rien ne garantit que les fédérations voteront comme des blocs continentaux unifiés. Les fédérations nationales ont leurs propres intérêts, leurs besoins de développement et leurs relations avec la direction de la FIFA, tandis que les fonds promis dans le cadre du programme Forward constituent traditionnellement une partie importante de la politique mondiale du football. Infantino pourra mettre en avant la croissance des revenus et l'augmentation des investissements pendant son mandat, tandis que ses adversaires insisteront sur le processus décisionnel, la concentration du pouvoir et l'absence de contrôle. C'est précisément pour cette raison que le débat sur la manière de financer le développement du football sera probablement aussi important que le conflit personnel entourant le président. Les promesses financières ne pourront plus être dissociées des questions de savoir qui prend les décisions, sous quel contrôle et après quelles consultations.

Ce qui suit le retrait de FIFA Forward Enterprise

Dans l'immédiat, un débat institutionnel au sein du Conseil de la FIFA, des discussions entre les confédérations et des pressions en faveur de la publication d'informations supplémentaires sur la préparation de FFE sont attendus. Les principales questions concernent l'identité et le rôle des conseillers et des investisseurs potentiels, le processus d'approbation du projet, les analyses juridiques et financières qui l'ont précédé ainsi que les raisons pour lesquelles les confédérations affirment ne pas avoir été associées en temps utile. Avant le retrait, la FIFA soutenait qu'il ne s'agissait que du début d'un processus de consultation et que les articles de presse avaient perturbé le déroulement prévu des discussions. La Concacaf et l'UEFA estiment au contraire que le niveau de détail et les délais proposés démontrent que le projet n'était pas une simple idée préliminaire.

La question du développement du football après l'échec du plan sera tout aussi importante. La FIFA présentait FFE comme un moyen d'augmenter considérablement les fonds destinés aux infrastructures, aux équipes nationales, au football féminin et aux programmes pour les jeunes. Les opposants au projet doivent désormais démontrer qu'un niveau de soutien comparable peut être assuré grâce aux réserves, aux revenus réguliers et à un modèle modifié du programme FIFA Forward. L'UEFA et la Concacaf ont déjà annoncé qu'elles travailleraient sur une telle approche, mais les montants, les critères et les délais précis n'ont pas encore été convenus. Le futur modèle devra répondre simultanément aux demandes d'investissements supplémentaires formulées par les fédérations les plus pauvres et aux exigences d'un contrôle plus strict de l'utilisation de l'argent commun.

Le retrait de FFE a supprimé la possibilité immédiate de vendre une participation minoritaire, mais il a ouvert un conflit plus large sur la légitimité et les limites du pouvoir présidentiel au sein de la FIFA. Dans son communiqué, la Concacaf a déclaré que la responsabilité devait englober les personnes, les processus et la direction, tandis que l'UEFA réclame une réforme approfondie et le rétablissement de la confiance. Infantino reste en fonction et poursuit les préparatifs de l'élection de 2027, mais la période durant laquelle sa réélection semblait presque n'être qu'une formalité est désormais terminée. Les prochains mois montreront si la révolte débouchera sur des règles plus strictes et un nouveau modèle de répartition des fonds ou si elle se transformera en une lutte ouverte pour la direction du football mondial.

Sources :
- Concacaf – communiqué sur le retrait du projet FIFA Forward Enterprise et la demande d'examen de la gouvernance, de la responsabilité et de la direction (lien)
- UEFA – communiqué officiel sur la perte de confiance dans la direction actuelle de la FIFA et l'annonce d'un examen approfondi (lien)
- FIFA – déclaration de Gianni Infantino sur le retrait de la proposition après les divisions provoquées par le projet (lien)
- FIFA – présentation officielle de la structure financière et organisationnelle de la proposition FIFA Forward Enterprise (lien)
- Associated Press – rapport sur les réactions des confédérations, l'opposition interne au sein de la FIFA et le calendrier électoral de 2027 (lien)
- Reuters – aperçu des réactions politiques, des soutiens et des critiques après le retrait du projet (lien)
- FIFA – confirmation de la date et du lieu du 77e Congrès de la FIFA ainsi que de l'élection présidentielle à Rabat le 18 mars 2027 (lien)

Remarque: Des outils d'intelligence artificielle ont été utilisés lors de la préparation de ce contenu. Le contenu a été révisé par la rédaction avant publication.

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